La rentrée en poche

  • « Comme on se souvient d'un chien perdu, c'est ainsi qu'il pense à la littérature. Il cherche à se convaincre qu'il en est débarrassé, que la vie sans elle serait plus douce et plus facile ; qu'il pourrait tout bonnement la remplacer, cette habitude tyrannique, par une autre moins exigeante, un passe-temps, comme il convient à ceux qui n'attendent plus rien du temps sinon qu'il passe. » En 1875, miné par des problèmes de santé et d'argent, Flaubert se considère fini. Espérant reprendre goût à la vie, il se rend à Concarneau pour passer l'automne auprès de l'un de ses amis savants. Les bains de mer et les nouvelles, les promenades sur la côte et les rencontres se succèdent, en vain. Un jour pourtant, dans sa petite chambre d'hôtel, l'envie de l'écriture le saisit. En est-il encore capable ?

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  • Faire mouche

    Vincent Almendros

    À défaut de pouvoir se détériorer, mes rapports s'étaient considérablement distendus avec ma famille.
    Or, cet été-là, ma cousine se mariait. J'allais donc revenir à Saint-Fourneau. Et les revoir. Tous.
    Enfin, ceux qui restaient.
    Mais soyons honnête, le problème n'était pas là.

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  • Sur les bancs de Cambridge, dans les années 1920, le jeune Maurice Hall rencontre l'élégant et intellectuel Clive Durham. Bientôt, l'amitié entre les deux jeunes gens va se transformer en un amour platonique mais sincère, qui durera plusieurs années. Lorsque Clive décide de se marier avec une jeune femme de la bonne société, Maurice tente de combler le vide de son existence en donnant des leçons de boxe et en cherchant à « guérir ». Mais c'est lorsque l'amour se présentera de nouveau à lui qu'il parviendra, défiant la société puritaine de l'époque et acceptant enfin qui il est, à accéder à la véritable liberté.
    Publié en 1970, Maurice est un roman posthume en grande partie autobiographique. Cette histoire magnifique et poignante d'une quête de soi a été adaptée au cinéma par James Ivory en 1987, avec James Wilby et Hugh Grant dans les rôles-titres.

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  • Proust dans cette correspondance avec Anne de Noailles analyse sans complaisance les moeurs et les secrets d'une société cruellement mise à nue, qu'il pare simultanément pourtant d'une beauté et d'une poésie fabuleuses.

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  • Septembre 2015. Lincoln s'apprête à vendre sa maison de Martha's Vineyard, et invite sur l'île, pour un dernier week-end, ses amis de fac, Teddy et Mickey. Ces trois hommes ne pourraient être plus différents, entre Lincoln, le « beau gosse » devenu agent immobilier et père de famille, Teddy, l'éditeur universitaire célibataire et angoissé, et Mickey, forte tête et rockeur invétéré, et pourtant, ils partagent une vie de souvenirs.
    Parmi ces souvenirs, celui de Jacy, mystérieusement disparue il y a plus de trente ans, et dont ils étaient tous amoureux. Qu'est-il advenu d'elle ? Lequel avait sa préférence ? Les trois hommes vont rouvrir ensemble ce dossier « classé », et alors que par bribes la vérité émerge, ils vont devoir reconsidérer tout ce qu'ils croyaient savoir les uns des autres...

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  • La Source de l'amour-propre réunit une quarantaine de textes écrits par Toni Morrison au cours des dernières décennies et qui, chacun à sa façon, attestent de sa généreuse intelligence. Elle s'implique, débat, ou analyse des thèmes aussi variés que le rôle de l'artiste dans la société, la question de l'imagination en littérature, la présence des Afro-Américains dans la culture américaine ou encore les pouvoirs du langage. On retrouve dans ces essais ce qui fait également la puissance de ses romans : l'examen des dynamiques raciales et sociales, sa grande empathie, et son pragmatisme politique. Toni Morrison s'interroge : « Comment faire en sorte que personne ne soit plus perçu comme un étranger en son propre pays ? ». Elle s'emploie, pour répondre à cette question, à rendre hommage à ses prédécesseurs : James Baldwin, Martin Luther King, ou plusieurs peintres noirs qui, tous, ont théorisé ou incarnés les tiraillements identitaires de l'Amérique.

    La Source de l'amour-propre est à la fois une porte d'entrée dans l'oeuvre de Toni Morrison et une somme où se donne à lire l'acuité combative de son autrice. C'est aussi, dans un style dont la vigueur ne cesse de nous éblouir, un puissant appel à l'action, au rêve, à l'espoir.

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  • Propriété privée

    Julia Deck

    Il était temps de devenir propriétaires. Soucieux de notre empreinte environnementale, nous voulions une construction peu énergivore, bâtie en matériaux durables. Aux confins de la ville se tramaient des écoquartiers. Notre choix s'est porté sur une petite commune en plein essor. Nous étions sûrs de réaliser un bon investissement.
    Plusieurs mois avant de déménager, nous avons mesuré nos meubles, découpé des bouts de papier pour les représenter à l'échelle. Sur la table de la cuisine, nous déroulions les plans des architectes, et nous jouions à déplacer la bibliothèque, le canapé, à la recherche des emplacements les plus astucieux. Nous étions impatients de vivre enfin chez nous.
    Et peut-être aurions-nous réalisé notre rêve si, une semaine après notre installation, les Lecoq n'avaient emménagé de l'autre côté du mur.

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  • Petit éloge de la poésie Nouv.

    «Je ferai, oui, l'éloge de la poésie. Sans restrictions. Sans états d'âme. Parce que la poésie n'est justement pas le lieu de la demi-mesure. Je le ferai d'une voix pleine, vive s'il le faut. Parce qu'on ne peut admettre plus longtemps, n'est-ce pas, que les poètes, malgré les révérences qu'on leur fait de loin en loin pour se disculper de la désinvolture et de l'indifférence avec lesquelles on les traite ordinairement, soient renvoyés à leur étrange petit commerce particulier qui n'aurait rien à voir avec les affaires du monde. Je veux faire l'éloge de la poésie pour tous, non pas, voyez-vous, comme un agrément, un ornement de l'existence ou le partage de je ne sais quelle distinction supérieure:comme une nécessité vitale.»

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  • La mer à l'envers

    Marie Darrieussecq

    « Elle a peur qu'il lui demande des choses qu'elle ne pourrait pas. Des promesses. De l'argent. D'interminables engagements. Un peu d'argent, ça irait. Mais plus d'argent ? Ou quoi d'autre ? Il appelle pour demander quelque chose. Obligé. Pas pour faire la conversation. » Rose part en croisière avec ses enfants. Elle rencontre Younès qui faisait naufrage, et lui offre le téléphone de son fils. Rose est héroïque, mais seulement par moments.

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  • Barbara est une jeune préfète pleine d'enthousiasme et de bonne volonté. Appréciée de toutes et tous, elle a redonné vie à un département oublié : la Douvre. Jalouse de sa popularité, l'élite politique parisienne obtient sa placardisation. La jeune femme décide alors de se lancer dans l'élection présidentielle, portée par la ferveur populaire. Ce qu'elle ne sait pas c'est qu'au même moment, une autre personne, Claude, le commandeur, a eu exactement la même idée...

  • Petit éloge de l'embrassement Nouv.

    «Lorsque dans la milonga (ainsi nomme-t-on le bal de tango) les danseurs se rejoignent sur le parquet, leurs bras se lèvent doucement et ils s'enlacent - ils se prennent dans les bras, ils s'embrassent, étymologiquement. D'où le terme argentin, adopté par les Français:l'abrazo. La main gauche de la femme se place sur le haut du bras de l'homme ou sur son omoplate, ou bien encore passe par-dessus son épaule, tandis que celui-ci, glissant sa main droite par en dessous, la pose sur le dos de sa partenaire. De l'autre côté, leurs mains se tiennent en l'air, paume contre paume. Dès qu'on entre dans l'abrazo, on devine, à son corps, sa tenue, sa prise, on devine quelque chose de son partenaire.»Dans ce texte sensuel, Belinda Cannone déploie, à partir de la danse, une superbe poétique du lien et de la relation. Une poétique qu'elle condense en un mot aux mille échos:l'embrassement.

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  • La chambre des dupes

    Camille Pascal

    • Pocket
    • 19 Août 2021

    Camille Pascal nous fait entrer de plain-pied dans le Versailles de Louis XV pour y surprendre ses amours passionnés avec la duchesse de Châteauroux. Subjugué par cette femme qui se refuse pour mieux le séduire, le jeune roi lui cède tout jusqu'à offrir à sa maîtresse une place qu'aucune favorite n'avait encore occupée sous son règne. Leur histoire d'amour ne serait qu'une sorte de perpétuel conte de fées si Louis XV, parti à la guerre, ne tombait gravement malade à Metz...
    La belle Marie-Anne - adorée du roi, jalousée par la Cour, crainte des ministres et haïe par le peuple - devra-t-elle plier brusquement le genou face à l'Église et se soumettre à la raison d'État ?

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  • "- Tesson ! Je poursuis une bête depuis six ans, dit Munier. Elle se cache sur les plateaux du Tibet. J'y retourne cet hiver, je t'emmène. - Qui est-ce ? - La panthère des neiges. Une ombre magique ! - Je pensais qu'elle avait disparu, dis-je. - C'est ce qu'elle fait croire."Sylvain Tesson, invité par le photographe animalier Vincent Munier, parcourt le Tibet oriental. Il apprend l'art de l'affût dans l'hiver et le silence. L'espoir et la tension affleurent. Et si la bête ne se montrait pas ?

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  • Un matin de septembre 1890, un géomètre belge, mandaté par son Roi pour démanteler l'Afrique, quitte Léopoldville vers le Nord.
    Avec l'autorité des étoiles et quelques instruments savants, Pierre Claes a pour mission de matérialiser, à même les terres sauvages, le tracé exact de ce que l'Europe nomme alors le « progrès ». À bord du Fleur de Bruges, glissant sur le fleuve Congo, l'accompagnent des travailleurs bantous et Xi Xiao, un maître tatoueur chinois, bourreau spécialisé dans l'art de la découpe humaine.
    Celui-ci décèle l'avenir en toute chose : Xi Xiao sait quelle oeuvre d'abomination est la colonisation, et il sait qu'il aimera le géomètre d'amour.

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  • « Je m'appelle Fatima Daas. Je suis la mazoziya, la dernière. Celle à laquelle on ne s'est pas préparé. Française d'origine algérienne. Je suis musulmane. Une Clichoise qui passe plus de trois heures par jour dans les transports. Cette banlieusarde qui observe les comportements parisiens. Je suis une menteuse, une pécheresse. Adolescente, je suis une élève instable. Adulte, je suis hyperinadaptée. J'écris des histoires pour éviter de vivre la mienne. L'amour, c'était tabou à la maison, la sexualité aussi. Lorsque Nina a débarqué dans ma vie, je ne savais plus du tout ce dont j'avais besoin et ce qu'il me manquait. ».

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  • 1885 : comme chaque année, à la Salpêtrière, se tient le très mondain « bal des folles ». Le temps d'une soirée, le Tout-Paris s'encanaille sur des airs de valse et de polka en compagnie de femmes déguisées en colombines, gitanes, zouaves et autres mousquetaires. Cette scène joyeuse cache une réalité sordide : ce bal « costumé et dansant » n'est rien d'autre qu'une des dernières expérimentations de Charcot, adepte de l'exposition des fous.
    Dans ce livre terrible et puissant, Victoria Mas choisit de suivre le destin de ces femmes victimes d'une société masculine qui leur interdit toute déviance et les emprisonne. Parmi elles, Geneviève, dévouée corps et âme au célèbre neurologue ; Louise, abusée par son oncle ; Thérèse, une prostituée au grand coeur qui a eu le tort de pousser son souteneur dans la Seine ; Eugénie enfin qui, parce qu'elle dialogue avec les morts, est envoyée par son propre père croupir entre les murs de ce qu'il faut bien appeler une prison.
    Un hymne à la liberté pour toutes les femmes que le XIXe siècle a essayé de contraindre au silence.

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  • Dans une maternité, une femme épuisée. Elle vient d'accoucher d'une fille, Adèle, et contemple le berceau, entre amour, colère et désespoir. Quelque chose la terrifie : la loi de la reproduction. De génération en génération, les femmes de sa lignée transportent la blessure de leur condition dans une chaîne sans merci où chacune « paye l'ardoise » de la précédente. Elle le sait, elle est faite de l'histoire et de la douleur de ses aînées. Mais elle voudrait que ça s'arrête. Qu'Adèle soit neuve, libre.
    Alors comme on vide les armoires, comme on nettoie, elle raconte. S'adressant au bébé, elle explore la fabrique silencieuse de la haine de soi qui s'hérite aussi bien que la vaisselle. Défiance du corps, diabolisation de la séduction, ravages discrets de la jalousie mère-fille... Elle offre à Adèle un portrait tourmenté de la condition féminine, où le tort fait aux femmes par les femmes apparaît dans sa violence ordinaire.
    En mettant à nu, rouage après rouage, la mécanique de la transmission, elle pourrait bien parvenir à la détruire.

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  • Ziad, dix ans, découvre que son père trompe sa mère avec Muriel, la voisine du 5ème. Il décide d'agir et lui demande de renoncer à cette relation. De manière inattendue, cela les rapproche. Se sentant coupable, Muriel qui a mis un terme à sa carrière d'actrice après avoir été agressée par un metteur en scène et qui est désormais scripte, promet à Ziad de l'emmener sur un tournage.
    Ziad, ses parents, Anne et Bertrand, Muriel, grandissent, chutent, traversent des tempêtes, s'éloignent pour mieux se retrouver. Comme les Indiens, ils se sont laissé surprendre ; comme eux, ils n'ont pas les bonnes armes. Leur imagination saura- t-elle changer le cours des choses ? La ronde vertigineuse d'êtres qui cherchent désespérément la lumière.

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  • « L'espérance de vie de l'amour, c'est huit ans. Pour la haine, comptez plutôt vingt. La seule chose qui dure toujours, c'est l'enfance quand elle s'est mal passée. » Années 1980. Karel grandit avec son frère et sa soeur dans la cité Artaud, à Marseille. Tous trois rêvent d'un autre destin, loin de leur enfance dévastée par la pauvreté et la cruauté du père. En proie à des pulsions violentes, Karel craint de lui ressembler. Et si, comme lui, il abîmait ceux qui l'approchent de trop près ? Un jour, leur père est retrouvé mort, assassiné. Qui a commis ce meurtre salvateur ?

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  • « La folie n'est pas donnée à tout le monde. Pourtant j'avais essayé de toutes mes forces. ».
    Elle ne pleure jamais au bon moment, ressasse pendant des heures son mépris pour Bambi, et seule sa peur des requins lui prouve qu'elle a bien un coeur. Rien de grave en apparence. Jusqu'au jour où l'internement forcé de sa soeur en hôpital psychiatrique réveille les questions enfouies sur la mort de leur mère.

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  • « Cette fois, pas besoin de traduction pour comprendre la loi de la montagne. Les seuls monstres, là-haut, sont ceux que tu emmènes avec toi. » Alpes, août 1954. Stan mène une carrière de paléontologue sans éclat. Il ne lui reste qu'une chance de connaître la gloire : découvrir un squelette de dinosaure qu'on dit préservé par la glace depuis des millénaires. Stan imagine alors une folle expédition et entraîne avec lui un vieux guide italien et les scientifiques Umberto et Peter. Mais l'ascension du glacier est périlleuse, surtout pour ces hommes inexpérimentés. Tandis que le froid, l'altitude, la solitude se referment sur eux, leurs fragilités affleurent, les vieilles blessures se rouvrent. L'amitié qui les lie leur permettra-t-elle de réaliser ce rêve d'enfant ?

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  • "Il ne faut rien regretter parce qu'il faut bien que ça se termine, ce faux-semblant qu'est l'enfance, il faut bien que les masques soient retirés, les imposteurs démasqués, les abcès crevés, il faut bien en finir avec les belles paroles, les bons sentiments, les rêves doucereux, il faut bien, un jour, arracher à coups de dents sa place au monde."Loup, dix-sept ans, est désemparé depuis que sa soeur a fui le domicile familial. Quand un drame s'abat sur leur famille, tous tentent de renouer un lien abîmé. De quelle solitude, de quelle culpabilité enfouie leur vient cette difficulté à l'amour ?

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  • Une machine comme moi

    Ian Mcewan

    "Devant nous trônait le jouet ultime, un rêve séculaire, le triomphe de l'humanisme - ou son ange exterminateur."Londres, 1982. Dans une Angleterre assaillie par les conflits politiques, Charlie et Miranda font partie des premiers privilégiés à acquérir un androïde, Adam. Doté d'une intelligence très perfectionnée, il ressemble en tous points à un humain. À une différence près : conçues pour respecter les règles, ces machines n'acceptent pas les imperfections du monde. Lorsque Adam tombe amoureux de Miranda, la situation au sein du ménage se complique dangereusement...

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  • La rafle des notables

    Anne Sinclair

    « La rafle des notables commença dans la nuit du 12 décembre 1941. Sans doute de la même façon que des milliers d'autres en France occupée, des millions d'autres en Europe nazifiée, par un coup de sonnette qui fracassa le silence de la nuit, au n° 46 de la cossue rue de Tocqueville, à Paris. » Dans ce récit intime, Anne Sinclair met en lumière un chapitre méconnu de l'Histoire. Celui de Juifs français, chefs d'entreprise, avocats, écrivains, magistrats, arrêtés et envoyés au camp de Compiègne. Ils seront rejoints par trois cents Juifs étrangers, en attente d'un convoi pour Auschwitz. Parmi les notables, Léonce Schwartz, le grand-père de l'autrice.

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