Brigitte Kernel

  • « On dit que je suis très intelligent mais dès qu'il s'agit de m'exprimer devant quelqu'un mes pensées jonglent et déboulent à toute vitesse. Mes mots se coincent dans ma gorge.
    C'est terrible de se sentir aussi idiot alors qu'on ne l'est pas... Heureusement que j'ai mon chien Trouillard à mes côtés, le seul à me comprendre... » Petit, Albert Einstein est un enfant différent. Moqué par ses camarades, il trouve alors refuge dans les chiffres et les livres. Dans ces moments, son esprit dépasse les barrières. Il veut tout comprendre, qu'on lui explique le monde. Derrière le grand génie, prix Nobel de Physique, se cache un enfant malicieux qui a trouvé sa voie.

  • Quand, en 1842, Charles Baudelaire rencontre Jeanne Duval, come´dienne au The´a^tre de la Porte-Saint-Antoine qui peine a` se faire un nom, le jeune homme a^ge´ de vingt et un ans entame tout juste la re´daction des poe`mes qui constitueront Les Fleurs du Mal.

    Si la relation passionnelle qui se noue lui inspire certains de ses plus beaux poe`mes (« Le serpent qui danse », « Les Bijoux », « La Chevelure »...), elle est mal accueillie par ses contemporains. Jeanne est en effet une « mula^tresse ». La couleur de sa peau de´range autant que ses origines populaires, sa gouaille, son gou^t pour les faubourgs et les guinguettes.

    S'ils sont jaloux, se disputent, se de´chirent, se trompent, en viennent me^me aux mains... les amants demeurent inde´fectiblement lie´s.

    Cette biographie romanesque restitue les tumultes de cet amour, en s'appuyant notamment sur la riche correspon- dance de Baudelaire.

  • Avril 1955, Françoise Sagan, dix-neuf ans, est en tournée promotionnelle aux États-Unis à l'occasion de la sortie de Bonjour tristesse. Fatiguée par les interviews, les séances photo et les dîners mondains, elle ne veut plus quitter sa chambre d'hôtel. Tennessee Williams l'invite alors à le rejoindre à Key West où il demeure avec son amant, Frank Merlo, et Carson McCullers, l'auteure du roman culte Le coeur est un chasseur solitaire.
    Huit ans plus tard, juste avant sa mort, Frank Merlo prend la parole pour raconter ces deux semaines qui ont bouleversé sa vie.

  • « Ils ont dit que j'avais tué ma mère.
    Puis ils ont dit que j'avais tué mon père.
    Enfin, ils ont dit que chez nous, les Hemingway, de génération en génération, tout le monde se tuait ».

    Ce roman est une histoire vraie, celle de Gloria, née Gregory Hemingway (1931-2001).

  • "Voilà, le livre est fini. J'ai posé le point final. Le titre : Une autobiographie. Je ne me sens pas très à l'aise. Mon éditeur va s'en rendre compte... Des pages manquent : ma disparition à l'hiver 1926. Pourtant, j'ai bien écrit ce chapitre. Des pages et des pages, presque un livre entier. Mon secret. Ma vie privée. Une semaine et demie qui n'appartient qu'à moi." C'est une histoire vraie. Un mystère jamais totalement élucidé.
    Une zone d'ombre qui demeure dans la vie d'Agatha Christie. Pourquoi et comment la reine du crime s'est-elle volatilisée dans la nature durant l'hiver 1926 ? Qu'a-t-elle fait pendant ces onze journées ? Pourquoi toute la presse a-t-elle cru qu'elle avait été kidnappée ou assassinée ? Dans ce roman passionnant, Brigitte Kernel se glisse dans la peau d'Agatha Christie pour reconstituer cette étrange disparition.
    Une histoire d'amour, de vengeance et de trahison.

  • «Il regarde la page de journal recomposée et allume le transistor qu'il a dérobé à Evelyne et à Robert, depuis six mois. En six mois de transistor, il a compris qu'il existait autre chose que cet endroit suintant, il a découvert le mot "famille", il a réalisé qu'il n'avait rien à faire dans le cellier, que ses gueux le traitaient comme un chien.
    Avant ? Avant, il leur trouvait de bonnes raisons. Il pensait : "C'est ma faute, je suis méchant." Avant, il possédait moins de vocabulaire ; le transistor n'était pas entré dans son quotidien animal pour lui ouvrir les portes du monde extérieur. Avant, il ne bronchait pas, il ignorait le sens du mot révolte.»

  • Le jeune Léonard de Vinci, séparé de sa mère, vit avec son père, un tyran qui passe ses journées à le gronder. Sensible et rêveur, le garçon trouve du réconfort auprès de son grand-père, un homme cultivé qui l'encourage à développer ses incroyables talents. Car Léonard s'intéresse à tout ! De ses premières tentatives de construction d'un parachute, à sa fascination pour les créatures fantastiques, en passant par sa passion pour le dessin et l'anatomie, il fait déjà preuve d'une grande créativité, mais également d'audace et de générosité.

    DÉCOUVRE LES PREMIERS PAS DU FUTUR GÉNIE DE LA RENAISSANCE ITALIENNE.

  • Fais-moi oublier

    Brigitte Kernel

    • J'ai lu
    • 13 Mars 2010

    À la mort de Louise, disparue au cours d'un reportage dans un pays en guerre, Léa, sa compagne, se réfugie chez un couple d'amis, affrontant avec eux le deuil, la violence de l'actualité, le revirement des passions...
    Peu à peu, l'amitié entre Léa et la narratrice se teinte d'une troublante et irrésistible attirance, tandis que le souvenir de Louise devient de plus en plus douloureux, de plus en plus présent. Que devient le désir quand un drame survient ?

  • Les falaises du crime

    Brigitte Kernel

    Des chalets de mer abandonnés se fracassent par
    pans entiers sur les galets. Les volets couverts de
    planches cloutées sont muets. Plus un battement.
    Pas un crissement. Juste le vent qui frappe, perdu,
    voyageur sans visage qui cogne aux portes et aux
    fenêtres. Sur cette terre, les falaises sont bordées de
    belles bâtisses toutes oubliées par les humains, des
    humains qui y ont ri, aimé, joui les yeux dans les
    yeux, des humains qui se sont disputés, ont cultivé
    des tomates, des salades, ont nettoyé les moules
    trouvées à marée basse, des poissons pêchés au
    filet, bu du calva après le café, du cidre en mai
    quand il fait chaud, et ont vu grandir des enfants,
    des chiots, des lapins, des poussins, puis se fermer
    une à une les portes de ces maisons pour l'éternité.
    Ici à Varengeville, dans le pays de Caux, deux seules
    maisons prêtes à s'affaisser dans la Manche sont
    habitées. Elles ont été revendues «pour rien»,
    comme on dit dans le pays. Un couple de vieillards
    bientôt octogénaires, monsieur et madame Tropardi,
    s'y est installé, il y a deux ans. Et grand-mère
    Marthe qui ne surveille jamais assez sa petite-fille
    Olive. Olive et ses quinze ans... Olive qui va croiser
    la peur...

  • Après trois ans de complicité et d'amour, une femme est tiraillée entre celle qu'elle considérait comme la compagne parfaite et une autre femme qui l'envoûte en un baiser.

  • Dis-moi oui

    Brigitte Kernel

    Après avoir hésité entre deux femmes, la narratrice de ce roman se retrouve confrontée à la question de la reconstruction de son couple. En amour, une seconde chance est-elle possible ?

  • Dans son autobiographie, Agatha Christie prétendra avoir perdu le texte relatant sa disparition de quelques semaines à l'hiver 1926.
    A-t-elle été kidnappée, assassinée comme le laisse entendre la presse de l'époque ?
    Brigitte Kernel se glisse dans la peau d'Agatha Christie pour reconstituer ce chapitre disparu, on y découvre une jeune femme trompée, qui souhaite se venger de son mari volage dans l'Angleterre des années 20.

  • Qui aurait pensé que l'héroïne de l'émission «Retrouvailles» de Clémence T. avait pour nom Eugénie Grandet ? Un personnage de roman. De quoi faire pâlir les téléspectateurs.
    Toutefois, à la différence de son illustre homonyme, parée de toutes les vertus, Eugénie est, avec son époux, Isidore, une adepte des «petits meurtres entre nous».
    Le crime parfait est à la portée de tous, Eugénie en est persuadée. Maud, Paul, Suzanne, et même Isidore, tous sont morts doucement, sans bavure, victimes d'un hasard malheureux servi par l'habileté de la vieille dame ou dicté par la nécessité.
    Mais à malin, malin et demi. Fascinée par ses propres exploits, Eugénie n'imagine pas qu'elle puisse être, elle-même, la proie d'un escroc.

  • Ete d'ecrivains (un)

    Brigitte Kernel

    • J'ai lu
    • 11 Juillet 2002

    Que diriez-vous d'un moment en compagnie d'un grand écrivain, d'un peu de son monde, de ses idées, de son souffle ? C'est ce que nous offre ici, pour notre plus grand bonheur, Brigitte Kernel, en mettant noir sur blanc les paroles échangées avec Pascal Bruckner, Nina Bouraoui, Philippe Labro, Christine Angot, Frédéric Beigbeder, Fred Vargas, Tahar Ben Jelloun, Zoé Valdès, Vincent Ravalec et tant d'autres.
    Depuis 1997, les littérateurs se dévoilent dans l'émission «Un été d'écrivains», ils parlent d'eux et de leurs oeuvres, acceptent de se soumettre à des questions d'enfants désarmantes et de se prêter à un quiz endiablé. Ces rencontres avec les auteurs, au-delà de textes qui nous ont émus, interpellés ou qui nous attendent encore, sont un véritable rendez-vous plein de complicités et de surprises.

  • " La suivre est un exercice délicat mais jouissif, du muscle et du temps, voilà ce qu'il faut, respiration souple, sens de l'observation, je m'offre à fond et je l'aurai.
    Elle ne m'échappera pas, ne quittera pas mon esprit, je le lui interdis. " Dans les couloirs du métro, dans la rue, derrière des lunettes sombres ou les pages froissées d'un journal, une femme suit une autre femme. S'agit-il de sa rivale, de sa psy, de son amante ? Comme un oiseau de proie, elle avance dans l'ombre de ses pas. Jusqu'où la mènera cette traque haletante et mystérieuse ?

  • « Elle dit qu'un jour elle fera réviser son procès ; elle dit que les moyens scientifiques à l'époque de l'affaire n'étaient pas suffisants pour l'innocenter ; elle dit qu'aujourd'hui on saurait exactement ce qui s'est passé ; elle dit que celui que l'on pense mort, que l'on nomme sa victime est en fait toujours vivant, il a dû refaire sa vie, on ne sait pas où, avec quelqu'un peut-être, il y a des gens qui disparaissent comme ça, d'un coup, en allant acheter un paquet de cigarettes... » Quand un auteur de polar rencontre une vraie criminelle, la réalité dépasse de loin la fiction.
    Un roman-choc inspiré d'un fait réel.

  • Andy

    Brigitte Kernel

    En 1968, quelques semaines après l'attentat qui faillit lui coûter la vie, Andy Warhol, par la plume de Brigitte Kernel, se rend de manière étrangement rythmée chez un psy à New York. Il essaie de comprendre la femme qui a tenté de le tuer. Il a du mal à survivre et se sent dans un étrange état d'irréalité. Au cours de onze séances fictives, toutes ses angoisses et frustrations remontent à la surface : son rapport compliqué avec sa mère, le poids de la religion, son homosexualité bridée à l'extrême et son voyeurisme qu'il ne supporte plus. Andy a l'impression d'être une imposture, il compose son art et multiplie les images comme pour effacer ce qu'il juge être taché en lui. Se considère-t-il lui-même comme sa propre oeuvre ? Il s'interroge devant le psy silencieux. Mais qui est donc ce psy ?

  • Le livre amoureux du soir

    Brigitte Kernel

    • Plon
    • 10 Novembre 2016

    « Longtemps, très longtemps, j'ai partagé mes goûts littéraires avec les auditeurs de France Inter. Ce furent sur ces ondes, de beaux moments de vie, de forts instants d'actualité littéraire et de découvertes d'écrivains.
    Longtemps, très longtemps, je n'ai plus eu le temps, le loisir, de lire les classiques, ma vie était occupée par la littérature d'actualité.
    Souvent l'été pourtant, j'ajoutais au choix de romans actuels quelques ouvrages plus anciens.
    Ainsi, il ne s'est pas passé un été sans que je relise un roman de Stefan Zweig, quelques pages de William Blake, sans que je furète dans Les Carnets de Léonard de Vinci, dans le théâtre de Shakespeare ou dans plus étonnant Le Livre des Tables de Victor Hugo.
    Puis vint le temps de la dernière émission de radio et de mes adieux aux auditeurs. Le moment, toutes ces soirées désormais libres à relire toutes les pages cochées à même mes livres au crayon à papier.
    Alors le temps d'une année, j'inscrivis dans mes carnets les phrases de ces auteurs, d'Oscar Wilde à Platon, de Lucrèce à Nietzsche, de Maupassant à Flaubert, de Pierre Louÿs à Anaïs Nin, de Charles Cros à Baudelaire, de Rilke à Andrea Lou Salomé...
    Voici ces extraits, aimés, adorés, lus, relus, certains si essentiels, si prés de nous, d'autres si intrigants, déconcertants.
    Ils sont comme la nourriture de l'heure que l'on pourrait nommer « le moment du coucher ».
    La nuit fut ma vie, le soir l'est devenu avec ce livre amoureux... ».

    Brigitte Kernel  

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