Gottfried Wilhelm Leibniz

  • "J'ai lu le livre de ce célèbre Anglais, dont vous venez de parler. Je l'estime beaucoup, et j'y ai trouvé de belles choses. Mais il me semble qu'il faut aller plus avant, et qu'il faut même s'écarter de ses sentiments lorsqu'il en a pris qui nous bornent plus qu'il ne faut et ravalent un peu non seulement la condition de l'homme, mais encore celle de l'univers".
    Leibniz

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  • Trois oeuvres dans lesquelles Leibniz s'interroge sur la métaphysique et sur l'existence de Dieu, en donnant des réponses sous forme d'algèbre comme pour résoudre une équation.

  • La philosophie de Leibniz a posé mille questions à ses contemporains. Sur l'essentiel : les notions de monade, de force et de matière, l'union de l'âme à son corps, le problème du Mal - et sur la validité des solutions que propose l'harmonie préétablie.
    D'où la rédaction, en 1714, deux ans avant sa mort, de deux abrégés systématiques de sa philosophie, la célèbre Monadologie et les exemplaires Principes de la Nature et de la Grâce où Heidegger relève la formulation idéale de la question métaphysique. Leibniz y propose une exposition déductive de son système à partir des principes qui fondent la contingence et les phénomènes...
    Autour de ces deux textes majeurs sont rassemblés des écrits polémiques, lettres, remarques, réflexions, considérations, entretiens, autant de points de vue particuliers sur l'ensemble.

  • Le Discours de métaphysique et la Correspondance avec Arnauld forment des pièces majeures du corpus de Leibniz (1646-1716), essentielles pour comprendre sa philosophie dans les années 1680 et pour en expliquer l'évolution jusqu'à la période de maturité. Ces textes contiennent notamment une métaphysique renouvelée de la substance individuelle, explicitée à l'aide de la célèbre doctrine de la notion complète. L'auteur y rend également compte d'aspects centraux de sa pensée, en particulier concernant le principe du meilleur, la notion d'expression, la réhabilitation des formes substantielles et du finalisme et le système de l'harmonie préétablie.
    L'Académie des sciences de Berlin-Brandenburg en ayant récemment fait paraître l'édition scientifique définitive, cette édition rend plus accessible l'ensemble des textes, brouillons et modifications du Discours et de cette correspondance, ainsi que tous les manuscrits et lettres, permettant d'interpréter plus exactement la genèse et la nature des thèses et arguments de Leibniz, dans un contexte théorique élargi et avec une littérature secondaire récente.

  • On retrouve certes dans les dialogues sur la morale et la religion, rédigés vers 1679, et rassemblant le Dialogue entre un théologien et un misosophe, le Dialogue entre Poliandre et Théophile, le Dialogue entre Théophile et Polidore, le Dialogue entre un habile politique et un ecclésiastique d'une piété reconnue et la Conversation du marquis de Pianèse, ministre d'État de Savoie, et du Père Emery ermite, la finalité théologique qui anime, au fond, toute l'oeuvre leibnizienne. Il ne s'agit cependant pas, contrairement à ce que certains ont pu affirmer, d'un quelconque mysticisme chrétien mais d'un puissant éloge de la raison : l'amour éclairé de Dieu. Le projet de réunion des Églises luthérienne et romaine peut ainsi trouver son pendant dans l'union des savants que Leibniz cherche à établir dans le Mémoire pour des personnes éclairées et de bonne intention, publié en appendice à la présente édition des dialogues.

  • Comment concilier la bonté et la justice de Dieu avec l'existence du mal dans le monde? Puisqu'il est la raison ultime de toutes choses, Dieu n'est-il pas l'auteur du péché? Est-il possible d'accorder sa toute-puissance et sa prescience avec la liberté de l'homme? Les textes rassemblés ici, couvrant la période 1671-1677, témoignent de l'intérêt vif et précoce de G.W. Leibniz (1646-1716) pour ces questions. Ils montrent le jeune philosophe allemand très critique à l'égard des solutions traditionnelles au « problème » du mal, refusant de réduire le péché à un non-être et défendant une forme de nécessitarisme néanmoins compatible avec la liberté. Figure dans cette anthologie la célèbre Profession de foi du philosophe (Confessio Philosophi), publiée dans une nouvelle traduction. Dans ce dialogue rédigé vraisemblablement entre l'automne 1672 et l'hiver 1672-1673, Leibniz expose, pour la première fois de manière aussi complète, une démonstration de la justice de Dieu et la conception qu'il se fait de la liberté humaine. On aurait tort d'y voir simplement la préfiguration des thèses de la future Théodicée. Le lecteur y trouvera, ainsi que dans les textes qui l'accompagnent, l'expression d'une pensée différente à bien des égards et déjà originale.

    Introduction, traduction et notes par P. Rateau.

  • Le Système de l'Harmonie préétablie est un système de communication.
    L'harmonie est une métaphore, que Leibniz reconnaît avoir empruntée à l'art ; la communication est un concept, qui, réglant les rapports perçus entre les éléments, produit et fait fonctionner le système comme tel.
    La notion de communication s'analyse en termes de correspondance, connexion, liaison, commerce, concomitance, accord, entr'expression (ou, figure négative, entr'empêchement). Lancée dans la controverse avec les cartésiens, elle s'applique à la relation de l'âme au corps ; mais encore des corps aux corps, des substances aux substances, des âmes aux âmes, des esprits aux esprits ; mais aussi à ce qui réunit ou sépare les religions, les églises, les savoirs, les cultures.
    La communication traverse le système du monde comme celui des textes : elle est de physique, de métaphysique, de morale, de théologie, d'épistémologie.

  • « Que l'on étudie donc la nécessité des phénomènes matériels et l'ordre des causes efficientes, on trouvera que rien ne se passe sans une cause qui satisfait l'imagination, que rien n'échappe aux lois mathématiques du mécanisme. Que l'on contemple d'autre part la chaîne d'or des fins et la sphère des formes qui constituent comme un monde intelligible, et l'on reconnaîtra que, grâce à la perfection de l'Auteur suprème, les sommets de l'éthique et de la métaphysique se confondent, de sorte que rien ne se fait sans la plus haute raison. Car le même Dieu est à la fois la forme éminente et la cause efficiente première et la fin ou l'ultime raison des choses. Il sied que nous adorions ses traces dans les choses et que non seulement nous contemplions les moyens par lesquels il agit et le mécanisme des causes matérielles, mais qu'encore nous méditions sur les fins sublimes de cette admirable habileté; que nous reconnaissions en Dieu, en même temps que l'architecte du monde matériel, aussi et surtout le Roi des esprits, dont l'intelligence a tout ordonné pour le mieux et créer l'univers comme l'État le plus parfait possible sous le gouvernement du plus puissant et du plus sage des monarques. »

  • Tout au long de son oeuvre, du De arte Combinatoria (1666) aux Nouveaux essais sur l'entendement humain (1700-1704), Leibniz s'est intéressé au grand programme d'une mathesis universalis. Or, même si cette notion a fait l'objet de nombreux commentaires, il n'existe à ce jour aucune étude exhaustive des écrits leibniziens sur la question, ni même d'édition fiable de ces textes. Ce volume rassemble en traduction française l'ensemble des textes connus sur la mathématique universelle. Certains d'entre eux sont complètement inédits et ont fait l'objet, pour la première fois, d'une transcription à partir des manuscrits latins dont nous proposons également une édition. En résulte une vue nouvelle de la mathesis universalis dans la pensée de Leibniz et de la place que ce thème tient dans notre modernité philosophique et scientifique. La publication de ces textes est aussi l'occasion de montrer en acte les rapports précis que pouvaient entretenir logique et mathématique chez Leibniz.

  • « La doctrine du Droit est du nombre de celles qui ne dépendent pas des expériences mais des définitions, ni des démonstrations à partir des sens mais à partir de la raison et qui, pour ainsi dire, sont de droit et non de fait. Puisque la Justice consiste en effet en quelque convenance et proportion, il est possible de comprendre qu'il y ait quelque chose de juste, même s'il n'y a personne qui exerce la justice ni sur lequel elle soit exercée, exactement comme des relations numériques sont vraies, même s'il n'y a personne qui compte ni rien qui soit compté, et nous pouvons prédire au sujet d'une maison, d'une machine, ou d'une république, sa beauté, son efficacité, son bonheur, dans l'hypothèse où elles doivent exister, même si elles n'existent jamais. »

  • Rédigée à Paris en 1673, éditée pour la première fois en 1915, la Confessio philosophi présente la première formulation de ce qui deviendra un thème majeur, l'un des plus mal compris aussi par les critiques, de l'oeuvre de maturité. Dans sa Théodicée, Leibniz en rappellera lui-même le sujet central : « Un dialogue latin de ma façon, où je mettais déjà en fait que Dieu ayant choisi le plus parfait de tous les mondes possibles, avait été porté par sa sagesse à permettre le mal qui y était annexé, mais qui n'empêchait pas que tout compté et rabattu ce monde ne fût le meilleur qui pût être choisi. » L'« optimisme » leibnizien s'exprime ici au plus près de sa source religieuse; la justification de la réalité reconnaît l'ombre comme la contre-partie inéluctable de toute illumination.

  • Au terme de son voyage à Paris, Leibniz consacre plusieurs manuscrits au nouveau calcul des probabilités en plein essor.

  • Le calcul peut-il établir que le nombre des «vérités», puisqu'exprimées à l'aide des ressources d'un alphabet fini, est lui aussi fini et que les hommes en viendront à la longue à ne rien pouvoir dire qui ne soit une redite? Alors serait atteint l'Horizon de la doctrine humaine, sur lequel Leibniz médite en 1693.
    Mais le réel ne se laisse pas enfermer dans les arrangements finis de l'alphabet. Pour qui connaît le détail des choses, le monde ne peut être astreint à l'éternel retour. Le progrès des esprits est dans la croissance sans fin du bonheur de mieux savoir, plus ultra.
    Les deux opuscules sont publiés ici avec d'autres fragments qui en éclairent les tenants et aboutissants.

  • C'est en janvier 1678, dans le De corporum concursu, que Leibniz a adopté la formule mv² comme mesure de la force et a identifié en elle l'invariant d'un principe général de conservation, évinçant le principe cartésien de conservation de la quantité de mouvement.
    Leibniz a caractérisé comme " réforme " (reformatio) cette nouvelle formulation qui rendait possible d'appréhender dans une systématicité originale les lois du mouvement. Le De corporum concursu est publié ici pour la première fois, avec d'autres documents entièrement inédits qui en éclairent les antécédents et les suites. L'Introduction restitue l'état des problèmes qui ont soutenu la formation des idées fondatrices de la philosophie de la nature leibnizienne.
    Un Commentaire suivi, faisant place à la traduction de larges extraits, restitue la signification historique et épistémologique d'un document qui apporte une information entièrement nouvelle sur un moment essentiel dans la constitution de la pensée de Leibniz.

  • " j'ai fait dernièrement (étant à un endroit oú quelques jours durant je n'avais rien à faire) un petit discours de métaphysique, dont je serais bien aise d'avoir le sentiment de m.
    Arnauld ". leibniz annonçait en ces termes, en février 1686, à l'un de ses nombreux correspondants, l'achèvement tout récent de ces fameux trente sept articles.
    Ce discours offre, avec une remarquable densité, le premier grand exposé d'ensemble des principes généraux d'une métaphysique qui jusque là se cherchait encore à travers de nombreux travaux partiels ; c'est cette synthèse, qui sera bientôt reprise par d'innombrables opuscules, qui inspirera encore les grandes oeuvres de la maturité (théodicée, monadologie, principes de la nature et de la grâce).

  • Ce volume comprend deux tomes publiés et annotés par Gaston BRUA La première édition remonte à 1948 dans la collection "Bibliothèque de philosophie contemporaine".

  • Rédigée en 1666 à des fins universitaires (obtention d'un doctorat dans les deux Droits), la Disputatio De Casibus Perplexis in Jure de Leibniz aborde la question de l'ordonnancement juridique, à l'occasion d'une étude consacrée aux énoncés circulaires apparaissant dans le cadre des affranchissements, des legs et des sûretés. Elle montre que leur suppression consiste à rétablir un ordre de priorité chronologique ou normatif entre les termes en présence, par la maîtrise des relations genre/espèce et la formulation de règles justifiant les exceptions. La hiérarchie des normes et l'insertion des dispositions dérogatoires dans un véritable jus commune, deviennent alors les pierres de touche d'une analyse encore actuelle, dont l'originalité tient au fait qu'elle applique les techniques d'interpretatio legis des Commentateurs du mos italicus, et parvient à les intégrer dans une véritable organisation classificatrice du Droit conduisant directement à la codification. Le rationalisme juridique de cette Disputatio devient ainsi l'expression par excellence de trois siècles de doctrine consacrés à l'argumentation topique et à la suppression des cas perplexes par l'introduction des circonstances dans l'évaluation des rapports sujet/prédicat.

  • La monadologie la substance, que leibniz appelle de préférence la monade, est simple, par opposition aux agrégats ou composés, qui ne sont que des amas de substances simples. et la raison qui fait qu'il doit y avoir des substances simples, c'est qu'il y a des composés sinon ceux-ci ne seraient que des fictions ou des êtres contradictoires. de la simplicité de la nomade, il suit qu'elle n'a pas de parties qu'elle est l'élément indivisible, et comme le véritable atome. elle en résulte donc pas d'éléments, elle n'a pas commencé d'exister par gradations lentes, mais elle ne peut être que créee, c'est-à-dire appelée d'un seul coup a l'existence. de même elle ne peut être détruite naturellement, c'est-à-dire par décomposition: si elle doit disparaître, ce sera par anéantissement .maurice halbwachs ecrite en français en 1714 pour le prince eugène de savoie, la monadologie fournit une vue d'ensemble du système de leibniz et en expose les thèses fondamentales : la matière, l'espace et le temps que nous percevons n'existent pas en soi : il n'y a que des réalités logiques et des points métaphysiques, les nomades ; le phénomène sensible n'est que la représentation confuse d'une réalité qui se dissimule en lui et qui est faite de nomades et d'interactions entre nomades. jacques rivelaygue edition écrite établie par emile boutroux, précédée d'une étude de jacques rivelaygue , la monadologie de leibniz, et suivie d'un exposé d'emile boutroux, la philosophie de leibniz

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