Fabert

  • L'actualité est en train de dynamiter l'insup-portable omerta en France sur les viols d'enfants, véritable pédocide, avec un mineur sur dix vic-time d'inceste, et plus de quatre millions abusés sexuellement par des adultes. Au-delà du constat et de son illustration, cette longue enquête du journaliste Jacques Thomet explique les raisons de son historique maintien, dans une radiographie implacable de l'hérésie.
    Cécité de l'État, impunité des prédateurs dans l'élite, réseaux pédocriminels auteurs de tortures et de meurtres, inertie judiciaire et policière, complicités actives ou passives, non assistance à personnes en danger, terreur des victimes, tous ces facteurs sont mis au jour. Ils font surgir l'image d'une véritable tumeur : La Pédocratie à la française.
    Le livre égrène toutes ces perversions, héri-tées du marquis de Sade, et rappelle les noms de leurs principaux acteurs dans l'élite politique, artistique, intellectuelle, etc. Il s'agit ici de faits concrets, confirmés par des sources sûres, et de témoignages accablants, conformément à la déontologie journalistique.
    Une série de livres-confessions ont ouvert les vannes et déclenché un déferlement de révéla-tions sur des inconnus ou des personnalités, sous le slogan « #metooinceste », sur les viols commis sur elles et eux dans leur enfance. Ce n'est qu'un début. Les millions de petites victimes, elles, attendent de ce mouvement leur résurrection.

  • Dans son deuxième ouvrage, Marie José Bernanose-Van Gheluwe nos invite à retrouver les membres de sa famille, Résistants morts en déportation, afin que leur souvenir reste parmi nous, en particulier celui de ce père qu'elle n'a pratiquement pas connu, décédé alors qu'elle n'avait que trois ans.
    La petite fille grandit en affrontant les préjugés de l'entourage, toujours prompt à plaindre les "pauvres petits..." : Marie José et son frère que leur mère élève seule.
    Devenue adulte, Marie José n'oublie pas ce père disparu trop tôt, et n'aura de cesse de rechercher la moindre information à son sujet. Nous la suivons dans son inlassable quête, d'abord auprès de de "Mamie", rescapée de Ravensbruck, puis de sa mère, murée dans le souvenir de son mari mort dans ses bras à 29 ans, et qui refusera pendant longtemps de partager ses souvenirs avec sa fille...

  • En chacun de nous sommeille un négociateur. Soit tapis dans les profondeurs de notre complexité, soit à fleur de peau, prêt à agir. Qu'elle soit sollicitée par une motivation particulière ou jetée en pâture aux circonstances de la vie, cette facette de nous s'exprimera au travers de mécanismes techniques et mentaux. Négocier ne s'improvise pas. Ce processus est le fruit d'une combinaison de discipline, de mémoire, de bon sens et d'une solide dose de connaissance du fonctionnement humain. Richement illustré par de nombreuses anecdotes et un foisonnement d'outils directement utilisables, issus de la pratique de l'auteur, cet ouvrage aspire à nous outiller afin que nous puissions extraire la valeur optimale de chaque négociation et aborder le plus sereinement possible les manipulations toxiques, les tactiques compétitives et les biais de notre pensée.

  • Avec la participation de Fatima Touhami (psychologue) et Rahmeth Radjack MD (pédopsychiatre) Groupe « Engagement des jeunes » de la Maison de Solenn, Maison des adolescents de l'Hôpital Cochin, AP-HP, Paris, France Poser la question de l'engagement à l'adolescence, c'est s'interroger sur l'essence même de l'adolescence, étape de vie entre l'enfance et l'âge adulte intimement liée à la révolte et aux défis. À des périodes différentes de l'Histoire, ces jeunes en colère témoignent d'une dynamique vitale qui maintient l'individu du côté de la créativité et de la transformation de la société. Pour cela, il est nécessaire de l'encadrer, de la contenir pour ne pas laisser l'adolescent se perdre sur les chemins de la destructivité. En effet, pris dans ses transformations corporelles, le jeune se voit engagé, parfois malgré lui, dans le tourbillon du changement. Il ne peut répondre à cette violente injonction qu'en devenant acteur de son expérience. Il le fait alors avec passion, au nom d'idéaux, parfois avec une certaine désorganisation. Ce texte analyse à partir de situations concrètes l'engagement des adolescents dans des radicalités qui aujourd'hui prennent notamment des formes idéologiques, islamiques ou écologiques. Le rôle des institutions n'est pas de réprimer ces idéaux mais d'aider le jeune à en faire quelque chose, en l'autorisant à penser autrement et à poursuivre l'élan créatif de l'humain.

  • Connu depuis près de trente ans pour ses ouvrages sur les maltraitances physiques et sexuelles dont sont victimes les enfants, Jean-Paul Mugnier, dans ce nouveau livre, aborde le thème plus général de l´enfant confronté aux souffrances non résolues de ses parents. Si les violences physiques et sexuelles sont toujours présentes dans son propos, il est ici aussi question des secrets de familles, des troubles de l´attachement, des processus d´individuation au sein de la famille et du besoin toujours présent de reconnaissance de l´enfant par ses parents quel que soit son âge ! Ainsi, au fil des pages, ces enfants, qui peuvent faire parfois l´objet de conflits séparateurs entre parents et grands-parents, apparaissent-ils également comme des traits d´union potentiels entre les générations.

  • La crise du Covid-19 fait surgir de nombreuses crispations dans le social, tout comme chez les adolescents, et les passions ébranlent et troublent de toutes parts.
    Ce contexte révèle la singularité de chaque adolescence et souligne la fonction structurante du social dans le passage à l'adolescence.
    La crise, qu'elle soit sanitaire ou d'adolescence, est par essence un moment potentiellement générateur de changement et de renouveau.
    Ce reste rappelle l'utilité d'un discours d'autorité (de celle qui peut autoriser et rendre auteur), l'importance de points d'appui extérieurs à la famille, le besoin de vivre les expériences des premiers émois, la nécessité de trouver du sens pour s'orienter... autant d'enjeux rencontrés par les adolescents.
    L'auteure expose combien l'adolescence est un moment d'inventivité inédite qui requiert le soutien du support social en relais de la famille, et invite chaque professionnel dans cette place de révélateur.

  • Le rire est multiple et nourri d'ambivalence. Lié à la jubilation d'exister, de jouer, d'être ensemble, au chatouillement, le rire traduit aussi la surprise, l'embarras, la détresse, le mépris, le sentiment de supériorité, la haine, l'exclusion, la honte, le triomphe, la raillerie, la soumission...

    Il se glisse dans la vie selon des formes ritualisées et imprime les relations familiales et sociales.

    Ce livre décrit en quoi le rire soutient l'ouverture au monde de l'enfant, en quoi l'humour est efficace pour prendre à contrepied la transgression d'un adolescent ou pour désamorcer des conflits en famille et au sein d'une équipe. Dans sa tonalité paisible, le rire est créateur de liens. Fertile dans la relation d'aide ou éducative, il déverrouille les situations, créant une échappée belle qui dédramatise. Salutaire en période de crise, il traduit la créativité de la vie, une manière pour chacun de composer avec la réalité parfois difficile du parent et du professionnel.

  • Les périodes de confinement, également de déconfinement que nous vivons, sont exigeantes pour les parents appelés à devenir 24h/24 sans répit les chefs d'orchestre d'un accordage familial suffisant sans pouvoir s'appuyer comme habituellement sur les différents réseaux : écoles, voisins, logopèdes, crèches, grands-parents,... La nécessité de l'entraide entre parents, de la présence solide du réseau social environnant et des professionnels de l'aide s'affirme plus que jamais dans cette période où justement, ces ressources ne se déploient plus dans les mêmes modalités.
    Pour élever un enfant, les parents ne suffisent pas. C'est, pour lui, une nécessité d'être entouré et guidé par une diversité d'adultes, parents, familiers et professionnels.
    Tenter de prévenir les effets délétères d'une expérience de confinement et de repli des familles sur elles-mêmes, repenser le rôle habituel de la famille et la nécessaire alliance éducative autour de l'enfant est le défi de ce texte.

  • Être porté s'applique au bébé, dans sa vulnérabilité première, à l'enfant, à l'adolescent et, tout au cours de la vie, à toute personne en situation de fragilité ou de soin. Dans ce livre, Pierre Delion, pédopsychiatre, présente le concept de fonction phorique à la base de l'aide à l'autre : porter l'autre, le prendre en charge, le soutenir dans les actes de la vie quotidienne. Aussi pour exercer cette fonction phorique auprès de l'enfant ou de la personne en difficulté, les professionnels de la relation ont eux-mêmes besoin d'être soutenus de façon phorique par les responsables de leurs organisations, elles-mêmes soutenues par les politiques publiques. In fine, c'est l'État qui est la clé de voûte de la solidité du système.

  • Mieux comprendre les enfants de migrants, les enfants de couples mixtes, les enfants adoptés dans un autre pays que celui de leurs parents et, d'une manière générale, tous ceux qui ont traversé plusieurs langues ou plusieurs mondes. Mieux comprendre aussi comment devenir parents en exil. Tels sont les objectifs de ce texte de clinique transculturelle. Sont analysés les différents âges, bébés, enfants d'âge scolaire et adolescents qui posent des questions spécifiques. Sont proposés des éléments théoriques, éducatifs et cliniques pour que la diversité de nos sociétés soit une chance et non un obstacle. Ces enfants doivent apprendre à transformer leur vulnérabilité transculturelle en véritable métissage créatif et moderne aussi bien à l'école, à l'hôpital que dans la société.

  • Ouvrage Parler des bébés morts, pendant la grossesse ou tout juste nés, n'est pas un sujet facile à aborder. Alors que le bébé occupe une place centrale dans notre société, de façon paradoxale sa mort avant terme reste un sujet tabou. La mort prénatale a un impact sur toute la famille, les enfants aînés mais aussi les grands-parents et les enfants à venir. Face à cet évènement traumatique, accueillir la perte d'un enfant qui n'a pas pu naître et soutenir les parents confronte les professionnels à leurs propres émotions et aux projections faites sur eux par les couples désespérés.
    La mort périnatale contraint les couples, au-delà de leur douleur indicible, à entreprendre un voyage psychique effrayant et totalement inédit. Comprendre les enjeux qui interviennent lors de ces deuils particuliers et hautement traumatiques ouvre la voie au travail d'élaboration et d'accompagnement de la mort du foetus.

  • Lorsque l'espace de la rencontre entre demandeurs d'aide et professionnels est entièrement occupé par le problème présenté, comment trouver la distance juste ? Faut-il par empathie partager sans conditions la plainte présentée ou par objectivité la relativiser ?
    Les méthodes d'entretiens systémiques que nous avons appelées «objets flottants» créent un cadre qui permet aux professionnels de donner à la rencontre un contenu qui, tout en ne négligeant pas la plainte, révèle et actualise les spécificités et les capacités de chacun. Le rapport entre les acteurs devient plus réel et plus engageant. Les intervenants peuvent progresser dans leur travail et les demandeurs d'aide réapprendre à créer leurs propres destins.
    Si les illustrations cliniques présentant les objets flottants sont issues de thérapies familiales et de couples, l'utilisation de ces outils, par les intervenants du champ social et éducatif, s'est avérée au fil des ans également positive. Cet ouvrage leur est donc également destiné.

  • L'adolescence est un âge contradictoire où le rejet de l'adulte est à la mesure du besoin que l'adolescent en a, analyse Philippe Jeammet.
    Les conflits naissent de la tension entre la peur de l'abandon et l'angoisse d'intrusion du jeune. Ce paradoxe peut pousser certains adolescents à la destructivité comme créativité du pauvre, c'est-à-dire de celui qui se sent impuissant. Avant de s'effondrer, de disparaître, un acte de vie, prométhéen en quelque sorte, reste toujours possible : détruire !
    «Je n'ai pas choisi de naître » disent les adolescents qui ont des comptes à régler avec leur filiation ; mais « je peux choisir de mourir », déclarent-ils, affirmant par là une radicale différence avec ceux qui leur ont donné la vie et leur pouvoir démiurgique de refuser ce dont ils ont hérité et qu'ils n'ont pas choisi au profit d'une destruction qui leur appartient.

  • La gloire

    Janusz Korczak

    Wladek, Mania, Pucette, Viki et Aboue, les cinq petits protagonistes de La Gloire, voient leur vie familiale bouleversée le jour où, en face du café exploité par leur papa, s'installe un salon de thé chic, « Le Dragon », concurrent redoutable qui va bientôt leur enlever toute leur clientèle. La famille, privée de revenus, déménage dans un quartier populaire de Varsovie. Pour faire vivre sa famille, le père, après avoir cherché en vain un emploi décent, doit accepter un travail de nuit dans une boulangerie, très mal payé. La misère frappe bientôt à leur porte. Wladek doit quitter l'école et, pour apporter un peu d'argent à la maison, entre comme apprenti dans une fabrique de savon. Un jour, il rencontre Olek, un garçon de son âge qui, lui aussi, doit gagner déjà sa vie comme manutentionnaire dans un entrepôt de papier. Mais Olek a de grands projets d'avenir auxquels il associe Wladek. Pour parfaire leur instruction, les deux amis fréquentent une bibliothèque gratuite du quartier et cherchent à se faire admettre dans une école du dimanche qui dispense un enseignement gratuit aux enfants obligés de travailler. Ils vont créer, avec des garçons et filles de leur immeuble, l'Union des chevaliers d'honneur pour venir en aide aux habitants du quartier et s'épauler mutuellement pour atteindre un jour leur but : devenir célèbres. Mais les temps sont durs et leurs rêves ne pourront s'accomplir que partiellement. Ils auront pourtant la satisfaction de s'être forgé chacun, à force de volonté, un destin qui n'est pas pour leur déplaire.

  • Entrez dans le monde merveilleux et passionnant des réflexes archaïques : apprenez comment les repérer et comment les intégrer en pratiquant des mouvements simples et ludiques. Mais qu'est-ce que les réflexes archaïques ? Ce sont des réactions involontaires et incontrôlées, suite à un stimulus. Communs à tous les humains, ils émergent dès la conception et pendant les premiers mois de la vie mais ils peuvent réapparaître tout au long de la vie, en cas de stress ou de difficultés passagères ou prolongées. Si leur objectif est alors d'aider à les surmonter, ils causent aussi, par leur présence, des troubles corporels, des apprentissages ou émotionnels. Des réflexes encore présents sont comme des cailloux dans les chaussures : ils n'empêchent pas d'avancer mais ils compliquent la tâche ! En réintégrant ses réflexes, à tout âge et quelle que soit sa condition, on soulève les barrières qui empêchent de bien fonctionner, on reprend confiance en soi et le contrôle sur sa propre vie.

  • L'école est en difficulté. En témoignent au quotidien, accrocs et dérapages d'être ensemble : harcèlement, phobie scolaire, violence « gratuite », affaiblissement de la légitimité des adultes...
    A l'heure où le lien social est façonné par le diktat de la liberté individuelle au détriment du collectif, le processus de socialisation s'en trouve affaibli.
    Désormais, l'école est devenue le lieu où s'affrontent deux forces contradictoires : l'individualité de l'enfant maintenu dans sa toute-puissance première et l'exigence de la vie scolaire irréductiblement référée au fonctionnement du collectif. Cette opposition n'est pas nouvelle. Mais, l'auteur indique en quoi l'état des forces en présence s'est modifié au détriment de l'éducation et donc du développement même de l'enfant et de l'adolescent.?

  • K. Benek (1905-1985) est né à Lodz (Pologne), et commence à écrire dans les années 1930 des nouvelles, des portraits et des reportages pour la presse. A cette époque il s'appelle encore Binem Kac. Il décide, pour se faire un nom, de prendre son prénom, Binem - Benek façon polonaise - et pour prénom l'initiale de son patronyme Kac (Katz). K. Benek entend ainsi se distinguer de ses frères Ziche, acteur de théâtre, et Pinhas, humoriste qui collabore notamment aux grands journaux yiddishs de Pologne du début du XXème siècle, Haynt et Moment.
    Il leur emboîte le pas à Varsovie où la famille s'est réfugiée avec la cour du rabbin d'Otvosk, bourgade où son père Mendel était venu de Lodz officier à la synagogue. Le jeune Binem place ses premiers écrits dans des publications yiddishs et se risque même à en envoyer un au célèbre Forverts de New York. Celui-ci non seulement le publie, mais lui adresse un billet de cinq dollars : sa première pige.
    Stimulé par ces premiers succès journalistiques, Benek se sent pousser des ailes. Il part à l'étranger : la Belgique puis la France. Mais la réalité s'avère plus prosaïque. Le jeune immigré multiplie les petits métiers : dans une usine de moteurs, au tri postal, chez un maroquinier - et au théâtre où il joue les figurants.
    Mais il ne lâche pas la plume, et parvient à placer reportages, portraits et autres récits dans des publications yiddishs de Paris, Cracovie, New York. Il les réunit dans un recueil sous le titre Parizer Abat-jour, jeu de mot avec « Un Bonjour de Paris », qui paraît à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Celle-ci, pendant laquelle il se retrouve déporté dans un camp de travail en Allemagne, lui inspire un ''roman des années de guerre'':
    Di Broyne Meslesn (''La Peste brune''). A la Libération, il reprend ses collaborations à des journaux de langue yiddish de France. Du nouvel État juif aussi, auquel il consacre un reportage : ''Isroel, ounzer Land'' (''Israël, notre pays''). Il rassemble à nouveau ses articles dans des recueils : Ounter di Parizer Himlen (''Sous le ciel de Paris''), puis Di Yidn foun Nekhtn...in foun Aïernekhtn (''Les Juifs d'hier...et d'avant-hier'').
    Tous mettent en scène le petit monde juif de Paris. K. Benek y campe dans de savoureux portraits ses personnages hauts en couleurs, les esquisse d'un trait léger ou les brosse par petites touches avec un sens du détail pris sur le vif. Il les caresse du regard et les scrute avec bienveillance. Cette finesse d'observation témoigne d'une proximité chaleureuse, d'une connivence tacite avec ces petites gens du Pletzl. Dans cette fraternelle empathie à l'égard de ces immigrés juifs, l'émotion affleure. Mais la pudeur et la sensibilité restent de mise pour évoquer leurs drames et leurs peines, leurs rires et leurs larmes. Avec maîtrise et justesse de ton, le style enlevé se colore d'une ironie souriante où la dérision ne se départit pas d'une profonde tendresse. Il traduit ainsi un regard lucide empreint d'humanité pour transmettre l'héritage du petit monde yiddish du Pletzl de Paris.
    Cette parution ouvre la porte à la publication des autres ouvrages de K. Benek, devenus introuvables.

  • Partant d'évènements du quotidien et de références cliniques, Jean-Pierre Lebrun, psychiatre, psychanalyste, « met à plat » son analyse de la haine, composante inhérente à la condition humaine. Comment la haine de l'enfant a besoin de rencontrer dans son parent un digne représentant de l'alliage désir/loi pour se transformer en supplément d'humanité. Il a pris le parti de démontrer en quoi la fonction d'éducateur (au sens large) connaît actuellement une crise de légitimité et de repères qui met en péril l'avenir de cette haine dans l'enfant.
    Celui-ci ne trouve dès lors plus de limites posées, voire opposées, contre lesquelles se construire et parvenir « à faire avec » cette perte qu'impose la condition humaine, ce renoncement à la jouissance complète pour que se crée le vivre ensemble.

  • Depuis plus de trente ans les auteurs travaillent en équipe avec des patients particulièrement difficiles et avec leur famille au sein de l´école Mara Selvini Palazzoli à Milan. Cet ouvrage répond à une demande et une attente fondamentale : quand, comment et pourquoi convoquer la famille, les parents, le couple et l´individu ? Quelle forme donner à la procédure d´accueil de la souffrance psychique ? L´accumulation durant des années de nombreuses expériences cliniques indique que certains parcours thérapeutiques sont plus valides que d´autres et qu´ils contribuent à établir une bonne pratique.

  • L'entrée, ou la place, que prend l'Intelligence Artificielle à l'école suscite bien des questions. Ces questions qui, par leur nature, sont contestatrices, ne doivent pas être purement rhétoriques au risque de s'enfermer dans une forme de refus à toute ouverture. Elles sont posées en prenant en compte les risques mais aussi les opportunités que l'Intelligence Artificielle présente.
    L'auteur alerte sur le fait que, soit l'école meurt, soit elle se réinvente avec l'Intelligence Artificielle et que le temps est venu pour qu'elle fasse son entrée dans l'école. La dimension sociale et politique de l'Intelligence Artificielle est également présentée. En particulier, comment l'Intelligence Artificielle met à la disposition de l'école le moyen d'aider tous les élèves, au service d'une classe inclusive en aidant les plus faibles à apprendre et, au-delà, à combattre les inégalités sociales, pour une école d'excellence pour tous.

  • Ouvrage La vie psychique s'élabore bien avant la naissance de l'enfant, voire même avant sa conception. L'enfant se construit grâce au désir et à l'attention de ses parents, grands-parents, arrières grands-parents... dans son environnement social, culturel, politique... Cette transmission générationnelle organise la vie psychique sur un mode positif, il s'agit alors d'influences qui aident l'enfant à se construire, mais aussi sur un mode négatif qui concernent les influences qui contrarient lourdement son développement : deuil non fait, expérience traumatique, honte familiale, secret alourdi au fil du temps, drame historique...

    Auteur Psychiatre et psychanalyste, Claude Nachin poursuit les travaux de Nicolas Abraham et de Maria Torok sur, notamment, les développements récents du traitement psychanalytique des deuils pathologiques et de leurs influences transgénérationnelles. Il est l'auteur de nombreux ouvrages dont À l'aide, y a un secret dans le placard! (Fleurus 1999), Les fantômes de l'âme (L'Harmattan, 1993) et La méthode psychanalytique (Armand Colin, 2004).

    Argumentation - Ouvrage qui aide à comprendre comment la transmission psychique d'une génération à l'autre opère un véritable travail de refonte, d'appropriation par l'enfant, où coexistent influences qui l'aident à grandir et celles qui entravent son développement.
    - S'éveiller à l'inconscient, ne pas prendre toute demande au premier degré... est nécessaire en tant que professionnel pour aider l'enfant à se dégager de la charge des générations antérieures, à faire le tri entre les influences qui le soutiennent et celles qui l'engluent et à développer sa pensée et ses propres émotions.
    - Vont acheter ce livre: travailleurs sociaux, infirmiers, puéricultrices, enseignants...

    Sommaire - La vie psychique commune - Les traumatismes - Héritages psychiques - Pour l'hygiène mentale de tous - Pour conclure

  • Ce livre de Sophie Marinopoulos, psychologue, analyse les vertus de l'ennui, comme l'essence de notre devenir. L'auteur questionne les transformations contemporaines qui font oublier la vitalité de l'ennui au point que les adultes peinent à laisser l'enfant "ne rien faire".

    Le discours sur l'ennui ouvre une réflexion sur ce que nous sommes, sur notre rapport au temps, à l'espace, à l'autre, au désir, à l'éducation, au travail, à l'amour. L'ennui parle de nos liens intimes, et nous verrons qu'il nous permet de comprendre nos difficultés à vivre ensemble aujourd'hui, à motiver nos enfants à l'école, à inscrire nos couples dans la durée, à partager, à soutenir les professionnels dans la pensée. L'ennui est un mouvement qui nous engage à penser l'homme dans ses transformations contemporaines. Il est juste là où la vie de soi commence, où le langage éclot, où le corps et l'esprit s'ouvrent de concert, prenant appui l'un sur l'autre, pour le bonheur d'être soi et d'être au monde.

  • La psychothérapie à l'épreuve de l'éthique est un classique de la psychothérapie publié en 1995 aux États-Unis et traduit pour la première fois en France.
    Son auteur, William J. Doherty, est professeur au département des sciences sociales familiales de l'Université du Minnesota et il a cofondé en 2016 Better Angels, une initiative citoyenne visant à restaurer le dialogue social dans la société américaine après l'élection de Donald Trump. C'est un thérapeute engagé et un leader d'opinion reconnu des médias américains (The New York Times, Time, USA Today, émissions matinales des principaux networks américains).
    Vingt-cinq ans après sa parution, son ouvrage vient enfin combler un vide de l'édition française. Il est le premier à aborder de façon aussi exhaustive, en l'étayant de nombreux exemples, les grands principes éthiques sur lesquels les thérapeutes, quels que soient leurs courants d'appartenance, doivent s'appuyer dans leur exercice. Il répond à cette question fondamentale que se pose tout patient lorsqu'il vient consulter un professionnel de la santé mentale : quelles qualités humaines dois-je m'attendre à trouver chez mon thérapeute ? L'auteur révèle en retour quelles valeurs éthiques tout thérapeute doit promouvoir chez ses patients afin de favoriser leur mieux-être individuel, familial et communautaire.
    Chaque chapitre, d'une grande clarté, est dédié à un pilier de l'éthique : l'engagement, la justice, la vie en communauté, la sollicitude, le courage et la prudence.

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