Flammarion

  • Pour rendre jalouse celle qu'il aime, Perdican imagine un jeu dangereux dans lequel il entraîne Rosette. En trois actes, la pièce bascule de la comédie au drame. Dans ce volume, des documents pour étudier différentes mises en scène de la pièce.
    Groupements de textes :
    1. Musset, itinéraire d'un romantique.
    2. Scènes de badinage.

  • Tous les livres sont morts sur les étagères et d'être morts ils tombent, sur le gravier, la petite soeur elle avale la poussière venue de là ce jour, elle arrache le flacon, la colline, la pioche tout à côté comme on les garde dans les yeux.
    La main râpeuse, on les garde des pierres et des pierres. ce fut leur territoire avec raison, (et de tout laisser grande joie avec des danses), la montagne la mer sont sans tristesse elles sont, sans dents un sourire qui arrondit la bouche le vieux baiser passe sur leurs joues en pleurs le cercle pleure, du soleil revient du soleil s'en va.

  • L'auteure s'est inspirée d'une petite fille japonaise irradiée à Hiroshima qui voulait plier mille grues de papier pour que son rêve de vivre se réalise. Elle n'en plia que 644, tout comme l'auteure qui y écrivit les poèmes figurant dans le recueil.

  • Elle ne chante pas et pourtant Dorothy Parker a tout d'une diva. Habillée par Dior, elle observe l'Amérique de son temps avec un sens de l'humour décapant qui n'a d'égal que son élégance. Subversive, alcoolique, cruelle, indignée, elle égratigne la société américaine qui ne rêve plus. Auteur de quelque quatre-vingts nouvelles, elle a fait de sa vie le roman que l'Amérique attendait et qu'elle n'a jamais écrit.
    Excusez-moi pour la poussière, c'est l'épitaphe qu'elle aurait souhaitée sur son urne funéraire. C'est aussi la pièce que lui consacre Jean-Luc Seigle, interprétée par Natalia Dontcheva et mise en scène par Arnaud Sélignac au théâtre le Lucernaire en janvier 2016.

  • Une variation en douze séquences sur la grammaire familiale, l'histoire indéchiffrable et l'onirisme objectif. Ces poèmes laissent apparaître une écriture du regard tourné vers l'intérieur, qui contemple des scènes interdites, entre fascination et effroi.

  • Poursuivant l'avancée de«Il reste», F. Courtade précise dans ce livre son singulier projet, qui consiste (entre autres) à réintroduire la narration dans le poème, ou plus exactement la redéfinir, jouant de ses gros plans comme de ses lacunes, pour aboutir à un récit en vers. Une femme évoque un homme, disparu ou absent, égrenant le temps suspendu d'une attente que rien ne vient combler.

  • Anthologie de poèmes venant des quatre coins du monde, de l'Afrique du Sud au Venezuela, en passant par la Hollande, la Grèce, le Brésil ou la Pologne... Le lecteur croisera Emily Dickinson, Katherine Mansfield, Nuno Judice, Nicolas Bouvier et bien d'autres poètes.

  • Suite du long poème initié en 1980, centré sur la colline de Juliau. Ces quatre nouvelles sections prolongent la réflexion du poète sur la perception du monde et sa traduction dans le langage.

  • Salle des machines remet en perspective l'ensemble du parcours de Jean-Michel Espitallier. Le livre s'ouvre sur son premier recueil, épuisé de longue date (Ponts de frappe), augmenté ici de plusieurs inédits, et se poursuit avec deux opuscules ultérieurs : une tragi-comédie sanglante (Fantaisie bouchère) et un pamphlet acerbe, rédigé lors de la seconde guerre du Golfe (En guerre). S'y ajoute une suite inédite, composée ces dernières années en vue d'un second Théorème d'Espitallier, finalement laissé en suspens. « Voici donc (nous précise l'auteur) un livre constitué de pièces détachées, exilées de différentes époques. Il doit être lu non comme un recueil un peu contraint de textes parfois conflictuels, mais plutôt comme un livre neuf, constitué d'un seul et même mouvement d'écriture, succession d'épisodes d'une même aventure, d'une même métamorphose, qui, accessoirement, pourra donner des débuts de réponses à l'inusable question placée en préambule : écrire, pourquoi ? »

  • Comme Parafe (1994) et Codex (2001) précédemment parus dans la collection Poésie/Flammarion, Failles / traces fait alterner plusieurs séquences poétiques composées ces dernières années - parmi lesquelles on retiendra particulièrement le Retable adressé à Rachel Blau DuPlessis - et la réinscription de quelques textes plus anciens, que le temps seul pouvait conduire à leur terme. Mais le travail d'Auxeméry a toujours été d'un seul bloc : ses divers ouvrages n'en forment qu'un, où la matière du réel et la chair des mots tissent leur lent et fructueux dialogue. Et si depuis Les animaux industrieux (2007) la méditation paraît plus amère, face à l'effondrement du siècle, ce nouvel ensemble n'en continue pas moins d'opposer à la vanité du travail des hommes la beauté fugace de leurs gestes, l'élan rigoureux de leurs rêves, la grandeur parfois des signes qu'ils ont su tracer.

  • Le Secret secret réunit trois séquences de poèmes : celle qui donne son titre au recueil, suivie des Armes découvertes et de La Branche cachée. Chacune s'applique à cet exercice de la reconnaissance du monde dans le langage (et du langage dans le monde) qui fonde la poésie de Laurent Albarracin.

  • Le Livre des recels réunit l'essentiel de la poésie de Marie Etienne antérieure à Anatolie - c'est-à-dire des textes composés sur une vingtaine d'années, de 1970 à 1990 environ. L'ouvrage est pourtant parfaitement original : non seulement parce qu'une partie de ces poèmes étaient demeurés inédits, mais parce qu'il propose une sorte de récit-cadre, des « scènes de la vie en prose » dans lesquelles Marie Etienne évoque sa trajectoire poétique. Ce va-et-vient constant entre l'écriture et la vie donne toute sa dimension - et sa pleine lumière - au Livre des recels.
    Les poèmes inédits du début, puis les extraits conséquents de ses premiers ouvrages - La Longe, Péage, Lettres d'Idumée, Katana notamment - prennent ainsi un tout autre relief, d'être sertis dans ce récit en prose où l'on découvre tour à tour l'origine d'une vocation et des fragments de poétique, à la croisée du monde réel et d'un paysage intérieur d'une troublante étrangeté. Plusieurs textes récents viennent conclure ce voyage ébloui, qui confirme l'importance d'une oeuvre édifiée avec patience, à l'écart de la rumeur et des engouements du présent.

  • Suite de scènes relatant les moments ordinaires d'une héroïne qui ne sera jamais nommée.

  • Bras vif

    Isabelle Garron

    Recueil de poèmes qui évoquent la vie quotidienne, la correspondance amoureuse ou l'élan de la danse.

  • Les vacances

    Eric Sautou

    Le nouveau livre d'Eric Sautou se présente presque comme un cahier de vacances aux vignettes lointaines, estompées par le temps.
    Une première section (les souvenirs) égrène une liste d'images et d'objets usuels, dressant un catalogue aléatoire des choses communes chères à Pérec: de la toupie au badminton en passant par les bataillons d'orage (les aléas du ciel rythment l'ensemble de ces pages). Le corps de l'ouvrage (simplement titré: les poèmes) revient à la manière désormais familière de l'auteur, déroulant un récit morcelé, entrecoupé d'incises et de vides (n'est-ce pas le sens caché de ces vacances?): ces strophes s'adressent à un être qui n'est jamais nommé (la lettre finale le confirme) mais qui focalise la mélancolie du souvenir, entre blessure et lumière.
    Ce qui frappe avant tout, c'est ce souffle toujours retenu, cette manière de dépeindre l'éloignement du monde sans jamais hausser le ton, à travers une description minimale, presque atone parfois, qui oscille entre intérieur et extérieur pour mieux dire ce tourment secret:
    "poèmes choses brèves c'est ici que je reste".

  • Recueil de poèmes en prose épousant les mouvements d'une conscience

  • Ce volume réunit pour la première fois l'intégralité des poèmes " de jeunesse " de Mathieu Bénézet, composés pour l'essentiel avant sa trentième année.
    On y trouvera quelques plaquettes quasiment légendaires, d'abord marquées par le surréalisme (Une bouche d'oxygène), et ses premiers livres notoires, épuisés de longue date (dont L'Histoire de la peinture en trois volumes, parue chez Gallimard en 1968 avec une préface d'Aragon) - mais aussi deux recueils composés dans la première moitié des années 70, qui n'avaient jamais été publiés, en dehors de quelques fragments : Manière noire et Album de 1974, qui forment avant l'heure, avec le Récit de 1971, un triptyque presque " objectiviste " dont on pourra mesurer l'importance, tant dans l'oeuvre de Bénézet que dans le paysage poétique d'alors.
    "... Et nous n'apprîmes rien " s'interrompt avec la séquence qui lui donne son titre au seuil d'une nouvelle période, marquée par les longues laisses lyriques et le vaste chantier des Apostilles qui caractériseront la poésie de Mathieu Bénézet à partir des années 80. Mais ceci, comme on dit, " est une autre histoire ".


  • Dans les quatre parties de ce recueil qui oscille entre l'énigme du mythe et la violence du présent, l'auteure poursuit sont exploration vers la contrée des vivants et des morts et esquisse également un portrait plus intérieur.


  • M'avait-il donn l'empreintede sa tempeun mot que dpose une pluie ?Un instant unesyllabeune ville autrementdes sillons dansles soirs puis tout coupse retire votre nuitqui m'veille.

  • Un récit poétique en vers et en prose qui décrit une longue relation amoureuse sur plusieurs décennies

  • Les Variations légendaires se présentent comme une traversée possible (parmi d'autres) de la réflexion esthétique qui sous- tend depuis l'origine le travail poétique de Paul Louis Rossi.

    Construit comme un triptyque, l'ouvrage réunit dans sa partie centrale les importantes chroniques qu'il avait livrées à ce sujet dès la fin des années 1960. Ce "centre secret" est encadré par deux séries de digressions plus récentes, composées dans la première décennie du nouveau siècle. Elles frapperont par leur anachronisme revendiqué et leur recherche obstinée d'une issue à la crise qui frappe selon l'auteur la création contemporaine.
    C'est avant tout le livre d'un poète qui ne cesse depuis plus d'un demi-siècle de réfléchir au sens caché de l'inscription des signes (en peinture comme en littérature) et à la manière dont ce geste peut révéler parfois, dans son invisible élan, la profondeur du monde que nous croyons circonscrire sous le terme de réalité.

  • Un recueil de poèmes où le deuil, paraissant ineffaçable, est affronté et surmonté à travers l'écriture.

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