Place Stanislas

  • Dans cette étude magistrale, François Roth revisite l'histoire de l'Alsace-Lorraine - à la fois régionale et nationale - à travers trois aspects : la longue persistance de cette expression "Alsace-Lorraine" dans l'espace public et l'imaginaire national; les efforts de l'Empire allemand pour intégrer sa nouvelle conquête et les comportements de refus et d'acceptation des annexés ; l'appréciation de l'héritage juridique, culturel, religieux et patrimonial qui s'est maintenu jusqu'à nos jours.
    Aujourd'hui, pour les Français vivant en dehors de l'est de la France - et parfois même à l'intérieur de cette région -, " l'Alsace-Lorraine " est une appellation confuse qui ne correspond plus à une réalité concrète. Cette appellation d'"Alsace-Lorraine" (Elsass-Lothringen) surgit au cours de la guerre franco-allemande de 1870, puis est officialisée par les Allemands à la suite du traité de Francfort en 1871 qui leur accordait l'annexion et le rattachement au Reich de l'Alsace et de la Moselle.
    Toutefois, la création de l'Alsace-Lorraine par l'Empire allemand pose la question très ancienne des rapports entre l'espace germanique et l'espace roman, puis français, ainsi que la question des relations de proximité entre les deux éléments de cette entité: l'Alsace et la Lorraine/Moselle. Ces deux éléments d'une entité légalement annexée par l'Empire allemand au lendemain de la défaite de Napoléon III à Sedan étaient perçus par les dirigeants du IIe Reich comme faisant naturellement partie d'une Allemagne dont ils avaient été injustement séparés.
    Cette réunification s'opérait toutefois contre l'avis de la majorité des Alsaciens et des Mosellans qui se sentaient pleinement Français. Les conséquences de cette annexion furent évidemment contestées par les Français qui la considérait "contre nature" ; elle suscita parmi le peuple et les élites un sentiment de revanche qui sera pour partie à l'origine du déclenchement de la Grande Guerre et de l'hostilité durable entre les deux pays.
    Toutefois, l'expression Alsace-Lorraine correspond bien à la notion d'un "pays perdu", qui alimenta la chronique internationale durant quarante-sept ans (1871-1918). A l'issue de son retour à la France, il faut bien constater toutes les avancées dont bénéficia l'Alsace-Lorraine durant cette annexion aux plans juridique, administratif et culturel et qui continuent aujourd'hui encore d'étonner les Français "de l'intérieur ".

  • Emile Gallé, le plus grand créateur français de l'Art nouveau, a suscité une abondante littérature mais il n'existe plus aujourd'hui d'ouvrage général présentant sa vie et son oeuvre.
    C'est l'ambition de cet album de rendre accessibles, avec une iconographie de qualité, la personnalité et l'oeuvre multiple du génial artiste lorrain, qualifié en son temps d'« homo triplex » par le critique d'art Roger Marx pour avoir exprimé son art dans les trois matériaux que sont le verre, la céramique et le bois. Au-delà de son activité artistique, Emile Gallé fut aussi un homme aux qualités multiples : il fut tout à la fois écrivain, botaniste, chef d'entreprise. Maître verrier, l'un des plus grands de l'histoire du verre, créateur de mobilier digne des plus grands ébénistes du XVIIe et XVIIIe siècles, céramiste novateur de la même lignée que Bernard de Palissy, émile Gallé développa des talents exceptionnels attestant d'une imagination débordante.
    Il connut la consécration aux Expositions universelles de 1889 et 1900 à Paris. Son oeuvre s'inspire abondamment de la nature et met en oeuvre des techniques permettant d'associer art et industrie en voulant favoriser la diffusion artistique par la production en série. Emile Gallé fit de nombreux émules. à Nancy, il fut à l'origine de la création de l'école de Nancy (ou Alliance provinciale des industries d'art), aux côtés de Daum, Majorelle, Prouvé et de l'ébéniste Eugène Vallin.
    Illustré par de nombreuses oeuvres (verreries, céramiques, marqueteries, meubles.), photographies d'époque et documents, cette monographie de François Le Tacon permet de (re)découvrir l'ensemble des facettes du maître de l'Art nouveau.

  • En Alsace, au moment des marchés de Noël, les knacks tuent ! Qui peut donc en vouloir à cette belle province pour empoisonner à grande échelle cette gourmandise emblématique locale ?
    Devant l'incurie des forces de l'ordre, et pour s'attirer chacun les faveurs de la séduisante Juliette, Ernest Einschluck, Robert Wackes, Jules Dorfdoddle et Chrisostome Spengler, les quatre fiers à bras de l'estaminet de l'Herminette, vont mener l'enquête. car autour d'eux tout part à vau l'eau : l'économie locale connaît une récession sans précédent, les trafics augmentent et les liens sociaux se rompent. Attirés par l'aubaine provoquée par cette funeste réalité, les futés Lorrains (!), de Nancy à Bitche en passant par Abreschviller et Phalsbourg, fondent sur la plaine rhénane sinistrée pour y multiplier commerces, profits et escroqueries et faire vaciller l'ordre serein de la société alsacienne.
    Le lecteur retrouvera dans cet ouvrage la nostalgie de ce qui manque peut-être le plus à l'époque qui nous uniformise tant : le dialecte alsacien fleuri, le dialecte roman gaillard des pays welsche et lorrain, la Coopé et les antiques winstubs, les roudoudous piquants et les litres étoilés, les repas pantagruéliques et les fêtes populaires, l'amitié franche des gens de peu et les actes épiques qu'ils peuvent accomplir. Ce texte s'inspire, avec modestie, de la grande tradition des scènes villageoises festives, des formidables ripailles rabelaisiennes et il met en scène avec ironie l'ancestrale rivalité qui oppose les deux voisins alsacien et lorrain.

  • Ce roman médiéval nous entraîne dans la Lorraine des ducs, au coeur des batailles et des épisodes héroïques qui les ont opposé au comte de Vaudémont, aux Bourguignons et aux Anglais. De Rigny-la-Salle, Vaudémont, Saint-Nicolas-de-Port et de nombre de petits villages, encapuchonné l'hiver par une écharpe de brume et l'été par la dentelle des mirabelliers, de partout, des souvenirs d'autrefois ont ressurgi, rendant les personnages de ce roman médiéval encore plus vivants et plus proches. C'est ainsi que se tissent des scènes au réalisme prenant et que des personnages plus réels que nature (Copillon la Futaye, la petite Pouillotte, Guillot le Bridé, Croquemaille le ferrailleur.) nous plongent au coeur d'une Lorraine truculente et héroïque, aux portes de la guerre de Cent Ans.

  • Une alsace 1900

    Kempf

    Entre 1890 et 1920, Charles Spindler, le grand marqueteur d'Alsace, parcourt l'Alsace du nord au sud, photographiant les villages, les belles demeures ou les modestes chaumières paysannes, les fêtes religieuses, les vieux métiers et les célèbres costumes traditionnels.
    De nombreux personnages figurent sur ces photographies étonnantes de vérité et révélatrices d'un véritable art photographique de la part de Charles Spindler. Extraites de plus de 2000 plaques de verre, les photographies de l'ouvrage sont des documents inédits qui montrent une Alsace " d'avant la voiture ", une Alsace qui va rapidement se moderniser quelques années plus tard au tournant de la Grande Guerre.
    De nombreuses photographies de Spindler serviront d'ailleurs d'exemples pour ses futures marqueteries de villages ou pour son célèbre ouvrage consacré au costume alsacien (Costumes et coutumes d'Alsace, réédité par les Éditions Place Stanislas en 2008). L'ouvrage est introduit par une présentation de l'Alsace en 1900 écrite par Michel Loetscher (auteur précédemment de Spindler, un siècle d'art en Alsace, en 2005).
    L'art photographique de Spindler est présenté par Christian Kempf, spécialiste de la photographie, notamment en Alsace, et responsable de la collection Braun au musée d'Unterlinden (Colmar).

  • Joseph et Laura Hemmerlé ont l'habitude d'observer attentivement la nature dans le cadre de leurs activités apicoles, car ils doivent effectivement surveiller les comportements des abeilles et guetter les floraisons génératrices de miellées pour assurer le bien-être des colonies et mener une apiculture raisonnée.

    Ils ont remarqué que l'on parle beaucoup de l'importance de la biodiversité mais que peu de gens connaissent les richesses d'un environnement qui leur semble pourtant familier, tel que celui du jardin. Ils ont donc entrepris de réaliser ce beau-livre documentaire issu d'un «safari-photo» mené dans un jardin ordinaire. le leur, en Alsace.

    Ils ont ainsi exploré les microcosmes végétal (fleurs, légumes, plantes communes ou rares.) et animal (insectes, papillons, libellules, coccinelles.), intimement liés, de l'écosystème local. Armés d'un appareil photo pour Laura et d'une plume pour Joseph, ils illustrent et commentent leurs observations, parfois insolites, souvent ignorées à cause de leur petitesse. Ils se sont essentiellement focalisés sur des aspects méconnus de la flore et de la petite faune.

    Avec ce livre, ils souhaitent partager leur émerveillement devant la diversité et la beauté d'un milieu aussi commun qu'un jardin domestique. Les auteurs agrémentent leurs descriptions avec de la poésie et les complètent avec les dénominations alsaciennes, des usages populaires et des particularités régionales en rapport avec les espèces considérées.

    Ce vagabondage dans un jardin alsacien est une merveilleuse découverte, où la pédagogie se mêle au plaisir de l'oeil et à la fascination d'un monde méconnu. C'est aussi un livre d'images où le monde du jardin se révèle dans toute sa diversité et son étrangeté.

  • Philippe Tomasetti Aujourd'hui presque tombé dans l'oubli, Auguste Spinner est pourtant l'un des personnages marquant de l'Alsace de la première moitié du xxe siècle. Ce Wissembourgeois hors-norme a en effet été tout à la fois peintre, décorateur, architecte, espion, journaliste, militaire, puis fonctionnaire français.Mais, c'est avant tout par son action au sein du Souvenir français et par le monument consacré aux soldats français tombés à Wissembourg, qu'il entreprend de faire ériger au Geisberg, à partir de 1906, qu'il se fait connaître. Rapidement secondé par tous les leaders francophiles de l'époque, son projet aboutit, après d'âpres négociations, en octobre 1909 à une gigantesque cérémonie d'inauguration qui se transforme en une fantastique manifestation pro française, lors de laquelle plus de 50 000 Alsaciens-Lorrains entonnent une vibrante Marseillaise devant des autorités allemandes médusées.
    Cependant, face au raidissement du gouvernement impérial et à la multiplication des procès politiques contre les milieux francophiles, Auguste Spinner doit s'effacer et s'exiler à Nancy, au mois de septembre 1912, tout en restant très actif en Alsace-Lorraine annexée. Hansi le fait dès lors entrer dans l'imaginaire collectif de l'Alsace en lui consacrant son album Mon Village qui est tout entier dédié aux combats et à la famille de Spinner. D'une discrétion légendaire, cet homme de l'ombre ne se vantera jamais de cet hommage et, dès 1913, il se voit charger par le Haut Commandement français, d'organiser le ralliement des Alsaciens qui déserteraient l'armée allemande en cas de conflit.

  • Jean-Jacques Waltz, dit Hansi est un enfant de l'annexion.
    Toute sa vie (1873-1951), à Colmar principalement, il luttera contre le rattachement de l'Alsace à l'Allemagne à la suite de la défaite de Sedan. Ce " francophile alsacien " est surtout connu comme un caricaturiste redoutable et un dessinateur de génie qui sut imposer les images de l'Alsace bien au-delà de sa région. Mais cet Alsacien était aussi un peintre de talent, dont l'oeuvre fut occultée par le succès de ses caricatures.
    Cet artiste, principalement aquarelliste, a voué une passion et un amour à sa ville - Colmar - et aux villages alsaciens nichés au coeur des contreforts vosgiens proches auxquels il a consacré la plupart de ses oeuvres. Aquarelles, aquatintes, eaux-fortes et dessins composent cet album consacré à l'artiste dont une part importante de l'oeuvre reste encore à découvrir. Vues du vieux Colmar de son enfance, villages de la plaine alsacienne, paysages et fermes des contreforts vosgiens (et notamment les villages de Labaroche, Lapoutroie, Orbey...), châteaux, belles demeures et monuments recréent l'ambiance d'une Alsace fière de son patrimoine et constituent l'essentiel de cet ouvrage, le premier exclusivement consacré à l'artiste Hansi.

  • En moins d'un quart de siècle, les Alsaciens Maurice et Katia Krafft ont ausculté plus de 150 volcans. Les volcans, ils en avaient fait leur vie ardente, leur métier. Les Krafft avaient fait le voeu d'apprivoiser - sans illusion - ces «bêtes géologiques», de sonder leurs entrailles, d'interroger les béances de la Terre et d'en ramener les trésors d'images et d'enseignements. Connaissant le prix à payer pour porter au grand public toute la beauté du spectacle volcanique, ils rassemblèrent une documentation scientifique, photographique et cinématographique unique au monde, dont les clichés de cet ouvrage d'exception sont issus.
    Pendant plus de vingt ans, dès qu'une éruption s'annonçait, les volcanologues alsaciens parcouraient en tout sens la planète afin de témoigner par l'image des risques et des moyens de prévention à mettre en oeuvre, ainsi que de diffuser à un large public, émerveillé par la beauté de la nature en colère, des images toujours plus audacieuses.

  • Dans son voyage littéraire autour du Rhin, Jean-Claude Walter nous présente une série de textes traversant l'histoire et les mythes.
    De tout temps, le Rhin a joué un rôle de fleuve-frontière, tantôt trait d'union, tantôt ligne d'affrontement entre deux peuples et deux pays, l'Allemagne et la France, à l'instar du Jourdain, de l'Oder ou du Nil. Du fait de la folie des hommes, le Rhin appartient à la famille des fleuves tragiques, celle des guerres et des invasions. Mais le Rhin est aussi une extraordinaire machine à produire du rêve, des légendes et des mythes, symbolisés par la figure de la Lorelei.
    Introduite par une évocation du Rhin à travers l'histoire, Jean-Claude Walter présente une anthologie qui réunit une trentaine d'auteurs et de témoins de Jules César à Jean-Paul de Dadelsen, en passant par Holderlin, Byron, Lamartine, Musset, Heine, Dumas, Nerval, Chateaubriand, Hugo, Michelet, Barrès, Apollinaire, Rolland, Lubicz-Milosz, Brentano., et les Alsaciens Schickelé, Dadelsen, Muller et Walter.

  • Émile Gallé est - sinon le maître de l'Art nouveau - du moins l'un de ses artistes majeurs. Après des décennies d'oubli, ses oeuvres sont aujourd'hui unanimement reconnues et ses conceptions artistiques ont été consignées par lui dans de très nombreux écrits (articles, lettres, préfaces, notices d'exposition.).
    En 1908, quatre ans après sa mort, sa veuve a d'ailleurs publié un premier choix de ces textes sous le titre de « Écrits pour l'Art » (repris dans le présent ouvrage). Dans L'Amour de l'Art, François Le Tacon a réuni l'ensemble des écrits de Gallé se rapportant à l'Art, complété par des descriptions importantes de chefs-d'oeuvre par Gallé lui-même (Table Flore de Lorraine, Chemin d 'automne, Champ du sang par exemple) ainsi que la description de nombreuses pièces détenues par des collectionneurs d'exception comme Robert de Montesquiou.
    Tous ces textes et descriptions sont illustrés de reproductions en couleur des oeuvres de Gallé (oeuvres, dessins, croquis.).La publication des textes de Gallé réunis sous le titre de L'Amour de l'Art, est organisée autour de six parties thématiques : Considérations sur l'Art, Art et Industrie, L'École de Nancy, La céramique, Le Verre, Le Bois.

  • La réédition de cet ouvrage offre un regard sur l'Alsace au tournant de 1900, avant l'arrivée massive de la modernisation jusque dans les vallées reculées du massif vosgien. Cette époque, Charles Spindler la regarde d'un air nostalgique car il sent poindre avec regret la disparition d'un monde rural où le costume, l'architecture, les traditions festives et religieuses. sont des symboles forts de l'identité alsacienne en voie de disparition.
    A travers ses pérégrinations en Alsace, Charles Spindler nous fait rencontrer les habitants au travail et au cours de leurs réjouissances festives, dont le costume est l'emblème essentiel.Avec ses multiples talents, Charles Spindler photographie, peint et crée des marqueteries sur tous ces aspects qui ont marqué la vie de l'Alsace au cours des siècles précédents.Le texte de Ceux d'Alsace est intégralement reproduit dans ce nouveau livre réédité de Charles Spindler.Il est accompagné de près de 200 illustrations en couleurs et en bichromie, dont un certain nombre inédites.

  • À la fin du XVIe siècle, le culte des saints connaît une triple évolution : d'abord, un renouveau avec la mise en place d'une iconographie, d'un discours et d'une liturgie.
    Puis, à partir du XVIIe siècle, les saints deviennent un enjeu de pouvoir entre les évêques et les ducs de Lorraine. Enfin, au XIXe siècle, on assiste à une relance du culte des saints, à travers l'émergence d'un romantisme régional et la volonté de l'Église de s'enraciner dans le milieu local. Cette évolution est soutenue par le développement du lotharingisme dans la seconde moitié du XIXe siècle. L'étude des rites et de l'espace sacré montre une appropriation des saints lorrains par les populations avec des notoriétés différentes : un rayonnement extra-régional (Jeanne d'Arc), régional (saint Nicolas, sainte Barbe) ou purement local (la majorité des saints lorrains).

  • Michèle Maubeuge s'est attachée à retrouver les recettes de desserts traditionels lorrains et les produits qui les composent. Dans cet ouvrage, elle propose une centaine de desserts et nous entraîne dans un monde de douceurs et de délices issus des terroirs de toute la Lorraine actuelle, de la plaine meusienne à la montagne vosgienne.

  • Cette véritable encyclopédie de la bière en lorraine nous emmène sur les traces des grandes et des petites brasseries, disparues ou encore en activité.
    Tout un patrimoine industriel et artisanal, complété par les hommes, les marques, les traditions et les recettes. le métier de brasseur a été et reste un métier de tradition, un métier qui a marqué les hommes, les paysages et les arts. les brasseries (artisanales ou industrielles) et autres lieux décrits dans cet ouvrage (malteries, tonnelleries, glacières...) évoquent pratiquement deux mille ans d'histoire alsacienne.
    Dans son livre, richement illustré, philippe voluer présente tous les sites oubliés et disparus ou toujours en activité qui ont produit de la bière, notamment depuis le xixe siècle en lorraine, région de prédilection pour la production et la consommation de bière. autour de ces lieux - répartis dans près de cinq cents communes -, il fait revivre les créateurs de ces brasseries (petites ou grandes), présente leurs marques et les modes de fabrication, les publicités, les traditions et les anecdotes qui s'y rattachent.
    Avec un carnet de recettes à la bière.

  • Robert Perreau (1896-1985) fut l'un des rares amis et confidents de Hansi.
    Mais il fut aussi un critique d'art avisé qui sut, mieux que personne, évoquer le génie de l'artiste, son amour passionnel envers Colmar, sa ville. et l'Alsace ; son admiration pour l'immense érudition de son père André Waltz: sa passion pour le patrimoine architectural de sa région, pour l'héraldique et pour son musée d'Unterlinden, dont il fut le conservateur entre les deux guerres. Mais Robert Perreau nous fait aussi participer de près aux combats politiques de l'enfant terrible de l'Alsace contre la germanisation de sa province, sa vie difficile d'artiste isolé dans une Alsace officiellement allemande et son talent de polémiste et de caricaturiste redoutable.

  • L'histoire du Haut-Koenigsbourg est presque millénaire. Juché à 730 mètres, surplombant toute la plaine d'Alsace, à l'ouest de Sélestat, le Haut-Koenigsbourg,- édifié par le duc de Souabe- fut successivement le siège des Hohenstaufen, de Frédéric 1er Barberousse, des Hohenstein, des Ratshsamhausen, puis il devient propriété impériale (Rodolphe de Habsbourg) avant d'être dévolu aux comtes de Thierstein et aux Sickiengen. A l'issue de la guerre de Trente Ans, il devient propriété de Louis XIV qui le donne à des privés qui le laissent se délabrer. Ensuite pendant prés de 3 siècles, le lieu devient progressivement une ruine, but de promenades au XIXème siècle des premiers touristes et " des chercheurs d'or ". Suite à l'annexion, l'Allemagne récupère son château le plus célèbre. Guillaume Il charge alors son architecte Bodo Ebhardt de concevoir a restauration du lieu et d'en faire un outil de la propagande allemande...
    Illustré de nombreux documents anciens, photographies d'époque et photographies actuelles, l'ouvrage présente l'histoire du château depuis sa création, le contexte historique dans lequel il a évolué, son bandon et sa reconstruction en 1908. Une découverte des villages situés au pied du château et de la ville de Sélestat complète de document.

  • Cette « Histoire de l'Alsace sous l'occupation allemande » est l'un des rares ouvrages à présenter une vaste synthèse de ces années noires (1940-1945) au cours desquelles l'Alsace fut brutalement annexée à l'Allemagne du IIIe Reich. Dans ce livre, Marie-Joseph Bopp retrace avec force documents cette période, remontant aux années d'avant-guerre et terminant son étude aux premières années de la réintégration dans la France. L'auteur évoque tous les aspects d'une Alsace sous la domination allemande : la nazification de l'administration locale, les expulsions d'Alsaciens et l'arrivée d'Allemands et de populations des contrées de l'Est, les organisations de jeunesse en Alsace, les nouvelles règles scolaires, la vie culturelle, les spoliations financières, l'agriculture, la médecine et les questions raciales, les religions, la police et la justice, les camps du Struthof et de Schirmeck, le STO, la résistance, les combats en Alsace et la libérations des villes. jusqu'au retour de l'Alsace au sein de la France. C'est donc un vaste panorama qui est dessiné dans cet ouvrage où l'érudition côtoie les anecdotes, les situations douloureuses et les tourments d'une population qui avait déjà connu, 70 ans plus tôt, une annexion « légalisée » cette fois par le traité de Francfort de 1871.

  • Pour la première fois, un ouvrage de référence est consacré aux légendes de l'ensemble de la région d'Alsace, du nord au sud : une légende est consacrée à chaque canton, soit une centaine ! Grâce aux enquêtes menées depuis trente ans par Roger Maudhuy, aux visites des sites et lieux légendaires, aux rencontres avec des centaines de témoins de la tradition orale, l'ouvrage rassemble des légendes pour la plupart inédites et soigneusement vérifiées.
    Roger Maudhuy a également eu accès à un vaste ensemble de manuscrits inédits et notamment les chroniques de l'abbé Kramer de Niederhaslach (Alsace du Nord) et des comptes rendus d'enquêtes menées sur le terrain.
    Ce travail de recherche sur l'univers légendaire alsacien confère un caractère incontournable à cet ouvrage destiné à devenir le livre de référence. Accompagné de plus d'une centaine d'illustrations anciennes, de connaître le passé légendaire de leur région. Accompagné de plus d'une centaine d'illustrations anciennes.

  • La nouvelle de la prise de la Bastille, à Paris, le 14 juillet 1789, parvient à Strasbourg le 18. Le dimanche 19, les Strasbourgeois fêtent la nouvelle avec force libations. Le 21 juillet 1789, l'hôtel de ville est mis à sac. Avec un temps de décalage, la Révolution débute en Alsace et s'y déroule comme partout ailleurs en France : « la grande peur », le pillage des châteaux, la recherche frénétique des titres, les exactions et les pendaisons, la fête de la Fédération, la Terreur, la fête de l'Être suprême. Pour autant, le calque n'est pas parfait, essentiellement à cause de la géographie. L'Alsace, en effet, constitue une terre-frontière et, à ce titre, la guerre y est omniprésente. Apparaissent dès lors des caractères profondément originaux : l'omniprésence de la soldatesque, l'invasion, la répression, la mort et la peur. Pourtant, la frontière n'est pas seulement une source d'angoisse, car elle représente aussi - paradoxalement - l'espoir pour les émigrés ou les prêtres obligés de se « déporter », selon la terminologie de l'époque. La Révolution française prend donc en Alsace une tournure à la fois plus exacerbée et plus paisible. Elle est une période étonnante, fondement de bien des caractéristiques que l'on retrouve aux xixe et xxe siècles.

empty