Littérature générale

  • Charles Bertin, qui est né en 1919, a rêvé de sa grand-mère, morte depuis un demi-siècle. Au matin, ce rêve lui est apparu comme le signe qu'il fallait sans délai rendre visite à la petite dame en son jardin de Bruges.

    Dans la manière d'un tissage aux laines délicates se compose alors, au fil du voyage, un portrait d'une tendresse si sensible et d'une véracité si évidente que nul ne saurait lire ces pages sans aller aussitôt à ses propres souvenirs, ni sans ressentir, à l'exemple de Charles Bertin, l'effroi de revoir si bien sans jamais pouvoir franchir le glacis qu'impose la mort.

  • Don Juan

    Charles Bertin

    Tandis qu'Anna souhaite vivre avec Juan un amour éternel et s'assure de son emprise en se refusant à lui, Isabelle entend récupérer son séducteur par tous les moyens.

  • A la suite d'un cataclysme atomique, l'humanité se trouve réduite à une communauté de quelques milliers de vivants rassemblés sur une île.
    Persuadés que la prolifération insensée des techniques a provoqué la mort du monde, les survivants, soumis par force à un dramatique retour aux sources, ont inventé une forme de théocratie pastorale.
    C'est le chef de la communauté, jouissant d'un double pouvoir spirituel et temporel, qui est le narrateur de ce roman d'anticipation, dédié par son auteur à Jules Verne. Lucide et sans illusions, parvenu à un grand âge, il entame son récit à l'instant où une sécheresse sans précédent menace son peuple.
    Journal de combat, relation clinique des derniers jours de l'humanité, méditation sur le sens de la vie, de l'histoire et du temps, Les Jardins du désert donnent foi, malgré tout, dans les dernières chances de l'avenir.

  • Qu'était-il pour elle ? Frère ou amant ? Frère et amant ? Qu'ils fussent nés jumeaux, je l'avais soupçonné dès notre première rencontre dans la nécropole, bien avant de découvrir la ressemblance de leurs traits et leurs yeux couleur de mer.
    Ce ne pouvait être le hasard qui avait machiné le dédoublement de cette mince ossature et la grâce native qui les marquait tous deux du sourcil à l'orteil. Des affinités de rencontre n'auraient pu engendrer cette grâce altière et policée où l'oeil le moins averti décelait une parenté de haute race. C. B.

  • "Cette nuit, l'envie m'est venue d'aller dire bonjour à ma grand-mère.
    Ce n'est pas la première fois qu'elle me manque, mais je n'avais jamais éprouvé avec autant d'insistance le besoin de la revoir. Comme elle est morte depuis près d'un demi-siècle, j'ai pensé qu'il était préférable de me mettre en route tout de suite."

  • La romance d'un amour brutalement interrompu par la mort dont l'histoire est contée avec une douce mélancolie, alternant souvenirs et moments présents. La musique de Schubert lui convient à merveille avec des moments de forte émotion, comme le récit de la mort du père d'Aline, les moments de bonheur intense dans les jeunes vies d'Aline et Sabin qui se construisent un avenir plein de promesses au sommet d'une colline du Roussillon, auprès d'une chapelle romane, un trésor que Sabin désire remettre en valeur. Et la solitude qui reprend possession du lieu et de Sabin, les deux semblant avoir perdu leur âme ...

  • Ici la plupart des textes décrivent l'état de servitude, et plutôt du peuple que du "face- à-face" individuel maître-esclave, dans le couple, ou avec un patron. Nous avons choisi d'aller dans la sens de l'aliénation volontaire et sombre que La Boétie fut le premier à dévoiler dans la servitude volontaire, le ContrÕUnÈ que Montaigne publia. Mort à 33 ans il n'a pas eu le temps de continuer. La Boétie anarchiste ? Pas si loin ! Nous ouvrons ces pages à des inédits, qu'on dira ludiques, de Jean-Claude Pirotte, retrouvés écrits à la main en nos tiroirs !
    Les autres dossiers : l'un donne la voi(e)x à un auteur marseillais, Jérôme Bertin : après traducteurs, directeurs de revues et une libraire, nous continuons à faire le tour de tout ce qui fait la "chaîne".
    Nous n'avions pas encore honoré Pierre Courtaud, éditeur de LA MAIN COURANTE, emporté en 2010 par le diabète, maladie qui nous empêchait de le rencontrer hors de chez lui. Il était aussi auteur (notamment à ses éditions et à l'Atelier de l'agneau) et traducteur du chinois, de l'anglais, surtout de son "grand amour"(sic) Gertrude Stein (lisez aussi sa traduction dans le n°9). Une nouvelle rubrique, TRIBUNE, s'entretient du VERS avec IVAR CH'VAVAR et sera ouverte à qui veut lui répondre et/ou examiner un point de vue particulier et unique en POESIE.

    CRITIQUE, Franoise Favretto, Jean Esponde, Régis Nivelle, Jean Azarel

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