Atelier De L'agneau

  • Ce livre est une rencontre où le jour oscille (Lincken) non loin du centre tremblant de nos illusions (G.Hons). Dans À, itinéraire suédois, Piet Lincken inclut à sa poésie des poèmes d'Edith Sôdergran qu'il traduit. L'écriture de Lincken tout comme celle d'Eclith Sôdergran, poète majeure en Scandinavie (1892-1923, finlandaise d'expression suédoise), montrent un travail sur la notion de rive, de limite, et aussi sur la langue. S'en suit une vie jaillissante, panthéiste. L'auteur-traducteur, par ses pérégrinations de l'esprit et du corps, balise ainsi un espace, dans un parcours intime de thèmes et d'images, et intègre au livre des relevés de tous ordres : climatiques, latitudes, lieux, lettres et mots prenant un caractère incantatoire, etc. itinéraire dans la langue, itinéraire géographique, itinéraires dans le temps et dans la pensée, ce livre polyphonique est réédité ici dans une nouvelle version augmentée de nombreux textes et visuels.
    J'existe rouge. Je suis mon sang.
    Je n'ai pas renié Eros.
    Mes lèvres rouges brûlent sur tes froides dalles sacrificielles.
    ES.
    La piste est à moi.
    Si les dieux font que je m'écarte des sentiers balisés, alors que je ne revienne plus.
    P.L.
    Piet Lincken, écrivain et poète d'expression française (Belgique-Suède) né en France. Reconnu au niveau international, il est également traducteur de la littérature de langues nordiques, compositeur, pianiste/organiste professionnel et artiste visuel. Il vit régulièrement en Scandinavie. Photographies de Piet Lincken

  • Un texte bilingue est signé H.D Thoreau, l'auteur de WALDEN.
    Il est traduit par Camille Bloomfield et date de 1842, à propos d'une marche avec un ami sur la montagne qui a donné son nom au Massachusetts.
    Et en écho, un texte d'Elisée Reclus pour comparer extrait de "Histoire d'une montagne" les sensibilités proches de 2 grands auteurs de la nature au XIX ième siècle. Reclus, lui, parle des Alpes suisses.

  • Deux apprentis : Francis Bonenfant (Charles Dickens l'hyper actif) et Thomas Loisif (Wilkie Collins, le nonchalant) voyagent dans le Nord de l'Angleterre. Leur récit en 5 épisodes parut entre le 3 et le 31 octobre 1857 parut dans le magazine Household Words. Une envolée dans l'imaginaire : voyage mouvementé en train de Londres à Carlisle, randonnée catastrophe au Mont Carrock, presque-repos gourmand en bord de mer à Allonby, fantomatique rencontre autour du Château de Lancaster et coup de foudre final aux Courses folles de Doncaster. Dans un esprit journalistique mordant, joueur rieur, c'est aussi la découverte du monde rural par deux citadins, sous-tendue par la critique d'écarts sociaux et culturels très marqués.

  • Les mots se font la guerre - une guerre juste et harmonique. Le rythme du monde est le butin de la phrase. Le sujet y vient après le verbe. Au bout de la langue, la figure du plongeur : discipline et vertige. Aura, dans sa chute, ce héros ? malgré lui, le ciel entre les cornes, et une fin so ! élastique.
    Saut fixe est le quatrième livre de poésie d'Alexandre Desrameaux, qui a publié également dans les revues Thauma, La Revue Littéraire, L'intranquille et The Black List.

  • Première (1933) des très rares nouvelles écrites par Powys : dans ce texte fantastique inédit en français dialoguent des bibelots, des fantômes et des personnages de livre, autour d'un vieux couple isolé dans un appartement new-yorkais et menacé d'expulsion.

  • Ce livre est le deuxième volet d'un ensemble de trois livres consacrés par l'auteur à la Sainte-Victoire. Au départ de cet ensemble, il y a une situation géographique et une hypothèse. La situation géographique génère un rapport physique et obsédant au motif, puisque la montagne ne cesse d'apparaître, placée qu'elle est au levant, au point le plus haut, dans l'axe du chenal qui scinde la ville de Martigues en deux, tout en reliant la mer à l'étang. L'hypothèse, elle, serait que, depuis Cézanne, la référence nous aveugle. « Depuis, on ne voyait plus [la montagne], ne pouvait plus la voir, telle qu'en elle-même ». D'où, la volonté de l'auteur, d'une part, de questionner tout autant cet héritage que la représentation ; et, d'autre part, de déplacer, et, peut-être, de bousculer la vision, pour essayer, pour le moins, de la voir autrement : d'en proposer une autre perception.

  • Segalen, le futur grand auteur de "Stèles", était médecin de marine quand il a écrit en août 1903 ce récit de voyages à 25 ans.Il raconte qu'il a découvert la maison de Gauguin mort deux mois plus tôt et qu'il a "sauvé" des oeuvres à l'abandon.
    Il a aussi secouru les victimes d'un cyclone dévastateur dans ces îles oubliées de Polynésie.

  • Récit poétique autour de l'Atomium dans le cadre de l'exposition universelle de Bruxelles, en 1958. Inauguration, effervescence, visites de pavillons ; un personnage effectue un voyage initiatique à travers les 9 boules d'acier de cet atome, agrandi 165 milliards de fois...
    "Sur le chantier : 12 000 ouvriers / Depuis le premier coup de bêche jusqu'à la finition : / La construction s'étala sur trois ans / Les dix dernières minutes avant l'ouverture / Jeff, Steve, Bernard / Travaillaient encore / Des cascades de rires naissent au destin des gorges / Tout un cri de joie érigé en foule / Je n'imaginais pas l'impact que pouvait susciter une exposition universelle / Mes cellules se meuvent / Je reprends sans cesse Ce mystère De cellule à cellule Au plus intime de l'air j'accède Au commun respiré Cellules de plantes Cellules d'animaux Cellules de vie Bactéries chaudes Atomes et tant d'autres / Je me souviens"

  • Ces poèmes révèlent l'extrême sensibilité de l'auteur à la nature, ce qui n'était qu'en germe dans les autres livres. Elle inclue au monde naturel ses proches : Christine F., sa mère, et les auteurs qu'elle aime comme Hölderlin, liant tout par son travail d'écriture en une tresse serrée C'est le 5° livre de l'auteur traduit en français. Elle les a écrits à l'âge de 84 ans en 2008.

  • Comme dans La Demoiselle de massepain, publié à nos éditions en 2013, Doina Ioanid poursuit une autobiographie poétique où s'approfondit le poids de la nostalgie : ces fragments d'un journal intérieur se peignent de lyrisme et d'angoisse et la révolte n'est pas loin.

  • Ien ne va plus. L'immeuble a des troubles de la personnalité; la cage d'escaliers fait de l'asthme; les chambres ont des problèmes psychologiques; les drapeaux sont sales ;on attend les libérateurs et quand les libérateurs arrivent, ils ne libèrent pas; les boxeurs ne font pas ce qu'on attend d'eux; les produits MADE IN EDEN me sont pas ce que l'on croit; les produits MADE IN EDEN sont mauvais pour la santé; les fonctionnaires jouent du biniou avec les demandeurs d'emploi; le pays ne correspond pas a ce qui est écrit sur l'emballage;. les poèmes se composent d'éponges, de nouilles et de produit vaisselle, Us sentent le fromage et sont désagréables quand on s'assoit a côté d'eux; De monde se partage en deux catégories : H y a les exhibitionnistes et les regardeurs de plus près. La seule chose rassurante, c'est qu'il n'y a pas de chose rassurante. Et c'est très bien comme ça.

  • Les non-dits de la relation au corps se dévoilent dans ces récits.
    La narratrice porte sur elle-même un regard étonnant.
    Elle scrute les soins corporels, leur inévitable renouvellement, la présence de ses proches : mari, coiffeuse, collègues...
    Elle s'impose au jour le jour des tâches qui répondent à ses obsessions.
    Son regard est un scalpel. Son humour n'est jamais scabreux.

  • Livre qui énonce et dénonce les oppressions (travail, mort, douleur) dont sont victimes la langue, la mémoire, le corps, qu'il faut se réapproprier. Ce désir à l'oeuvre, qui constitue l'être, est aussi recherche poétique.

  • Brütt un roman-journal jubilatoire à trois personnages : la narratrice en confidente, Blum qui l'écoute et Joseph l'absent aimé.
    Affres de l'écriture, lectures, musique, brouillage des détails du quotidien.

  • Tu vas bieng? moi oui je suis amoureux et ça a donné ce court texte qui cherche un éditeur certes il est très court mais on ne sait jamais, s'il t'intéresse J.B. Un passage du poème : moi moineau devant toi ta force tes ailes puis santes j'ai regardé le magnolia à travers tes lèvres entrouvertes comme s'il sortait de ta bouche ce soleil d'arbre

  • Sont décrits un jardin, un paysage urbain, une architecture dévastée, une chambre en désordre, un atelier de peintre, de même que sont présents des portraits et des images. Mais la composition de la page est aussi primordiale, montrant la façon dont en différents endroits les phrases et les mots se mélangent comme des touches de peinture.

  • Ces poèmes célèbrent la beauté de la vie quotidienne des Sâmis, peuple d'éleveurs de rennes dans le Grand Nord (Laponie). Une occasion pour Risten Sokki de rendre hommage à la mémoire de ses ancêtres. Les fibres du tissu ancestral représentent à la fois les tendons des rennes (indispensables à la vie économique) et les liens familiaux.

  • Les thématiques sociales et écologiques affleurent dans ce deuxième livre de Gabriel Henry. Par fragments de poésie brute à tailler, l'auteur rythme une urbanité souvent vue comme inhumaine. Pessimisme, humour et fatalisme ponctuent le tout. On voit aussi un être qui se cherche, frôlant un certain mysticisme, aimant les êtres et les choses fragiles, fragile lui aussi mais tentant de s'efforcer à...

  • Tourner la page : C'est le récit d'un homme qui quitte l'être aimé sur une aire d'autoroute. Il fonce. Il veut s'arracher des restes de son attachement jusqu'au moment où le vide fait un appel d'air. Il veut retrouver le corps désiré. C'est le flux de ses pensées, un grand mouvement symphonique. Hamlet divague : Le Prince Hamlet ne sait pas où aller dans Elseneur. Il a bien rendez-vous avec « O'Phélie »(O'folie), avec le fantôme de son père qui connait maintenant ce qu'est la mort. C'est sans compter sur l'ennemi des Danois, Timbras. Cela finit par l'image éclatée d'Hamlet sur les rochers suite à un duel. La mélancolie du Prince bouleverse les repaires du temps. Dans ses divagations, il parle d'aujourd'hui et des figures symboliques abandonnées.

  • Ces moments privilégiés concernent la Corne d'Afrique, la Chine, la Grèce ancienne, la Crète minoenne mais aussi la peinture.

  • Le roi de la sueur Nouv.

    La sueur, dans ce livre, c'est le liquide que le corps produit lorsqu'il se retrouve dans certaines situations désagréables. Mais ce sont aussi tous les liquides exsudés par ce qui vit. Ce sont les fluides inaccessibles que les humains cherchent à s'approprier lorsqu'ils creusent dans la terre. C'est la petite flaque dans les draps où dorment les corps mouvementés qui cauchemardent. C'est l'eau froide que les effrayés distillent. C'est le jus des corps pressurés, c'est ce qui sort des travailleurs, c'est le prix du pain. Ce roi, ce monarque de la sudation, de qui s'agit-il ? Sur quel pays peut-il régner ?

  • Après Denis Ferdinande, Liliane Giraudon, Gérard Jaulin et Patrick Quillier, le photographe Duane MICHALS (U.S.) répond à la rubrique CHANGER D'AIR /CHANGER D'ART. Suite à la reparution de Å Itinéraire suédois de LINKEN & SÖDERGRAN, et la traduction du seul livre de poésie de Risten SOKKI (du lapon), voici publié pour la première fois dans l'Intranquille un dossier scandinave avec trois auteurs. Georges ORWELL entre dans le domaine public, et il est, à l'évidence, de plus en plus d'actualité. On pourra lire ici une expérience relatée dans un livre paru en 1933, où il est plongeur à Paris, et connait les bas-fonds de l'hôtellerie. Dans ce n° 20, une grande place est donnée aux auteur(e)s hors traductions, souvent des passages de manuscrits - et beaucoup sont tout nouveaux, dans le thème également : Révolution végétale à la suite de révolution animale (N°19).

    Auteurs par ordre de parution :
    JULIEN BLAINE DUANE MICHALS Carole Naggar.

    TRADUCTIONS.
    DOSSIER SCANDINAVE.
    NORVÈGE : Charlotte Vaillot Knudsen.
    SUÈDE par Marie-Hélène Archambeaud.
    Erik Bergqvist.
    Maja Thrane.

    GEORGE ORWELL 1933.
    Dans la dèche à Paris (extrait retraduit).
    Réflexions sur la vie d'un plongeur dans un hôtel.


    RÉVOLUTION végétale.
    Céline De-Saër.
    Laurent Grison.
    Maxime H. Pascal.
    Douna Loup : Elle - le Fleuve.
    Tristan Félix Il végétait.
    Clémence Bobillot.
    Philippe Boisnard.
    Paul Fournel : la belle couleur de verdana.
    Zoé : interventions artistiques.

    AUTEURS.
    TEXTES OU EXTRAITS DE MANUSCRITS.
    Claude Minière.
    Benoit Sudreau.
    Élodie Loustau.
    Lénaïg Cariou.
    Anne Barbusse.
    Valéry Meynadier.
    Patrick Arduise.
    Marie Berne.
    Nicolas Giral.
    Charlotte Cayeux.
    Marianne Martin.
    Eugénie Favre.

    ART caricatures.
    Damien Glez «Noires & Blanches».

    DOMAINE CRITIQUE.
    Jean Esponde.
    Jean-Pierre Bobillot.
    Françoise Favretto.

    Iconographies ARNAUD MARTIN, CÉLINE DE-SAËR, EVA BERGSTRÖM, TIM SOTER, FRANÇOISE FAVRETTO, ZOE, TRISTAN FÉLIX, LAURENT GRISON, ANNE POIRÉ, STEPHANE LEMPEREUR, PIERRE VINCLAIR, ANNE-MARIE WEYERS.

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