August Strindberg

  • Pièce maîtresse de Strindberg, cette "tragédie naturaliste" est l'une des plus belles traductions de Boris Vian. Dans ce huis clos, s'affrontent deux personnages que tout oppose : Julie, fille d'un comte suédois et Jean, son serviteur. Prisonnière du sentiment de supériorité de sa classe et de la haine des hommes, inculquée par sa mère, Julie affronte Jean et veut le dominer. Qui se révélera le plus fort à ce jeu cruel de séduction-répulsion à l'issue tragique ?

  • Le Plaidoyer d'un fou est le récit de l'échec terrible d'un mariage.

  • écrits sur l'art

    August Strindberg

    • Macula
    • 18 Mai 2017

    August Strindberg (1849-1912) a non seulement mis à jour la violence des sentiments et la cruauté des mots dans son théâtre, ses romans mais il a aussi oeuvré en peintre et en critique d'art. Dans ses tableaux, d'où l'humain est banni, une nature sauvage, rude emplit la toile. Rien de joli, d'aimable. Une matière étalée au couteau qui magnifie les éléments de la nature face à l'homme et qui le renvoie à son insignifiance. Une déclinaison de tonalités, une symphonie de couleurs. L'intérêt de Strindberg pour la peinture se double d'un travail de critique. Un oeil perspicace avec une connaissance de la scène artistique nordique et une curiosité pour ce qui se passe ailleurs en Europe.

    Formé par des cours d'esthétique à l'Université d'Uppsala, il étudie avec méthode les différentes théories esthétiques, lit ce qui est publié, se frotte aux classiques. Il s'intéresse à ce que produisent ses contemporains. Et subit l'attraction de Paris. Il y séjourne à plusieurs reprises, fréquente les cercles artistiques, découvre les impressionnistes naissants. Sa connaissance parfaite de la langue française qu'il pratique et écrit lui permet d'être publié sur place. Il voyage en Allemagne, en Suisse. Compare les peintres suédois influencés par l'école française, celles de Düsseldorf, de Munich. Et s'élabore peu à peu un corpus d'articles mettant en opposition la peinture française, produit du climat tempéré à une peinture suédoise, nordique plus âpre, plus rude. Aussi Strindberg développe une curiosité pour l'expérimentation photographique, nouveau média dont il comprit tout de suite les possibilités et comment les explorer grâce à son intérêt pour la chimie. À certaines périodes de sa vie, Strindberg éprouve un profond doute sur l'utilité sociale de toute activité artistique. Ses convictions à la fois politiques et sociales alliées à une sévère misanthropie l'amènent à un rejet de toute expression. Mais perdurent ces textes, ces analyses, dont vingt-six sont à lire au sein du présent recueil.

    Jean Louis Schefer, écrivain, philosophe et critique d'art, s'est imprégné de ces textes « écrits pour un public à éduquer et non pas à satisfaire » et en a tiré une préface éclairante, où la langue de Strindberg fait écho à la sienne. Par la richesse de sa pensée et de son lexique, il dégage toute la poésie des Écrits sur l'art de Strindberg.

  • Inferno

    August Strindberg

    « L'imaginaire », aujourd'hui dirigée par Yvon Girard, est une collection de réimpressions de documents et de textes littéraires, tantôt oeuvres oubliées, marginales ou expérimentales d'auteurs reconnus, tantôt oeuvres estimées par le passé mais que le goût du jour a quelque peu éclipsées.

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  • En août 1894, August Strindberg (1849-1912) quitte brusquement l'Autriche, où son mariage avec Frida Uhl l'a précipité dans un nouvel enfer conjugal et familial, pour Paris. Au terme d'un long voyage en train, il réside tout d'abord à Versailles. Tandis qu'il marche dans les rues et les bois de la ville, il voit ses repères disparaître un à un; il est assailli d'étranges sensations qu'il essaie, sans y parvenir, d'expliquer scientifiquement...
    Écrit directement en français et publié dans Le Figaro en novembre 1894 et janvier-février 1895, Sensations détraquées décrit les prémices d'une nouvelle période de troubles psychiques pour l'auteur de Mademoiselle Julie, que l'on qualifie souvent de «crise d'Inferno» car elle débouche sur l'écriture de ce roman majeur mais est aussi et avant tout le récit d'un voyage vers la modernité, dont le symbole est Paris.

  • Pièce-phare du dramaturge suédois, la Danse de mort a etc écrite en 1900. Dans une tour de forteresse sur une-île de garnison isolée du monde, vivent un capitaine d'artillerie alcoolique et sa femme, Alice, une ancienne actrice. Le couple se hait et ne cesse de se quereller. À l'arrivée de Kurt, le cousin d'Alice, le tête-à-tête mordant se transforme en trio amoureux. Le second volet, en jeu de miroir, orchestre un marivaudage cruel entre Allan, le fils de Kurt, et Judith, la fille du capitaine, tous deux amants.

    Traduit du suédois par Alfred Jolivet et Georges Perros.

  • Une fois installé dans une petite ville de province grâce à Askanius le restaurateur, Libotz, l'étranger, fait le bien et résiste au mal, car la vertu est son destin. Mais Libotz le bouc émissaire ne parvient pas à sauver Askanius du désastre déclenché par le procureur Tjärne, pas plus qu'il ne se fait accepter dans la ville.

  • Pere

    August Strindberg

    • L'arche
    • 13 Juin 1997

    Pour moi qui ne crois pas à l'au-delà, mon enfant était un gage d'immortalité ; elle était pour moi la seule chose éternelle.
    Qu'on me la prenne, et ma vie s'arrête.

  • Strindberg Au bord de la vaste mer Le jeune inspecteur des Pêcheries, Axel Borg, vient exercer ses fonctions dans une des îles de l'archipel de Stockholm. Lui qui se sait et se veut un esprit supérieur, méprisant le vulgaire et l'ignorance, est incompris, combattu même par ceux qui l'emploient. Un jour, il rencontre la Femme : après l'avoir séduite par l'invincible magnétisme de sa personnalité, il se laisse peu à peu prendre à ses rets... Enchaîné, dissous, annihilé, cédera-t-il aux coups impitoyables que lui portent sa compagne et une société imbécile ? Au bord de la vaste mer, roman de Strindberg paru en Suède en 1890, est l'inlassable et transparente confession d'un poète dont le coeur saigne de ne pouvoir donner sa mesure, d'un peintre dont l'oeil s'épuise à mesurer les séductions infinies de la mer.

  • Mariés !

    August Strindberg

    sur le mariage, sur la vie conjugale, sur l'amour et ses désillusions, sur les fortunes et les infortunes des couples, voici l'oeuvre la plus fameuse de strindberg : trente récits et nouvelles publiés entre 1884 et 1886 critiquant violemment les institutions - le mariage, la religion - mais aussi l'émancipation de la femme qui connaît de nettes avancées dans cette europe du xxe siècle.
    ce livre sulfureux - alternance de textes profondément misogynes et d'autres plus tendres, de récits désespérés et d'autres pleins d'une allégresse féroce - valut une assignation devant les tribunaux à son auteur qui ne regrettait rien : "c'est ce que j'ai écrit de plus terrible, mais aussi de plus beau, de plus drôle et de plus salaud !"

  • Orage

    August Strindberg

    Un homme, fonctionnaire à la retraite, vit seul dans un appartement quand une suite d'événements concernant sa précédente femme vient troubler sa quiétude.

    Depuis qu'il a quitté femme et enfant, Le Monsieur se satisfait de sa solitude loin des responsabilités d'un ménage. Il mène une existence tranquille et rangée en compagnie de son frère, une domestique et son voisin, un pâtissier malchanceux qui tient sa boutique au rez-de-chaussée de l'immeuble.
    Mais le passé ressurgit au moment où Gerda, son ancienne épouse, et son enfant emménagent avec Fischer, son nouveau mari, dans l'appartement du dessus. Le couple se dispute, et l'orage éclate : Fischer enlève l'enfant en s'enfuyant avec la fille du pâtissier. Le respectable monsieur va devoir alors se confronter à son passé et bouleverser son paisible quotidien afin d'aider Gerda à retrouver leur enfant.
    Une pièce dramatique mettant en scène des thèmes chers à Strindberg tels que la difficulté des relations conjugales, le poids des souvenirs et les représentations de la vieillesse.
    PERSONNAGES : Trois femmes et sept hommes (dont un personnage muet).

  • Pélican

    August Strindberg

    • L'arche
    • 26 Décembre 2006

    Cela hurle, siffle et vente. Le fils et la fille complotent contre la mère; le gendre dérobe à son beau-père sa femme bien-aimée ; la mère affame ses enfants. Et partout dans ce monde à la fois hermétique et ouvert à la bise glacée se fait sentir la présence spectrale du père mort. Assassiné d'un assassinat que la justice ne reconnaît pas comme un délit.
    Strindberg avait 58 ans lorsqu'enfin se réalisa pour lui le rêve de tout un auteur dramatique : à Stockholm, le 26 novembre 1907, le Théâtre Intime est inauguré. Dans d'autres pays, l'oeuvre de Strindberg fut déjà bien connue. En Suède l'ouverture du Théâtre Intime lui permit d'accéder à une gloire tardive. Le prix fut élevé car le théâtre, financé par Strindberg et son compagnon, l'acteur August Falck, coûtait beaucoup plus qu'il ne le rapportait.
    Les pièces qu'il écrivit pour cette scène sont les fameuses pièces de chambres dont fait partie Le Pélican. La production est un désastre et Strindberg écrit à son frère : « J'ai écrit cette pièce contre ma volonté; j'ai voulu la brûler en l'écrivant, je l'ai rejetée, mais elle est revenue, elle m'a poursuivi. J'ai aussi souffert de savoir qu'elle était jouée, je souffre tous les soirs, mais je ne puis pour autant la regretter ou désirer que cela n'ait pas eu lieu. » De fait, Strindberg retrace ici l'histoire de sa soeur qui par son égoïsme cause la mort de son mari et néglige ses enfants tout en jouant le pélican, ce symbole de l'amour parental.

  • Les pièces ici réunies - et pour la plupart inédites en français - du jeune strindberg témoignent des incertitudes de l'auteur durant cette période (1869-1877) ; incertitudes devant des choix personnels : a rome prend prétexte d'un épisode de la vie du sculpteur danois bertel thorvaldsen pour montrer le conflit entre strindberg, décidé à entreprendre une carrière artistique, et son père, tenant des études traditionnelles ; incertitudes aussi devant les problèmes qui agitent, outre les étudiants du libre-penseur, nombre d'intellectuels suédois d'alors : un fort mouvement de libéralisme met en question le pouvoir de l'eglise luthérienne d'etat.
    Quelle position prendra strindberg dans les affrontements politico-religieux de son temps ? comment se situera-t-il entre des influences aussi antagonistes que celles de kierkegaard et de georg brandes ? quelle forme théâtrale choisira-t-il d'enrichir et de rénover ? de la tragédie d'hermione oú s'affrontent le christianisme et le monde antique, au drame historique du hors-la-loi qui montre la lutte, dans l'islande du xiie siècle, entre christianisme et paganisme, et à maître olof oú sont posées toutes les contradictions du réformateur olaüs petri, strindberg, s'il ne résout pas ses propres ambiguïtés, accroît peu à peu sa maîtrise du langage et du geste scéniques.
    En même temps qu'il met tout en oeuvre pour être reconnu comme dramaturge, strindberg parvient à faire divorcer, puis à épouser l'actrice siri von essen, dont il s'engage à assurer la réussite. dans le secret de la guilde, inspiré par un événement d'actualité (la reconstruction de la cathédrale d'uppsala), mais oú est posée plus généralement la question de la vocation, c'est à siri que le principal rôle féminin est confié.
    Trois mois avant la création de la pièce, strindberg est devenu pour la première fois père de famille.

  • Dans Créanciers (1889), un ex-mari manipule le nouvel époux qui ne sait pas à qui il a affaire, le faisant mortellement douter de la fidélité de sa femme. Dans l'artisanat théâtral de Strindberg, nous observons la mise en oeuvre scrupuleuse d'un suspense policier : un meurtre calculé et improvisé, dont le mobile est improbable et l'arme reste introuvable. Car l'arme est ici le mot, le mot pur,pour lui-même, et c'est d'eux que l'on meurt. Il n'y a pas chez Strindberg le réconfort du flou du sens, il y a la folie criminelle, l'expression du tragique, à travers le tranchant même du mot : « Tesparoles entrent en moi comme des lames, je sens qu'elles coupent, qu'elles coupent quelque chose, mais je ne puis les empêcher ».

  • Adolf et Tekla sont un couple d'artistes en vogue : lui est peintre, elle est écrivain. Par amour, il s'est consacré à la carrière de sa femme au détriment de la sienne, lui prodiguant ses enseignements, l'introduisant dans les cercles littéraires et dans ses tableaux qui ont fait d'elle une femme à la mode. Leur amour est puissant mais Tekla, par vanité, ne peut s'empêcher de séduire d'autres hommes. Sans révéler son identité, son premier mari ressurgit pour rencontrer le second et régler ses comptes, car lui aussi a tout donné pour cette femme qu'il ne peut s'empêcher d'aduler.

  • Deux îles de l'archipel de Stockholm. L'une est habitée par des pêcheurs, marins, gens aigris et miséreux : un enfer. L'autre, lieu de villégiature, abrite hôtels, villas, port de plaisance : un paradis.Surtout pour qui n'y a jamais mis les pieds.
    Torkel, enfant solitaire, fils d'un pilote renvoyé pour faute professionnelle et mis au ban de la communauté, n'a qu'un désir : traverser la baie, atteindre le « paradis ».
    Un jour, il y parvient. À force d'abnégation et de zèle, il s'y fait accepter : comme garçon de courses puis serveur dans un bel hôtel. Mais son grand rêve reste d'être marin. Pour le réaliser, il est prêt à tous les sacrifices. Progressivement, l'image féerique qu'il s'est forgée commence à se fissurer : puni pour une faute qu'il n'a pas commise, il se voit reprocher des transgressions dont il n'est pas coupable. L'idylle s'évanouit, le paradis commence à ressembler à l'enfer qu'il a laissé derrière lui. La rencontre d'un vieil officier de marine le sauve du désespoir : il comprend grâce à lui que la vie n'est ni belle ni laide, que la seule satisfaction véritable est celle que l'individu éprouve en se comportant avec dignité, probité et courage.

    La peinture virtuose du milieu, l'élégance de la construction, l'écriture souple et sensuelle de Strindberg font du Rêve de Torkel une superbe parabole sur les choix existentiels... Thème matriciel de la production des années 1900, ce récit fait penser aussi bien à la célèbre pièce de théâtre Songe (1901) qu'aux interrogations d'Un livre bleu (1907-1912).

  • « Après la mort de la mère - elle aurait été assassinée - , personne ne fit plus la cuisine ; les frères partirent, et Alrik resta seul avec son père qui n'ouvrait pas la bouche. C'est à cette époque qu'il apprit à jouer sans jouets, sans camarades, et sans connaître les jeux. La mer, l'air gris et l'eau grise, l'air bleu et l'eau bleue, les harles et les macreuses durent satisfaire son besoin de découvrir et de combiner ; quand cela devint insuffisant, son oeil puisa dans ses propres ressources pour combler ce manque ; son oreille avide, qui ne connaissait que le rugissement ou le murmure du vent, le clapotis ou le grondement des vagues, se nourrit de sa propre substance, et, exacerbée par cette autarcie, finit par distinguer des sons là où il n'y en avait pas, entendre la circulation du sang, la tension des nerfs, le déchirement des tissus, puis les sons enfin, qui, au fil des mois, se rassemblaient, s'ordonnaient, s'unissaient pour en engendrer d'autres ».

    Alrik Lundstedt ce jeune surdoué monte à Stockholm pour apprendre la musique. Mais la « folle du logis » l'entraîne hors du chemin... Rêve et réalité se mêlent...

  • En près de dix mille lettres et plus d'un demi-siècle, la Correspondance de Strindberg, immense archipel de la littérature scandinave, révèle une formidable entreprise d'investigation intellectuelle et sensible.
    Dès le premier volume, Correspondance, Tome 1 (1858-1885), on y découvre un homme d'une santé créatrice en perpétuelle effervescence qui se plaint de tous les maux imaginables, un moraliste intransigeant qui emploie les pires ruses de Don Juan pour s'attacher l'une ou l'autre des femmes de sa vie, un poète sincèrement désintéressé qui harcèle la profession du livre pour obtenir des subsides, un authentique expert de la sensibilité féminine versant dans la plus outrée des misogynies, un misanthrope occupé à sauver l'humanité.
    Le deuxième volume, Correspondance, Tome 2 (1885-1894) couvre une dizaine d'années. Strindberg se marie une première fois, connaît la joie de la paternité, divorce, voyage en Europe, et convole à nouveau en noces, en proie à d'éternelles contradictions.

  • C'est avec une pièce historique, Gustave Vasa, que Strindberg - il a cinquante ans - est de nouveau joué à Stockholm, en 1899.
    Description du " grand homme avec toutes ses faiblesses humaines ", elle reçoit un accueil triomphal. La pièce qui suit, Erik XIV, où le conseiller du roi, Göran Persson, roturier d'origine, dispose de la réalité du pouvoir sans être infidèle à son maître, connaît elle aussi le succès. Rassemblant comme toujours une documentation considérable - il s'y noie parfois, de son propre aveu - qu'il utilise avec une volonté quasi maniaque de découvrir partout des signes, Strindberg poursuit alors sa série de portraits de rois : mais Gustave Adolphe, " l'homme [.
    ] exposé à des disharmonies telles qu'elles peuvent rendre un drame riche et intéressant ", n'est pas accepté, parce que " trop coûteux ". Par contre est représentée en 1901, La Saint Jean, " comédie sérieuse " que Strindberg a écrite comme en réaction contre ses travaux précédents, après avoir redécouvert, lors d'un déplacement à travers l'archipel de Stockholm, les paysages et des échos de son enfance, auxquels il confronte des tableaux et des événements de la Suède moderne.
    Dans le même temps, paraît une farce pour marionnettes, Le Mardi-gras de Polichinelle, que la critique est surprise de voir succéder à une pièce aussi grave que Pâques, dont le personnage principal, Eléonore, " celle qui souffre à la place des autres ", est directement inspiré de la soeur cadette de l'auteur, Elisabeth, internée en 1898. Après quoi, Strindberg trouve dans sa rupture avec le couple " disharmonieux " que constituent son autre soeur, Anna, et le mari de celle-ci, l'amorce de La Danse de mort.
    Au conflit que vivent les époux, Alice et le capitaine, participe Kurt, l'ami, qui est ici, davantage encore que l'amant, un révélateur. Il débouche sur la réconciliation résignée, " accordée à ceux qui vivent en enfer ". C'est probablement avec ce chef-d'oeuvre (affecté d'une seconde partie où le jeu amoureux de jeunes protagonistes atténue la tragédie des vieux) que Strindberg a été définitivement reconnu, d'abord en Allemagne, puis partout dans le monde, pour ce qui est du répertoire, comme l'un des tout premiers artisans de génie du passage du naturalisme à l'expressionnisme.

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