Emmanuel Guy

  • Le Jeu de la guerre de Guy Debord. L'émancipation comme projet. On connaît Guy Debord pour avoir été poète, cinéaste, artiste, théoricien révolutionnaire, directeur de revue et fondateur de mouvements d'avant-garde. Mais il a surtout été stratège. Qu'entend-on par là ? Qu'il a utilisé la poésie, le cinéma, la théorie et l'avant-garde dans le cadre d'un conflit avec la société de son temps. Un objet en particulier dans la production de Guy Debord répond de cet objectif : le Jeu de la guerre, qui avait pour vocation d'aiguiser le sens stratégique et la conscience d'une lutte à mener. Au milieu des années 1950, Debord conçoit un jeu constitué d'un plateau quadrillé et de pions représentant les diverses unités d'une armée. En tant que modélisation de la guerre, ce jeu participe des recherches situationnistes sur l'environnement construit, la vie aliénée et les moyens de s'en émanciper. Tout au long de sa vie, Debord s'y exerce et cherche à le diffuser en dehors des cercles situationnistes. À l'heure où le design - qu'il soit d'objets, de systèmes, d'interfaces ou d'expériences - tend à envahir les discours et à englober de plus en plus de champs de l'activité créative, technique, sociale et économique, et alors que l'art ne cesse de repenser les conditions de sa validité critique, Emmanuel Guy propose ici une réflexion sur le rôle de la stratégie dans tout projet d'émancipation.

  • Analyse l'art pariétal comme le signe de l'existence d'une société hiérarchisée au paléolithique, ainsi que comme expression par des lignages dominants de leur suprématie et de leurs origines mythiques.

  • La préhistoire de l'art : le premier essai à poser un regard artistique sur l'art paléolithique, en décryptant minutieusement ses partis pris formels et ses évolutions stylistiques. L'étude d'une véritable école artistique, fondée sur des canons stricts, témoignant d'une histoire culturelle de l'homme préhistorique - d'une symbolique commune à des populations très éloignées -, qui se dessine à travers l'histoire « visuelle » de ses représentations.
    Jusqu'à présent, on s'est peu attaché à observer, dans le détail, la diversité stylistique de l'art paléolithique. Quelles différences d'expression séparent la représentation d'un cheval ou d'un bison de Lascaux, d'Altamira, ou de Chauvet ? Ces différences nous intéressent parce qu'elles sont le reflet de la diversité même des manières de voir de nos ancêtres préhistoriques.
    Pour la première fois, cet ouvrage pose un regard artistique sur l'art préhistorique à travers le décryptage minutieux de ses partis pris visuels. En examinant plusieurs centaines de figures, il met ainsi en évidence les propriétés d'un style figuratif présent dans tout le sud-ouest de l'Europe occidentale il y a environ 20 000 ans. Il montre aussi comment, au fil du temps, ce même style va peu à peu évoluer vers un naturalisme grandissant tel qu'on l'observe notamment dans l'art de Lascaux. Ces innovations formelles témoignent de l'émergence d'un rapport au monde différent à l'époque de Lascaux ; la transformation conceptuelle est alors caractérisée, sur le plan pictural, par un développement de préoccupations descriptives nouvelles et, en particulier, par un désir farouche de représenter l'espace en trois dimensions.
    La transmission de règles stylistiques pendant des millénaires et sur des distances parfois considérables laisse présager l'existence d'un véritable « enseignement artistique » chez les chasseurs-cueilleurs nomades du Paléolithique supérieur. Elle révèle que, loin d'être réductible à sa seule fonction symbolique ou rituelle, l'art du Paléolithique est aussi le produit d'écoles et de traditions esthétiques que l'on croyait jusqu'alors réservées à des périodes ultérieures, et ouvre ainsi la voie à l'étude d'un chapitre encore ignoré de l'histoire de l'art occidental.
    Seconde édition (2015).

  • Devant la Tunique même que portait le Christ lors de sa Passion, le P. Guy-Emmanuel Cariot nous livre sept magnifiques méditations sur le sens de la vie chrétienne : accepter de se laisser revêtir d'un don d'amour absolu, reconnaître que c'est l'épanchement de la vie divine qui nous sauve.

  • À partir de l'image d'une ville fortifiée et des différents éléments qui la composent (le château et ses salles, la ferme, l'église), le père Guy-Emmanuel Cariot propose une méthode très simple pour identifier les lieux de souffrance et de péché dans sa vie, et comment obtenir la libération. Cette méthode très concrète de combat spirituel est le fruit de l'accompagnement spirituel de l'auteur auprès de personnes en souffrance qui viennent le solliciter en tant qu'exorciste diocésain : elle s'adresse bien évidemment à ceux qui pensent être victimes - à tort ou à raison - des attaques du Tentateur, mais plus largement à tout chrétien qui prend au sérieux sa vie spirituelle en général et le combat spirituel en particulier. Le père Cariot fait le tour de notre vie humaine et spirituelle à travers la visite métaphorique des grandes pièces du château et des bâtisses de la ville : la ferme (notre vie professionnelle), le salon (nos relations familiales et sociales), le réfectoire (lieu des plaisirs mais aussi des addictions), la chambre (lieu de l'intimité conjugale, de la sexualité et du repos), la salle des cartes (les grandes décisions de notre vie), le théâtre (l'imaginaire, les souvenirs), l'église (la vie spirituelle), et décrit les dérèglements de chaque lieu envahi par la souffrance, le péché et les attaques ordinaires de l'Adversaire. Puis il livre une méthode concrète pour libérer chaque lieu de vie et partir à la reconquête de son château intérieur.

  • «Je ne ferai, dans ce film, aucune concession au public.» C'est en ces termes que Guy Debord ouvre son film In Girum imus nocte et consumimur igni en 1978. La formule donne le ton de toutes ses oeuvres cinématographiques, où se mêlent regard rétrospectif sur son parcours de révolutionnaire et critique radicale de la Société du spectacle. À rebours de tout cinéma, Debord élabore ainsi, de 1952 à 1978, une oeuvre filmée unique en son genre, exigeante, corrosive.
    Le détournement, qui consiste à réemployer dans un contexte nouveau une production culturelle préexistante, permet à Debord de porter la contradiction au coeur même de la civilisation capitaliste : par l'image, il en exhibe la vérité cachée derrière ses mensonges.
    Ses films sont ainsi composés de nombreux documents visuels de nature et d'origine diverses : extraits de films, publicités, actualités, catalogues de vente, magazines de charme, reproductions d'oeuvres d'art, cartes et plans, photographies personnelles, etc. Cette collection reflète à la fois une époque et un regard porté sur elle.
    Debord y puise les images qui seront filmées au banc-titre, et y appose des calques où il reporte minutieusement des indications de cadrage et de montage.
    Cet ouvrage propose de présenter ces documents, souvent inédits. Ils reviennent sur la période des années 1960-1970, tout en exposant la technique de travail de Debord. Un essai introductif expose les procédés et les fins d'un art cinématographique singulier :
    L'essai s'appuie notamment sur les filles dévêtues qui peuplent les films de Debord pour y dire, selon un mouvement dialectique, la marchandise ou l'amour. L'ouvrage se veut un objet de référence sur le travail du cinéaste, mené par trois universitaires passionnés par cette oeuvre radicale. Il se veut aussi un livre qui donne la part belle aux illustrations en offrant des reproductions présentées dans un portfolio que des commentaires proposent d'éclairer en annexe : les pin-up et les étalages de nourriture du capitalisme marchand s'y frottent aux visages de ceux et celles qu'il a aimés et aux scènes de bataille qu'il détourne pour représenter le combat révolutionnaire. Les amateurs du cinéma de Debord trouveront là un matériau inédit propre à satisfaire toutes les curiosités, et ceux qui le découvrent seront guidés par l'appareil didactique de l'ouvrage pour pénétrer la fabrique d'un grand détournement dont la création contemporaine, dans tous les domaines, ne cesse de s'inspirer.

  • Une Brève Histoire des Dinosaures du Mésozoïque de France est un livre qui vous invite à un voyage de plusieurs millions d'années dans une époque aux paysages et au climat bien différents où vivaient des animaux fantastiques. Laissez-vous porter dans cette histoire où nos paysages forestiers et agricoles sont remplacée par ce qui ressemble aux Caraïbes et où les dinosaures sont les maîtres incontestés de la planète.

  • L'appel au sujet - entendez l'invitation faite à chacun de se comporter comme acteur dans la société - est bien une réalité dans les différents champs de l'activité humaine : dans la manière de concevoir l'éducation des enfants, en famille ou à l'école ; dans les relations de couple ; dans les rapports des gens au travail, au loisirs, à l'argent, à la consommation, à la santé, à la religion; dans leurs rapports à la loi, à la politique, à la chose publique, à l'ordre, à la déviance, à la marginalité, etc. Dès lors, il est important d'examiner comment la sociologie redéfinit ses concepts et ses théories, en adoptant ce nouveau regard sur la société, ce nouveau paradigme social.

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