Mike
Nouv.

À propos

« J'ai eu un ami, Mike, architecte américain, qui partageait son temps entre le Minnesota, le Nouveau-Mexique et de nombreux voyages avec sa femme, Gloria, rencontrée au jardin d'enfants quand ils avaient six ans. Ce qui nous unissait le plus étroitement, c'était notre pratique commune du dessin d'observation. Se mêler le plus possible à la vie alentour, carnet et crayon en main, et la représenter. Mike a fait, comme moi, au fil des années, des dizaines de milliers de dessins. Il est tombé malade, s'est battu un an et demi, puis s'est senti succomber. A quelques heures de sa mort, il a souhaité que nous nous livrions ensemble à une sorte de cérémonie. Il voulait faire son dernier dessin en ma présence. J'ai pris un avion pour Minneapolis et passé trois jours auprès de lui. Nous avons échangé nos carnets. Il a fait deux dessins dans le mien, j'en ai fait deux dans le sien, côte à côte. Je suis rentré chez moi avec mon carnet et Mike est mort trois jours plus tard. Le carnet est toujours là. J'ai entrepris ce récit pour dire qui était cet homme et la place vitale que le dessin d'observation aura tenue dans nos parcours. » Comme toujours chez Emmanuel Guibert, l'amitié et le dessin sont au coeur de l'oeuvre. Mais dans ce premier livre sans images, il révèle un véritable talent d'écrivain, où le sens de l'observation, la précision de l'écriture, la pudeur et la tendresse des sentiments servent une vision généreuse de la nature humaine.

Rayons : Littérature générale > Romans & Nouvelles

  • EAN

    9782072830525

  • Disponibilité

    À paraître

  • Distributeur

    Sodis

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Broché  

Emmanuel Guibert

Emmanuel Guibert est né à Paris en 1964. Après un bac de lettres, il suit pendant un an les cours de l'école Hourdé avant de se diriger vers les Arts Déco de Paris, qu'il délaissera finalement après six mois au profit du monde professionnel. Son premier album, "Brune", nécessitera sept ans de travail. Cet ouvrage paraît en 1992 chez Albin Michel. Son auteur rejoint ensuite un petit cercle de jeunes dessinateurs cherchant à renouveler l'univers de la bande dessinée : de sa rencontre avec L'Association naîtra ainsi une suite de récits aussi riches qu'étonnants dans le magazine "Lapin".ÿÿEn posant ses valises à l'Atelier des Vosges, à Paris, il commence à côtoyer Boilet, Tronchet, Bravo, Blain et Sfar. C'est d'ailleurs avec ce dernier qu'il dessine les péripéties d'une facétieuse momie égarée dans les rues de Londres à la fin du siècle dernier : publiée en 1997 dans la collection "Humour libre" de Dupuis, "La Fille du professeur" sera plébiscité à Angoulême par l'Alph'Art Coup de Coeur et le Prix René Goscinny. Plus tard, dès 2001, le duo imagine la série des "Olives noires" (Dupuis) - la vie d'un enfant juif en Judée il y a 2000 ans racontée avec justesse et modernité. Sfar et Guibert s'allient encore pour donner naissance à "Sardine de l'espace" (Bayard Presse, Dargaud), le premier au dessin, le second au scénario avant qu'il ne reprenne à son tour l'illustration.ÿÿSon entrée au label "Aire Libre" de Dupuis s'opère au nouveau millénaire avec "Le Capitaine écarlate", sur un scénario de David B. Une aventure fantastique, au style singulier, qui confirme le talent de Guibert pour illustrer des histoires poignantes aux personnages forts et attachants. Et l'émotion, nous la découvrons à l'état brut dans ce qu'on désigne comme son chef-d'oeuvre : "Le Photographe". Cette trilogie entamée en 2003 allie ses dessins aux photographies de Didier Lefèvre et raconte, du point de vue de ce dernier, le déroulement d'une authentique mission humanitaire dans les vallées afghanes en 1986. Pour cette oeuvre exceptionnelle, il fut récompensé par le Prix des libraires de bande dessinée en 2004, l'Essentiel d'Angoulême en 2007 ainsi que les Prix Eisner et Micheluzzi en 2010.ÿFort de ces succès, Guibert réalise ensuite plusieurs one-shots, au nombre desquels "L'Enfance d'Alan" (Grand Prix de l'ACBD 2013) et Martha & Alan (sélection officielle du Festival d'Angoulême 2017) à L'Association - succédant à sa trilogie "La Guerre d'Alan" entamée en 2000 aux mêmes éditions. On lui doit aussi la série jeunesse "Ariol" (Bayard Presse), qui totalise une quinzaine d'albums et a fait l'objet d'adaptations en dessin animé. Il publie également des livres de croquis tels "La Campagne à la mer" (2002), "Le Pavé de Paris" (2004), "Japonais" (2008) chez Futuropolis et « Italia" (Dupuis, 2015).ÿIl collabore avec le reporter-photographe Alain Keler pour un livre sur les communautés roms d'Europe intitulé "Des nouvelles d'Alain" (Les Arènes, 2011).ÿFait Chevalier de l'Ordre national des Arts et des Lettres, il a reçu en 2017 le Prix René Goscinny pour l'ensemble de son oeuvre.ÿEn 2020, Emmanuel Guibert est élu Grand Prix du 47e Festival International de la Bande Dessinée d'Angoulême.

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