Peter Schneider

  • Début des années 80, un écrivain, berlinois de l'Ouest, va et vient de part et d'autre du mur partageant sa " ville siamoise ".
    A l'Est, il rencontre des anonymes, des dissidents ; il écoute des histoires : ce chômeur qui sauta quinze fois le mur vers... l'Est, ces écoliers passant à l'Ouest pour voir des westerns. Ce portrait de ville, ces tableaux vivants ne lèvent pas toujours le mystère, la censure, car le mur est aussi dans les têtes et chacun parle la langue de son Etat. Cette langue murée, Schneider s'emploie à la réunifier pour empoigner les questions qui le hantent : Qui suis-je ? Que signifie être allemand ? En novembre 1989, le mur tombait ; aujourd'hui, à lire cet ouvrage crépusculaire, l'on se dit qu'il a peut-être cimenté les consciences pour longtemps.
    A Berlin, comme ailleurs.

  • C'est en 1977, à Sao Paulo, que le narrateur de ce récit rencontre cet homme-là pour la première fois. Il ne l'a jamais connu et pourtant c'est son père... Longtemps, cet homme-là ne vivait, pour lui, que dans une mémoire incertaine, la mémoire d'une Allemagne qui s'est voulue amnésique - xxx que le passé s'incarne soudain dans un individu autoritaire et détestable. Le narrateur sait que l'époque a fait de cet homme-là un proscrit, un xxx un criminel de guerre auquel l'humanité demande des comptes. Mais dans cette proximité nouvelle, il s'interroge : que sont les crimes d'un père xxx un fils ? Comment peut-on hériter d'une culpabilité qui ne vous appartient pas ? A partir de quelle cicatrice l'histoire du siècle devient-elle une douleur singulière ? Par l'auteur du Sauteur de mur, publié chez Grasset en 1983.

  • Pendant des années, de maison en maison, Peter Schneider a transporté un carton contenant la correspondance de sa mère. A l'âge où l'on se rend compte qu'on a vécu plus de temps qu'il ne nous en reste à vivre, il se décide à l'ouvrir. Une lecture ahurissante : l'image traditionnelle de l'épouse qui s'est sacrifiée pour ses enfants, décédée alors qu'il avait moins d'une dizaine d'années, vole en éclats. Cette femme qu'il a peu connu n'a pas seulement aimé ses quatre enfants et son mari, mais aussi, éperdument, le meilleur ami de celui-ci, un célèbre metteur en scène d'opéras.

  • Jahrzehntelang haben ihre Briefe aus der Kriegs- und Nachkriegszeit ungelesen im Schrank gelegen. Als Peter Schneider sich endlich entschließt, die in Sütterlin geschriebenen Briefe seiner Mutter transkribieren zu lassen, stößt er auf eine unglaubliche Geschichte - eine offene Dreiecksbeziehung. Eine aufwühlende Recherche beginnt. Aus den Briefen seiner Mutter und seinen eigenen Erinnerungen rekonstruiert Peter Schneider seine Kindheit und zeichnet ein vielschichtiges Porträt einer faszinierenden Frau, die ohne Rücksicht auf die Konventionen der Zeit ihren Leidenschaften folgte.

  • Le 9 novembre 1989, le monde saluait dans l'émotion la chute du mur de Berlin et les Allemands en liesse bénéficiaient pour la première fois de la sympathie que l'on accorde aux opprimés qui se libèrent. Mais à ceux de ses compatriotes qui espéreraient profiter des événements pour s'installer dans le confort bienfaisant de l'autosatisfaction ou de l'amnésie, Peter Schneider, le sceptique, tend ici un miroir sans complaisance : non, le mur n'était pas uniquement le symbole de la guerre froide, il était avant tout une conséquence de la guerre tout court ; non, le 9 novembre 1989 ne peut effacer la nuit de cristal du 9 novembre 1938 ; oui, xénophobie et dogmatisme continuent de hanter la société et la pensée allemandes. Avec une ironie lucide, au fil d'anecdotes éclairantes et d'analyses pertinentes, Peter Schneider nous guide à travers la réalité confuse et parfois drolatique d'un pays qui se cherche, d'un pays qui nous est proche et que nous avons tout intérêt à connaître pour ce qu'il est.

  • Berlin, années 1983-1984, avant Gorbatchev. Le calme apparent avant la tempête. Edouard, biologiste moléculaire et professeur à l'université, plaît aux femmes. L'une d'elles lui dit un jour : Tu ne sais pas ce qu'est l'amour. Son esprit scientifique s'insurge et il constitue un petit dossier sur la durée moyenne des relations amoureuses. Une première évaluation démontrait que la vie d'un couple avait une espérance de durée de 3 ans, 177 jours et 2 heures. Edouard entame sa quatrième année de mariage non officialisé avec Klara. Le livre va suivre la relation d'Edouard avec Klara, avec ses amies Laura et Jenny, son grand-père, ses étudiants, le couple Théo et Pauline... Qu'est-ce qui lie les gens les uns aux autres ? Un homme à une femme, un grand-père nazi à ses petits-fils, un homme à son enfant ou à son métier, deux jumeaux ? Peter Schneider exprime ici, avec humour, la difficulté de vivre, encore accrue par la manie de réfléchir sur ce que l'on vit, l'angoisse du passé nazi, la bonne volonté qui vous force à respecter tout le monde, engendrant des embarras sans fin.

  • Aims to take you on a voyage into the canyons of the world's oceans, charting our exploration of Earth's final frontier and its inhabitants as it descends from bright coral reefs to the eternal, cold darkness of the abyss.

empty