étoile errante

À propos

Pendant l'été 1943, dans un petit village de l'arrière-pays niçois transformé en ghetto par les occupants italiens, Esther découvre ce que peut signifier être juif en temps de guerre : adolescente jusqu'alors sereine, elle va connaître la peur, l'humiliation, la fuite à travers les montagnes, la mort de son père. Une fois la guerre terminée, Esther décide avec sa mère de rejoindre le jeune État d'Israël. Au cours du voyage, sur un bateau surpeuplé, secoué par les tempêtes, harcelé par les autorités, elle découvrira la force de la prière et de la religion. Mais la Terre promise ne lui apportera pas la paix : c'est en arrivant qu'elle fait la rencontre, fugitive et brûlante comme un rêve, de Nejma, qui quitte son pays avec les colonnes de Palestiniens en direction des camps de réfugiés. Esther et Nejma, la Juive et la Palestinienne, ne se rencontreront plus. Elles n'auront échangé qu'un regard, et leurs noms. Mais, dans leurs exils respectifs, elles ne cesseront plus de penser l'une à l'autre. Séparées par la guerre, elles crient ensemble contre la guerre. Comme dans Onitsha, avec lequel il forme un diptyque, on retrouve dans Étoile errante le récit d'un voyage vers la conscience de soi. Tant que le mal existera, tant que des enfants continueront d'être captifs de la guerre, tant que l'idée de la nécessité de la violence ne sera pas rejetée, Esther et Nejma resteront des étoiles errantes.

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Rayons : Littérature générale > Romans & Nouvelles

  • EAN

    9782070388899

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    352 Pages

  • Longueur

    18 cm

  • Largeur

    11 cm

  • Épaisseur

    2 cm

  • Poids

    178 g

  • Distributeur

    Sodis

  • Support principal

    Poche

Infos supplémentaires : Broché  

Jean-Marie Gustave Le Clézio

Né à Nice le 13 avril 1940 d'un père anglais et d'une mère bretonne, Jean-Marie Gustave Le Clézio partage ses études littéraires entre la côte niçoise et les rivages de l'Angleterre. C'est en 1963, alors qu'il n'a que 23 ans, que Le Clézio se voit remettre le prix Renaudot pour son premier roman Le Procès-Verbal. Cette reconnaissance lui vaut une renommée littéraire nationale et signe définitivement son succès. Par la suite, il publiera plus de 30 livres, multipliant les recherches d'écriture : romans, nouvelles, essais, deux traductions de mythologie indienne, ainsi que d'innombrables préfaces et articles, toutes ces oeuvres traduisant un profond malaise face au monde moderne. En 1980, Le Clézio fut le premier à recevoir le prix Paul Morand, pour la totalité de son oeuvre, notamment Désert (1980). Plus tard, en 1994, il fut élu le plus grand écrivain vivant de la langue française. J.M.G. Le Clézio a déjà collaboré avec Bruno Barbey à l'ouvrage Gens des nuages (éditions Stock, 1997), livre sur la vallée de la Saguia el Hamra, Rivière Rouge, région du Maroc d'où vient la famille de Jemia, sa femme.

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