Audiolib

  • Remise de peine

    Patrick Modiano

    Une maison d'un étage, à la façade de lierre, dans un village des environs de Paris où le narrateur, que l'on appelait plus facilement « Patoche » à l'époque, a grandi avec son petit frère car leur mère était partie jouer une pièce en tournée. Une maison où ne vivaient que des femmes, une époque où tant de questions se bousculaient : qu'est-ce qu'une tête brûlée ? et une « série noire » ? Eliot Salter, marquis de Caussade, reviendrait-il dans son château comme l'avait promis le père des enfants lors d'un déjeuner ? Tant d'étonnements aussi : « Pourquoi les policiers ne nous ont pas interrogés ? »se demande encore Patoche, qui ajoute : « Pourtant les enfants regardent. Ilsécoutent aussi. » Sans doute ne reste-t-il rien de tout ça que l'étui à cigarettes d'Annie, le sourirede Jean D., la grosse voiture de Roger Vincent dans le souvenir du narrateurqui n'a pu oublier. Ni la maison, ni ces femmes, ni leurs invités. Patoche regarde,écoute, il sait parfaitement que quelque chose de grave leur est arrivé.

  • Fleurs de ruine

    Patrick Modiano

    • Audiolib
    • 30 Novembre 2016

    « Je m'étais assis à la terrasse de l'un des cafés, vis-à-vis du stade Charlety. J'échafaudais toutes les hypothèses concernant Philippe de Pacheco dont je ne connaissais même pas le visage. Je prenais des notes. Sans en avoir clairement conscience, je commençais mon premier livre. Ce n'était pas une vocation ni un don particuliers qui me poussaient à écrire, mais tout simplement l'énigme que me posait un homme que je n'avais aucune chance de retrouver, et toutes ces questions qui n'auraient jamais de réponse. [...] Une fille s'avançait sous les feuillages des arbres du boulevard Jourdan. Sa frange blonde, ses pommettes et sa robe verte étaient la seule note de fraîcheur dans ce début d'après-midi d'août. À quoi bon tâcher de résoudre des mystères insolubles et poursuivre des fantômes, quand la vie était là, toute simple, sous le soleil ? »

  • En 1964, dans un café parisien, un client braque l'objectif de son Rolleiflex sur un jeune couple assis à une table proche. C'est ainsi que le narrateur fait la connaissance du photographe Francis Jansen, avec qui il se lie un temps. Puis un jour Jansen disparaît sans laisser d'adresse. Le souvenir de cet homme étrange et de leurs rencontres vient hanter, trente ans plus tard, celui que Jansen appelait «le scribe », et qui va tenter de reconstituer sa silhouette évanouie... Mais est-ce un hasard si au dos de la première photo retrouvée, qui va déclencher cette quête hasardeuse de souvenirs, est inscrit « Reproduction interdite » ? Et des images ou des phrases, lesquelles sont les plus aptes à fixer le réel ? Aucune peut-être. «De tous les caractères d'imprimerie, avait dit Jansen, il préférait les points de suspension.» Du pur Patrick Modiano, en somme.

    Pour interpréter Chien de printemps, ce n'est pas seulement le grand talent d'Édouard Baer, c'est aussi sa remarquable connaissance de Modiano qui lui permet d'en saisir toutes les nuances, des clartés illusoires aux brumes de l'incertitude.

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