Hortense Dufour

  • Port-des-vents

    Hortense Dufour

    • Signe
    • 23 Avril 2021

    « Quand on nai^t femme, ici, il faut savoir tout faire. Aimer, accoucher, allaiter l'enfant, peiner au me´nage, a` la lessive, s'activer au plus dur : courbe´es sur la vase, les mains rougies, peiner au parc des hui^tres et des coquillages ; renai^tre, mourir ici. » A` Port-des-Vents, village-i^lot charentais borde´ par l'oce´an, souffle un vent continu, ravageur. Parmi les habitants, une ligne´e de femmes puissantes, soude´es, qui habitent une petite maison de pe^cheurs. Les hommes de la famille sont morts. Le rude monde marin et les passions se sont charge´s de ces morts- la`. Les femmes, elles, reba^tissent sans cesse ce que le vent de´truit. Autour d'Ade`le, l'ai¨eule, vivent quatre ge´ne´rations de femmes :Adrienne, Marjolaine, Indiana et Elena. Il y a celle, enfin, par qui tout est arrive´ : Adrienne. « Tout est de la faute de la belle Adrienne. » Car a` Port- des-Vents, les passions sont de´vastatrices...

  • Une biographie romancée de l'aventurière américaine

  • Loin, loin du hameau.
    Loin.
    Là où il naîtrait à part entière.
    Cet enfant si beau, si singulier, a semé le trouble dans cette famille de propriétaires terriens. Le malheur d'être né trop tard.... Pendant son enfance, Michel, baptisé « Bel Ange » par Tante Didine, ne connaîtra l'affection, la douceur, la poésie des choses qu'auprès d'elle ; et le bonheur à l'ombre d'un acacia où il s'adonne à sa passion du dessin. Plus tard, il rompt avec le hameau pour suivre ses études près de La Rochelle. Un « nouveau monde ». Là, il habite chez Rose, une vieille dame adorable, éprouvée par la vie, malmenée par son entourage. Comme Didine... Alors Bel Ange, par son esprit rebelle, son inclination pour les plus fragiles, son insolente jeunesse, va bousculer l'ordre des choses. Et faire souffler un vent de liberté dans l'existence de celle qui est devenue sa protégée....

  • Le bouchot

    Hortense Dufour

    Un bouchot, c'est l'ensemble des pieux, en charente-maritime, fichés dans la vase, auxquels s'agglutinent les moules. mais le bouchot, c'est aussi le nom de la maison - du baraquement devrait-on dire - qui s'enfonce lentement dans la vase du marais charentais où vit une singulière famille. celle de monsieur le juge, parti en tunisie rejoindre une nouvelle affectation, laissant derrière lui épouse et enfants. le bouchot, ce pourrait encore être térésa violoncelliste et accordéoniste à ses heures, la femme de monsieur le juge. mais avant tout, le bouchot est la véritable souche à laquelle s'accrochent, pour survivre, les enfants, zino l'aîné, obsédé par les squelettes, océan la narratrice, mais aussi nonno, le grand-père italien, flûtiste, et zia, la grand-tante pianiste, éternels amoureux. {le bouchot}, c'est huit ans de la vie d'une famille peu ordinaire qui, par la musique et le rire, métamorphose le sordide en truculence et le drame en cocasserie. un univers rude et merveilleux, plein de bruits et de fureurs soudaines, de farces, de folie, de drames, de drôlerie.

  • Les travailleurs itinérants, logés dans des caravanes où s'entassent femmes et enfants, forment un monde à part. Éléonore habite la roulotte de son père, chef du chantier « la Marie-Marraine ». Parmi les grues, elle a déjà perdu son frère. Lucie, son amie, y laissera Martial, tandis que Lucien lui ouvre des horizons nouveaux. Mais peut-on quitter ce monde entre violence, farce, folie et drame ?

  • La famille Jansuire a fait fortune sous le Second Empire en fabriquant des cerfs-volants. Mais cette fortune, elle la doit moins à l ingénieux Léon qu à la richesse de Marie, sa terrible épouse, maîtresse femme de sinistre mémoire. En 1914, l entreprise toujours florissante est mise en péril par le départ précipité des hommes au son du tocsin. Les descendantes de Marie, jusqu'à son arrière-petite-fille Gilberte, doivent prendre en main leur destinée, en espérant des jours meilleurs.

  • D'une cruauté lucide et d'une drôlerie passionnée qui n'appartiennent qu'à Hortense Dufour, voici un roman explosif.
    Satire de la Colonie aux iles Comores en 1967, juste avant leur accession à l'indépendance, le Tournis met en scène des personnages plus loufoques, affreux et cependant attachants les uns que les autres. A Moroni, nous siégeons aux côtés du Juge, père de l'héroïne, au tribunal de grande instance : excellent poste d'observation de cette micro-société d'un temps que l'auteur espère révolu.
    La belle prostituée, Marie Cocotier, et son Bambou Bar, la blanche Marie-Eve, amie d'enfance de la narratrice, la malheureuse Paule Kouglof, femme du haut-commissaire, la superbe Edmonde Begounia, femme battue, et Salim, Aba, les Comoriens : tout un monde de violence étouffée qui finira très mal.
    Et pourtant, le Tournis est une histoire d'amour. Entre père et fille, entre les hommes et l'objet de leurs désirs, entre l'héroïne et Santiagon, au coeur battant sans cesse, tel celui d'un requin dépecé vif sur la plage de Bangoï Koini et qui deviendra l'homme de sa vie.

  • Moi, Néron

    Hortense Dufour

    • J'ai lu
    • 13 Novembre 2001

    «Il ne faut pas contrarier un poète, à la voix de soie et d'or. Il ne faut pas assombrir le soleil, en faire un pic et un pieu qui brûle l'âme sans la réchauffer. Je suis mort à cause de l'amour. Moi, Néron, je n'ai jamais couché pour réussir mais pour remercier.» Ce que nous savons de Néron, nous le devons à ses biographes et aux historiens. Il était temps de donner la parole à l'intéressé, de lui permettre de s'expliquer enfin. Grâce à la plume complice d'Hortense Dufour, l'empereur dévoile avec un mélange de candeur et de passion ce qui l'a poussé aux pires extrémités, lui, le sage disciple de Sénèque. Aucun regret dans cette confession, il revendique tous ses actes. Qui pourrait s'en étonner ? Après tout, quel grand artiste renierait son oeuvre sous le seul prétexte qu'elle est décriée ?

  • " Gabri ", " Minet-Chéri ", " Colette " : Gabrielle Sidonie Colette naît le 28 janvier 1873, fille de Sido et du Capitaine.
    Sido qui lui transmet, notamment, l'amour de la nature, des mets fins, et le Capitaine qui lui lègue ses grands cahiers, ses volumes reliés aux feuilles désespérément blanches, qu'elle se chargera de noircir. De la série des Claudine à La Fleur de l'âge se dessine l'histoire intime d'une femme aux multiples amours, une femme scandaleuse et provocante. Après l'apprentissage commence la vie dans le monde, Willy et ses ateliers, la marquise de Morny, dite Missy, les spectacles de music-hall et la vie dans un Paris où tout est possible.
    Et puis Colette se " range ", épouse le baron de Jouvenel, devient mère. Mais quelle mère peut-elle être, elle pour qui la liberté n'a pas de prix ? Enfin ce sera la rencontre avec Maurice Goudeket, le " meilleur ami ", et les longues heures passées à écrire sur le lit-radeau, devant la fenêtre ouvrant sur le Palais-Royal, vagabonde assise éclairée par son fanal bleu. Pour Colette, l'écriture est un métier autant qu'un plaisir, qui lui permet de survivre aussi bien que de vivre.
    Colette et sa double fidélité, à sa mère d'abord, et à son style : elle n'écrit que ce qu'elle vit, ce qu'elle voit, tout en chargeant l'écriture de donner à la vie une dimension que la vie seule ne peut avoir. Colette et son prodigieux sens de l'amitié, mais aussi son âpreté née de la peur de manquer. Colette la scandaleuse qui donne à la littérature française ses plus belles phrases. Hortense Dufour signe ici un texte dense et flamboyant, véritable roman de la vie de Colette.
    Elle a déjà publié aux éditions du Rocher Salve Regina, Eléonore par-dessus les moulins et Le Perroquet de Tarbes.


  • Biographie de l'impératrice Elisabeth d'Autriche et récit de sa destinée hors du commun. Née en Bavière en 1837, elle devient, dès l'âge de seize ans, l'épouse de l'empereur François-Joseph. La passion que le couple impérial éprouve l'un pour l'autre ne protégera pas la jeune femme des coups du destin, de la dureté du protocole et du poids de sa fonction.


  • marie stuart est une incontournable et fascinante figure de la renaissance.
    fille de jacques v roi d'écosse et de marie de guise, une grande princesse française, marie naquit en écosse le 8 décembre 1542. son père mourut aussitôt. elle fut sacrée reine d'écosse à l'âge de neuf mois et reçut trop jeune les plus glorieux hommages. sa singulière beauté et son orgueil tracèrent les fatales arabesques de cette existence hors du commun.
    mariée à françois ii, fils du roi de france henri ii et de catherine de médicis, marie connaît la gloire et l'enchantement de vivre à la somptueuse cour des valois.
    veuve à dix-huit ans, elle veut à toute force régner sur son lointain royaume: l'écosse.
    seule en une cour de lords calvinistes, avides, hostiles, convoitant sa beauté et surtout sa couronne, marie va rencontrer la trahison. elle se mariera deux fois, mal.
    elle épouse, au mécontentement de sa cousine, pire ennemie elizabeth 1ère, le décevant lord darnley dont elle aura un fils, le futur jacques i roi d'angleterre.
    subjuguée par le séduisant comte de bothwell, marie bascule dans la passion.
    bothwell assassine darnley et épouse marie stuart au mécontentement des lords et de la cour. des péripéties sanglantes suivent ce mariage qui déclenche la révolte des lords. marie stuart commet alors la folle imprudence de croire à l'hospitalité de sa cousine elizabeth 1ère, l'implacable reine-vierge. elle ignore que vingt années de dures prisons anglaises l'attendent. elles aboutiront à son procès et à son exécution à fotheringhay, le 10 février 1587.
    son héroïsme devant la mort, la décapitation non sans cruauté, a impressionné même ses ennemis.
    elle allait avoir quarante-cinq ans, reine déchue qui avait brodé sa devise en ses années de captivité : en ma fin est mon commencement. pour ses fervents alliés, elle demeure fidèle à son sacre et fut la martyre de sa foi catholique. elle est entrée pour toujours dans le mythe.

  • Biographie romancée de la marquise de Pompadour, courtisane et favorite de Louis XV pendant vingt ans, amie et amante du roi, mais aussi conseillère politique et culturelle à la cour.

  • Par un grand jour d'été, à treize ans, Jeanne est foudroyée par le « mystère » : des « voix » se font entendre, l'ange lui a parlé... À dix-sept ans, elle obtient à Vaucouleurs un habit d'homme, un cheval, une petite troupe et elle se rend ainsi à Chinon... Là-bas, elle reconnaît le dauphin. Ébranlé, convaincu, ce roi sans sacre lui fournit une armée, une armure et cet étendard qu'elle adore... Elle mène à la victoire le roi de France, contre l'Angleterre et ses alliés. À dix-huit ans.
    Puis c'est la disgrâce, les trahisons. L'échec devant Paris. Condamnée au bûcher pour hérésie, Jeanne est brûlée vive. Son dernier cri est « Jésus ! » Elle avait dix-neuf ans.
    En 1456, le roi demandera le procès en réhabilitation de Jeanne. La « Nation France » est née avec elle. En 1920, l'Église, qui l'a condamnée, l'a canonisée. Jeanne d'Arc est la seconde patronne de la France. Mais elle est aussi Jeanne d'Arc la Pucelle, « Jeanne sans portrait, sans sépulture » selon André Malraux, et Jeanne, le plus grand soldat de cette France, plongée dans cette guerre de Cent Ans sans fin ni mesure...

  • En 1894, Marie Breuillet a quinze ans et habite les Borderies, au nord-ouest de la Charente où les secrets de famille sourdent.
    Fille d'un producteur de cognac et d'une glaneuse, elle hérite de la passion pour le cognac. Son père la forme pour sa succession. Malgré les ennuis, le phylloxéra, la fuite de sa mère, Marie doit négocier sa place, à force de courage et à d'audace.

  • " Marennes est pour moi bien plus qu'une bourgade de 5000 âmes : j'en restitue les lumières et redessine les ombres. " Dans ce bourg qui vit au rythme de l'océan Atlantique, la petite Christine reçoit une éducation singulière. Or qu'est-ce qu'être une enfant et une adolescente dans la France des années 50 et 60 ? Surtout dans cette Saintonge et cette famille où sa mère, italienne rejetée par l'époque comme par son mari volage, lui confie un destin peu commun : partir pour devenir écrivain envers et contre tout. Contre les silences du village qui conduisent cette tribu à vivre en autarcie dans un pays où certains règlent leurs comptes à coups de fusils chargés au gros sel. Contre la solitude d'un exil que la maisonnée déjoue en offrant l'hospitalité aux personnages fantaisistes, mal aimés pour cause de différence. Contre l'isolement, les spectres de la Seconde Guerre, un voisin qui jette des sorts et dénonce... Mais c'est aussi le temps de l'insouciance, des bonheurs sans retenue, des peurs domptées, des rivalités frère soeur, des roses trémières odorantes, des camaraderies d'école, des visites chez la bijoutière attendrie ou le coiffeur truculent, des paysages apaisants... Au travers d'une nostalgie sans compromission, Hortense Dufour, en dépeignant avec fougue ces souvenirs d'enfance, brosse le portrait d'une France aussi chaleureuse que dure, enjouée que splendide. Une famille et une histoire dont l'océan ne fut qu'un témoin silencieux.

  • Non ! Le saulnier ne veut pas que sa fille, la très belle Casilda, use son existence à récolter l'or blanc.
    La jeune fille aime les marais et voudrait perpétuer la tradition familiale mais son père en est sûr, cette vie de misère, brûlée par le soleil et le sel, n'est pas faite pour elle. Le saulnier voudrait tant que sa fille devienne une dame en épousant un des deux hommes très puissants qui la convoitent...

  • Le 9 juin 1944, les Allemands pendaient une centaine de jeunes otages aux balcons de Tulle. Ce drame pèsera sur la mémoire d'une ville mutilée et enfermera ses habitants dans le silence. Il détermine aussi, avec ses fantômes, le destin des personnages du Château d'absence dont plusieurs ont vécu l'événement.
    Vingt ans après, d'autres passions, de nouvelles épreuves s'ajoutent à ce souvenir douloureux. Ainsi, par avidité, Louise Theillac sacrifie-t-elle sa fille Anne-Marie, en lui faisant épouser Julien Laprade, le garçon le plus riche de la région. Ainsi, Aude Bonnelieu et son frère Luc vivent-ils chacun une sorte de calvaire. Aude, la meilleure amie d'Anne-Marie, choisit par défi un autre héritier, Guillaume Castaigne. Luc, devenu prêtre, est un témoin horrifié qui accompagne en priant la marche au malheur de tous. Il cherche, au-delà du mal, la "rude vérité de la joie".
    Hortense Dufour place ces êtres mauriaciens sous la lumière de Bernanos. Contre l'oubli, elle assemble un vitrail symbolique aux couleurs vives, presque brûlante. L'indigo, le bleu de Sienne, l'azur ou le mauve s'y marient avec le rouge des fleurs, de certains orages, sur le blanc d'un drap/linceul orné de colombes.

    Photo Ulf Andersen

  • Si le sable et la mer ont tout effacé, s'il ne reste rien ni du palais ni du tombeau de Cléopâtre et de Marc-Antoine, leur histoire d'amour ne cesse d'obséder l'humanité. Comme la vie même de cette fabuleuse reine d'Egypte placée sous le signe des armes et des larmes, du sexe et du sang, des passions et des poisons.
    Janvier 69 avant Jésus-Christ. Une petite fille naît à Alexandrie, au palais de la Lochias : Cléopâtre VII Philipathor. Son père ? Ptolémée XII, un souverain détesté qui dilapide le royaume. Sa mère ? Typhaïa la jouisseuse, une des nombreuses favorites. La famille s'agrandit d'une soeur prénommée Arsinoé et de deux frères, Ptolémée XIII et XIV, que Cléopâtre devra épouser. Très vite, les drames se multiplient : sa soeur aînée est assassinée par son père. La petite Cléopâtre se jure dès lors de régner seule et d'éliminer sa fratrie homicide. A 20 ans, elle devient reine d'Egypte, conquiert César, l'homme le plus puissant du monde, auquel elle donne un fils. Ses atouts ? Son intelligence, sa ruse, son mystère et son étrange beauté. César assassiné, la catin du Nil comme la baptisent ses ennemis séduit un autre Romain flamboyant : Marc-Antoine. Leur passion bouscule les conventions. Et Octave, successeur de César, ne supportant pas cette femme qui rêve d'unir l'Orient et lOccident, décide d'engager une guerre sans merci contre les deux amants.
    Batailles, trahisons, violences, défaites. Son amant mort, ses enfants étranglés, abandonnée la reine met fin à ses jours. Elle a 39 ans. L'Egypte devient une province romaine. Cléopâtre a été son dernier pharaon.

  • Voici une tragédie saintongeaise, qui est aussi une tragédie nationale : celle de la déportation en 1793 de centaines de prêtres non jureurs en l'île Citoyenne, aujourd'hui île Madame, où leur lent calvaire s'acheva dans la mort. Le décor ? Le marais de Brouage en Charente-Maritime, les vasières où l'on récoltait le sel et où l'on faisait la poudre. Les protagonistes ? Un saulnier et sa fille, Casilda, somptueuse et convoitée de tous : le Timonier, qui ne rêve que d'elle et de purifier cette époque de folies où les hommes se déchirent : le Procureur retors, doté d'une mère convulsionnaire et mystique égarée, l'esclave noir Oséko, fidèle à l'éblouissante Tia, déportée d'Afrique comme lui, quelques personnages encore, porteurs de la gloire des modestes.Mais nul n'échappe à l'amour sinon par la mort, et c'est en croyant éviter la passion fulgurante du Timonier et celle malsaine du procureur au prix d'un mariage paisible, c'est-à-dire inexistant, que Casilda va découvrir la Passion, la vraie, celle de solitude, de sacrifice, d'Espérance et de Foi. Ainsi se dénoue toute tragédie : le Message est à portée de soi, l'Amour se paie de patience et d'une folie supérieure...

  • C'est à Meaux, chez une jupière travaillant à domicile, qu'Hortense se rend pour y renouveler sa garde-robe. Partagée entre l'officine éditoriale de Paris, où elle lit à longueur de jour, et Meaux, la ville des bigotes et de Bossuet, Hortense aborde un nouveau monde : il y a la jupière au corps ambigu, qui terrorise ses rares clientes ; il y a La Poisson, poissonnière de son état, d'une vulgarité affriolante ; il y a monsieur Jeanjean, qui rumine ses mesquineries dans une odeur de vieux garçon. Est-ce là, pour Hortense, le début d'une double vie, le début du "chaste adultère" ? Bercée au rythme du train de grande banlieue qui la mène de Paris à Meaux, Hortense, héroïne espiègle de son propre roman, s'initie au plaisir, parmi les petites gens qui cachent leur jeu et les commères liftées qui agitent la vie parisienne.

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