Charles Matton

  • Emboîtements

    Charles Matton

    Charles Matton (1931-2008) est un artiste aux multiples talents : cinéaste (La Lumière des étoiles mortes, Rembrandt), peintre, sculpteur, dessinateur (notamment pour la revue Esquire), photographe. Ses oeuvres figurent dans les collections les plus prestigieuses et sa dernière rétrospective (Palais de Tokyo, 1987) fut couronnée d'un grand succès public. Son oeuvre a suscité l'intérêt de personnalités aussi diverses que Françoise Sagan, Jean Baudrillard, Paul Virilio ou Jean-Paul Goude, devenus ses amis.
    Cet ouvrage ressemble pour la première fois l'ensemble de ses « boîtes », véritables univers miniatures dont il fabriquait, tel un artisan, les moindres détails : mobilier, tableaux, papier peint, fenêtres, etc. Ateliers de Bacon, Giacometti, bureau de Freud, loft à New York, café de Flore, etc., elles sont la quintessence de son oeuvre. OEuvres en soi mais aussi sujets de photographies et prétextes à des sculptures et des peintures, elles invitent à une réflexion sur « la profondeur de champ d'une oeuvre [.] dont le thème récurrent n'est autre que celui de la disproportion d'un monde contemporain de sa fin, autrement dit de sa plénitude » (Paul Virilio)

  • A un moment de cette conversation, Alain Finkielkraut cite une phrase de Ruskin : " Tu n'aimeras l'art que lorsque tu aimeras davantage ce qu'il reflète.
    " Comme cette phrase peut sembler cocasse en un temps où il est hors de question pour l'art de " refléter " quoi que ce soit d'" aimable "... Car ainsi en ont décidé ceux qui se sont autoproclamés " spécialistes " es-contemporanéité. Mais de quel droit ? Et comment combattre ce conformisme, comment dénoncer ce terrorisme ? Voilà les questions qu'Alain Finkielkraut, Charles Matton et Ernest Pignon-Ernest posent et auxquelles ils tentent de répondre.

empty