Choix de lettres Nouv.

Choix de lettres

Résumé

On recense à ce jour 1 530 lettres de Victor Segalen envoyées à ses parents, sa femme, ses amis et ses maîtres, lors de ses voyages et de longs séjours loin d'eux. Le choix proposé dans ce volume offre un portrait complet du médecin de marine, archéologue, sinologue, bibliophile et « maître imprimeur », dessinateur et photographe, musicien, mais par-dessus tout poète, aussi bien dans ses compositions littéraires que dans ses travaux les plus érudits. Victor Segalen est en effet un remarquable épistolier et cette correspondance dans laquelle il se dévoile et s'explique, où il se peint presque quotidiennement, non de l'extérieur, mais « en lui -même, et du dedans en dehors » remplace fort heureusement le journal intime qu'il brûla peu de temps avant sa mort, et l'« Essai sur soi-même » resté à l'état de projet. Ces lettres, écrites sur le vif, sans retouches ni repentirs, sont une transcription de la vie immédiate, un miroir des événements qui se déroulent autour de lui, depuis la révolution chinoise de 1911 jusqu'à la première guerre mondiale et la révolution russe : elles sont un reflet fidèle de ses émotions, mais aussi de ses doutes, ses dépressions, son moi intime. Mais l'autre moi, celui de l'homme d'action et de terrain n'est pas loin, qui « jongle du temps à l'espace », d'un continent à l'autre, d'une civilisation en voie de disparition à une autre quatre fois millénaire. Édition établie, présentée et annotée par Dominique Lelong et Mauricette Berne.

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  • EAN 9782072861185
  • Disponibilité À paraître
  • Longueur 19 cm
  • Largeur 13 cm
  • Distributeur Sodis

Rayon(s) : Littérature générale > Littérature argumentative > Art épistolaire, Correspondance, Discours

Victor Segalen

Paul Segalen est né à Brest en 1878. Après des études de médecine à Bordeaux, l'officier-médecin est affecté en Polynésie française. Il séjourne à Tahiti en 1903 et 1904.ÿLors d'une escale aux îles Marquises, il achète les der- niers croquis de Gauguin, décédé trois mois avant son arrivée. Il rapporte en métropole un roman, Les Immé- moriaux (1907), un journal et des essais sur Gauguin et Rimbaud. En 1908, il part en Chine où il soigne les vic- times de l'épidémie de peste de Mandchourie, et décide de s'y installer avec sa femme et son fils. La première édition de Stèles voit le jour à Pékin en 1912. Il entre- prend en 1914 une mission archéologique consacrée aux monuments funéraires de la dynastie des Han et en tire une étude, Grande Statuaire chinois, qui renouvelle le genre de l'exotisme alors encore trop naïf et ethno- centrique. Il meurt dans sa région natale en 1919.

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