Alain Duhamel

  • Emmanuel le hardi

    Alain Duhamel

    "Jadis, les rois de France étaient souvent affublés d'un surnom. Tantôt flatteurs, Philippe le Bel ou Louis XV le Bien-Aimé, tantôt moins agréables, Louis le Bègue ou Charles le Chauve. Il est tentant d'accoler aux présidents si monarchiques de la Ve République un tel surnom. Le général de Gaulle n'aura pas dédaigné de se voir honorer d'un Charles le Grand ? ; François Mitterrand aurait pu prétendre à François le Hutin à l'instar de Louis X ou encore Nicolas Sarkozy à Nicolas le Batailleur.
    Pour le président actuel, Emmanuel le Hardi semble le plus appro­prié. On aurait pu envisager aussi bien un Emmanuel le Téméraire, tant son élection relevait d'une audace presque impudente, tant son mandat se déroule sous le signe du risque perpétuel et des tensions permanentes. Mais qualifier le jeune président de "? hardi ? " semble plus juste, puisque après tout la partie n'est pas jouée, l'échec n'est pas avéré, l'impasse n'est pas inévitable.
    Macron chevauche la stratégie du risque extrême mais aussi longtemps qu'il n'a pas renoncé, qu'il se bat, il subsiste une part de chance ? ; hardi plus que téméraire, même si la distance tient parfois à un fil. Car la France reste ce grand pays enviable aux orages non désirés. Y être président, c'est être impopulaire et être impopulaire, c'est être entravé. Voilà la malédiction présidentielle qu'Emmanuel Macron a la prétention d'affronter et de vaincre.
    Avec son courage et son énergie. Avec ses fautes et ses bourdes. Déterminé à réformer, donc en sursis perpétuel. Hardi." A. D.

  • Après avoir interviewé Présidents et Premiers ministres, écrit nombre d'articles sur Mai 68, les élections présidentielles ou encore l'Europe, Alain Duhamel est devenu l'un des journalistes les plus respectés de la presse française. Au cours de sa carrière, il n'a cessé de décrypter la grandeur et les drames de la Ve République. Entre souvenirs personnels et commentaires politiques, il parle d'une France qui, depuis soixante ans, s'est métamorphosée. Toujours surprenante, elle demeure, pour lui, immuablement fascinante.

  • Dans le sillage d'Alexis de Tocqueville et de Raymond Aron, un essai magistral sur les huit plaies endémiques constitutives du mal français. Une écriture limpide au service d'une démonstration implacable.

  • Qui mieux qu'Alain Duhamel incarne l'intérêt national pour la politique ? Pour la première fois, ce témoin incontournable de la vie politique française revient sur 50 ans d'histoire de la Ve République. Après le succès de ses Portraits-Souvenirs, le journaliste nous livre ici les scènes politiques les plus frappantes, les plus pittoresques, parfois les plus cocasses et quelquefois les plus sombres auxquelles il a assisté. De Mai 68 au départ fracassant du Général de Gaulle, de l'effondrement du communisme à la crise actuelle, c'est avec la sagacité de l'observateur chevronné -doublée d'un véritable talent de conteur- qu'il nous propose sa lecture inédite des temps forts de notre République.

    Alain Duhamel a publié plus d'une quinzaine d'ouvrages dont Les Peurs françaises, Prix de l'essai de l'Académie Française. Il est éditorialiste à RTL, Libération, Le Point, et plusieurs journaux de province.

  • « J'ai toujours voulu être journalistes politique et tous les lieux d'expressions m'ont attiré : radio, télévision, presse écrite. La chance d'avoir pu collaborer largement à tous ces médias m'a permis de rentrer en un demi-siècle tout ce que la France compte de personnages politiques, mais aussi intellectuels, syndicaux, ou religieux. Ma sélection est subjective et ne cherche en aucun cas à être exhaustive. Dans cette galerie de portraits, j'ai dépeint ces personnalités avec sincérité, sans mesquinerie je l'espère, mais aussi sans complaisance : telle que je les ai vues et connues. » Alain DUHAMEL

  • La marche consulaire

    Alain Duhamel

    • Pocket
    • 7 Janvier 2010

    " Le Consulat est de retour.
    Certes, Nicolas Sarkozy n'est pas Bonaparte mais c'est un bonapartiste grand teint. L'un comme l'autre ont tendance à tout vouloir réinventer eux-mêmes, avancent sur tous les terrains à la fois, s'étonnent qu'on s'asphyxie à les suivre. Leur ambition est immense. Issus tous deux d'une petite noblesse fraîchement établie en France après des épreuves, ils tiennent à démontrer leur supériorité. Dominateurs et sujets à de brusques anxiétés, ils ne doutent pas de leurs qualités mais craignent souvent que le destin ne se dérobe.
    Ils aiment aussi beaucoup les femmes, avec emportement, non sans de cruelles déconvenues ni d'enviables succès. Ils aiment décider, n'ont pas peur d'imposer. Ils attachent semblablement le plus grand prix à la mise en scène publique de leur action. Le nouveau président de la République apparaîtra-t-il comme un nouveau Premier consul plus civil, plus démocrate, moins génial bien sûr, mais aussi avide de marquer et de rompre? C'est son rêve.
    Ce serait un miracle " Alain Duhamel.

  • La société politique possède le privilège d'élaborer les projets collectifs, de fabriquer l'espoir, de donner un sens et une perspective à l'évolution de la société.
    Elle n'y réussit pas toujours : l'espérance et la ferveur ne se décrètent pas. Les débuts de la Ve République ont cependant permis au général De Gaulles de bâtir les institutions et de mener le décolonisaton à son terme. La sortie de la crise économique, la résorption du chômage et la construction de l'Europe constituent des objectifs de taille comparable pour la nouvelle société politique.

  • « J´ai toujours voulu être journaliste politique et tous les lieux d´expression m´ont attiré : radio, télévision, presse écrite. La chance d´avoir pu collaborer largement à tous ces médias m´a permis de rencontrer en un demi-siècle tout ce que la France compte de personnages politiques mais aussi intellectuels, syndicaux ou religieux. Parmi eux, j´en ai privilégié une cinquantaine en me fondant sur deux critères : une connaissance directe et personnelle suffisante pour pouvoir me faire une opinion précise, et l´intérêt spécifique qu´ils me semblaient présenter pour les lecteurs. Autant dire que ma sélection est subjective et ne cherche en aucun cas àêtre exhaustive. J´ai laissé de côté des personnalités à propos desquelles j´avais le sentiment de ne rien apporter de neuf. J´en ai choisi quelques-unes, moins connues, mais qui me sont apparues justement dignes de l´être davantage. Les principaux personnages de ces cinquante dernières années figurent cependant pratiquement tous dans cette galerie de portraits. En tout cas, je les ai dépeints avec sincérité, sans mesquinerie je l´espère, mais aussi sans complaisance : tels que je les ai vus et connus. » Alain Duhamel

  • Les prétendants 2007

    Alain Duhamel

    • Plon
    • 5 Janvier 2006

    En 2007 les Français éliront leur président de la République. A cette occasion, la réalité du pouvoir sera confiée à un seul homme. Telle est notre étrange démocratie : le Président élu pour cinq ans est, chez nous, un monarque républicain. Dans ces conditions, les prétendants se pressent et chaque parti, chaque formation politique, chaque sensibilité doit présenter son champion. Ce livre tente de faire l'évaluation des prétendants les plus logiques : le tenant du titre tout d'abord, Jacques Chirac, puis les challengers, les outsiders, les possibles figurants, l'objectif étant de mesurer les chances et les aptitudes des candidats à la candidature. Avec, bien sûr, une part de subjectivité, contrepartie nécessaire à la franchise.

  • L'affrontement des urnes est plus complexe qu'on ne croit.
    Il ne s'y joue pas seulement l'ancestrale querelle de la droite et de la gauche, mais un combat bien plus original : celui de la politique réelle contre la politique imaginaire. Celle-ci n'est pas sans armes. Elle s'appuie sur les peurs et les crises, sur les dérèglements et les déracinements. Elle manipule les préjugés et les émotions, les contresens et les subjectivités. Elle aspire au rejet de la politique, qu'elle entretient de son mieux puisqu'elle en est la seule bénéficaire.
    Elle alimente le mythe de la présidence absolue, aliénante pour la République. Elle diffame le personnel politique, présenté comme tout entier corrompu, au mépris de la vérité et de la démocratie. Elle récupère de son mieux les complaisances et les vulnérabilités de la télévision. Elle dénonce et elle enterre les idéologies. Elle crie, elle hurle à la trahison des élites qui incarnent à ses yeux l'arrogance du pouvoir.
    Elle feint de croire à la permanence de la République gaullienne, c'est-à-dire à l'existence d'une politique figée pour l'éternité et incapable de comprendre les aspirations nouvelles des Français. Enfin, elle mobilise contre le péril que l'Europe ferait courir à la nation, choisissant d'ignorer que la construction de l'Union est seule à même de nous garantir un rôle sur l'échiquier international de demain.
    Mais, pour illusoires qu'ils soient, les mythes ont leur force. Et la politique réelle n'exorcisera les fantasmes de la politique imaginaire qu'à condition de fournir aux électeurs des réponses et des orientations bien concrètes. A condition, aussi, de renouer avec l'espoir.

  • Le v president

    Alain Duhamel

    • Folio
    • 22 Janvier 1988
  • Portrait d'un artiste

    Alain Duhamel

    • J'ai lu
    • 4 Janvier 1999

    Même aujourd'hui, François Mitterrand ne laisse pas indifférent. Qu'on l'ait admiré ou méprisé, on reste fasciné. Chez lui, l'homme privé nuançait l'homme public, lui ajoutant une dimension subtile et mystérieuse. Le Président ne pouvait être réduit à son personnage officiel. Sa séduction, son emprise, sa réputation romanesque ou faustienne s'expliquaient en partie ainsi : il était un artiste de la politique.
    Alain Duhamel l'a bien connu pour l'avoir interviewé une soixantaine de fois et rencontré régulièrement en tête à tête pendant près de trente ans. Il ne partageait pas toujours ses vues, tant s'en faut. Mieux que personne, il peut donc tenter de comprendre l'homme, examiner son oeuvre et évaluer ses réussites et ses échecs.
    Dresser un portrait de l'artiste et tenter d'en fixer la place dans l'Histoire, tel est l'objectif de ce livre sans préjugés et sans tabous.

  • La France et la Ve République étaient gaullistes quand la social-démocratie régnait en Europe. Les voilà socialistes depuis que l'Occident vire à droite et - paradoxe ! - plus monarchiques encore que sous le prince déchu, Valéry Giscard d'Estaing. Au-delà des discours partisans, Alain Duhamel explore et définit ici la nature profonde de la République de M. Mitterrand. Pour l'auteur, la campagne présidentielle n'a été réussie ni par le vainqueur ni par le vaincu : un pouvoir "aigre" s'est simplement substitué au pouvoir "froid" de l'ancienne caste dirigeante. Le triomphe socialiste est celui des classes moyennes, de la "République des professeurs". Et c'est avec brio qu'Alain Duhamel illustre ces réflexions par des portraits pleins de verve, tel celui du président et de son socialisme très personnel : un socialisme intellectuel, littéraire et moral, un socialisme à l'anglaise - très {fabien}, pour tout dire. Le P.S. au pouvoir, ce Gulliver, ainsi que le surnomme l'auteur, présente cependant des faiblesses et réserve bien des surprises : si le fonctionnement des institutions sous François Mitterrand relève, en politique extérieure, de la "tradition gallicane", dans le domaine économique et social intervient désormais le risque travailliste.

  • Alain Duhamel part d'un constat : la France politique vit au rythme d'un souverain élu. En fait, l'essentiel du pouvoir y est détenu par lui ou issu de lui. Exemples et portraits à l'appui, cet essai démontre, avec beaucoup d'humour et de clarté, en quoi ce système ultra-présidentiel donne au chef de l'Etat plus d'influence réelle que dans n'importe quelle autre démocratie occidentale, les partis politiques ne faisant, en fin de compte, que conforter son pouvoir. Cette "spécialité française" s'appuie sur une classe dirigeante exceptionnellement homogène - les 5000 -, qui maintient une tradition colbertienne impérieuse et elle bénéficie, d'autre part, du sous-développement des contre-pouvoirs et de la faible participation des citoyens à la vie du pays. Cette société politique est donc infirme parce que inachevée et déséquilibrée. Elle se modernise aujourd'hui à doses homéopathiques. Tout se passe comme si, pour cela, elle acceptait de s'en remettre à une lignée de "despotes éclairés" : le premier, Charles de Gaulle, obsédé par le rang de la France, le second, Georges Pompidou, par la croissance de l'industrie, le troisième, Valéry Giscard d'Estaing, par l'intuition du modernisme.

empty