Les essais ; en français moderne

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Les essais ; en français moderne

Si Montaigne eut le grec et le latin comme premières langues, ce qui lui donna une aisance parfaite avec les classiques, qu'advient-il quatre siècles plus tard des lecteurs de Montaigne qui n'ont pas appris le français du XVIe siècle ? Peu nombreux sont ceux qui, aujourd'hui, parlent et lisent couramment la langue de Montaigne, hormis quelques élus qui ont eu la chance de l'acquérir sur le tard. Mais nombreux ceux qui sont condamnés à faire semblant, sinon de la lire, du moins de la comprendre, car c'est une langue pleine de pièges : on ne peut même pas se fier à quelque sentiment de familiarité tant elle a évolué. Devant ce constat d'une transformation si radicale du français, la « traduction » d'André Lanly, publiée en 1983 aux éditions Champion, prend tout son sens et trouve sa destination. Ce professeur, excellent spécialiste de Montaigne, confronté au désarroi de ses élèves, a surmonté sans honte le snobisme qui entoure Montaigne - snobisme qui consiste à multiplier les éditions proposées sans en pouvoir « lire » aucune. Il ne fait subir aux obscurités du texte que ce qui s'impose, sans nous infliger ses propres « Essais ». Il ne touche en rien à la structure de la phrase, se contente de substituer un terme moderne à celui qui nous égare. Le commentaire en note achève de lever la difficulté. L'édition proposée ici a été établie à partir de l'exemplaire dit « de Bordeaux ».

  • EAN 9782070122424
  • Disponibilité Disponible
  • Nombre de pages 1 347 Pages
  • Longueur 20 cm
  • Largeur 14 cm
  • Épaisseur 4 cm
  • Poids 1 000 g
  • Distributeur Sodis

Rayon(s) : Sciences humaines & sociales > Philosophie > Philosophie généralités > Essais / Réflexions / Ecrits sur la philosophie

Michel de Montaigne

1533-1592 Né dans une famille de négociants anoblis, au château de Montaigne en Périgord, Michel Eyquem reçoit une éducation inspirée des idées de la Renaissance, apprenant le latin comme langue maternelle. Il est pensionnaire au Collège de Guyenne à Bordeaux et suit des cours de Droit à Toulouse.ÿEn 1554, il devient conseiller à la Cour des Aides de Périgueux, puis au Parlement de Bordeaux et rencontre Etienne de la Boétie. En 1571, il se retire dans son château pour consacrer le reste de son existnce "à sa liberté, à sa tranquillité, à son loisir". Il entreprend alors un long voyage, de Paris en Italie, dont il existe un "Journal". De 1581 à 1585, il devient maire de Bordeaux et se révèle un habile diplomate. Il continue à enrichir les livres I et II des Essais et les augmentent d'une troisième partie. Il meurt sans avoir terminé la réédition de son oeuvre.ÿPour Montaigne plus que tout autre, la culture humaniste fut un style de vie. En revivant les leçons des lettres antiques, il leur a ajouté l'enseignement de sa propre expérience, de son regard lucide sur un monde en train de changer. La vraie sagesse, selon lui, se reconnaît à la mesure qu'elle garde en toute chose. Montaigne l'a totalement séparée de la religion. Elle n'a pas l'ambition de rendre les hommes parfaitement raisonnales: elle se contente de modérer leurs passions.ÿEn se prenant pour thème de son étude, Montaigne apprend à se connaître. Il ouvre la voie à l'humanisme moderne en cherchant à promouvoir un ordre des choses où seraient garanties la sécurité, la liberté et la dignité de l'homme.

Broché
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