Actes Sud

  • Charles Bertin, qui est né en 1919, a rêvé de sa grand-mère, morte depuis un demi-siècle. Au matin, ce rêve lui est apparu comme le signe qu'il fallait sans délai rendre visite à la petite dame en son jardin de Bruges.

    Dans la manière d'un tissage aux laines délicates se compose alors, au fil du voyage, un portrait d'une tendresse si sensible et d'une véracité si évidente que nul ne saurait lire ces pages sans aller aussitôt à ses propres souvenirs, ni sans ressentir, à l'exemple de Charles Bertin, l'effroi de revoir si bien sans jamais pouvoir franchir le glacis qu'impose la mort.

  • A la suite d'un cataclysme atomique, l'humanité se trouve réduite à une communauté de quelques milliers de vivants rassemblés sur une île.
    Persuadés que la prolifération insensée des techniques a provoqué la mort du monde, les survivants, soumis par force à un dramatique retour aux sources, ont inventé une forme de théocratie pastorale.
    C'est le chef de la communauté, jouissant d'un double pouvoir spirituel et temporel, qui est le narrateur de ce roman d'anticipation, dédié par son auteur à Jules Verne. Lucide et sans illusions, parvenu à un grand âge, il entame son récit à l'instant où une sécheresse sans précédent menace son peuple.
    Journal de combat, relation clinique des derniers jours de l'humanité, méditation sur le sens de la vie, de l'histoire et du temps, Les Jardins du désert donnent foi, malgré tout, dans les dernières chances de l'avenir.

  • Qu'était-il pour elle ? Frère ou amant ? Frère et amant ? Qu'ils fussent nés jumeaux, je l'avais soupçonné dès notre première rencontre dans la nécropole, bien avant de découvrir la ressemblance de leurs traits et leurs yeux couleur de mer.
    Ce ne pouvait être le hasard qui avait machiné le dédoublement de cette mince ossature et la grâce native qui les marquait tous deux du sourcil à l'orteil. Des affinités de rencontre n'auraient pu engendrer cette grâce altière et policée où l'oeil le moins averti décelait une parenté de haute race. C. B.

  • "Cette nuit, l'envie m'est venue d'aller dire bonjour à ma grand-mère.
    Ce n'est pas la première fois qu'elle me manque, mais je n'avais jamais éprouvé avec autant d'insistance le besoin de la revoir. Comme elle est morte depuis près d'un demi-siècle, j'ai pensé qu'il était préférable de me mettre en route tout de suite."

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