Lelievre M-D.

  • Comment être un enfant mal-aimé sans devenir un adulte brisé ? Comment entrer à Polytechnique quand on n'est pas allé en classe avant la 5e ? Comment devenir riche en se ruinant ? Comment financer ses rêves avec des inventions industrielles décoiffantes ? Comment s'y prendre pour faire élire un président de la République ? Comment être jeune à quatre-vingt-dix ans en mangeant des sardines ? Comment lancer des journaux qui deviendront cultes ?

    Claude Perdriel est de ces êtres qui ont « changé la vie » d'une génération. Son destin traverse et révèle plus de sept décennies de mutations françaises.
    Intense et gaie, sa vie est un roman d'apprentissage. Non seulement il n'a cessé d'imaginer des produits industriels ou des journaux comme Le Nouvel Observateur ou Le Matin de Paris, mais il s'est inventé lui-même.

  • Marie-Dominique Lelièvre est une grande portraitiste et une vraie enquêteuse, ce qui fait d'elle une biographe différente des autres, privilégiant le détail et l'interprétation aux faits habituels qui se suivent dans une biographie traditionnelle. Elle a prouvé tout son talent dans Sagan à toute allure, qui s'est vendu à 50 000 exemplaires, et dans Gainsbourg sans filtre, réédité l'année dernière chez Flammarion.
    Elle livre là un portrait nouveau de Yves Saint-Laurent, qui en redonne depuis l'enfance la trajectoire unique et raconte comment peut se construire une légende, avec du vrai, avec du faux et avec du rêve. La légende de Saint-Laurent ne s'est pas construite toute seule, elle est aussi l'oeuvre d'un homme aux talents multiples, Pierre Bergé :
    Saint-Laurent parlait du couple qu'il formait avec lui comme de l'« aigle à deux têtes ». Marie-Dominique Lelièvre essaye aussi de raconter ce qu'on ne sait pas de leurs échanges dans le domaine du goût, de la mode, de l'art et de l'argent.

  • Démarqué de la star Gainsbourg, musicien génial, un portrait vérité de l'homme Ginsburg l'artiste, loin du mythe et du personnage de dandy provoquant et décadent.


  • C'est une maison de rêve. Une maison de vacances belle comme une image, avec tous ses accessoires, piscine, figuiers, solarium, cuisine-laboratoire. Gabrielle la désirait. Son mari, un architecte beau comme Steve McQueen, l'a construite. Pourtant, le lieu se transforme en piège minéral. L'homme se mure dans le silence. L'enfant s'enfuit. Une société de sécurité rôde. L'angoisse monte. Gabrielle erre dans sa maison de rêve, regarde son mari de rêve, cherche le mode d'emploi de cette existence de rêve. Bâtir une maison sublime, d'accord. À condition d'habiter sa vie. Je vais de mieux en mieux est le portrait de deux anti-héros de notre époque, enfantins et désarmés.

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